Le livre s'organise autour de quatre pôles : - une analyse formelle de l'oeuvre de Dante, "inventeur de la langue italienne" , dans ses rapports avec la tradition antique, avec la poésie provençale et avec le dolce stil nuovo ; - une réflexion historique : nous voyons se mettre en place chez l'auteur de la Divine Comédie un nouveau statut de l'individu, corps et âme soudés, pris dans l'Histoire, par-delà le symbolisme dogmatique et le spiritualisme de la période. - une relecture des textes du Moyen Age à partir du concept de figura. Le "figurisme" a révolutionné l'étude de la symbolique médiévale et des pratiques iconographiques. Auerbach montre comment le christianisme a réinterprété les thèmes bibliques pour les ramener au rang d'images prémonitoires et de figures anticipatrices de l'Histoire sainte chrétienne. - une conception audacieuse d'un Dante visionnaire, parlant avec l'autorité pressante des anciens prophètes, porteur d'une révélation particulière - et qui n'est pas loin d'halluciner son propre récit de l'audelà - ce qu'il en a "vu" - comme le destin effectif de l'homme.
Nombre de pages
370
Date de parution
02/12/2022
Poids
706g
Largeur
161mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865891351
Titre
Ecrits sur Dante
Auteur
Auerbach Erich
Editeur
MACULA
Largeur
161
Poids
706
Date de parution
20221202
Nombre de pages
370,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La représentation de la réalité dans la littérature occidentale. Mimésis (Platon, dans La République, place l'imitation au troisième rang après la vérité) est une suite d'explications de textes qui vont d'Homère et de la Bible à une page de Virginia Woolf, dernier avatar, au moment où écrit l'auteur, de la forme narrative. A travers ces textes se dessine une histoire de la littérature occidentale (essentiellement de la littérature française), mais une histoire axée sur ce qui apparaît à l'auteur comme la visée propre à cette littérature : la représentation de la réalité.
Le Haut Langage est le dernier livre, posthume, d'Erich Auerbach (1892-1957), l'auteur de l'un des livres de critique littéraire les plus importants du XXe siècle : Mimésis. Il en constitue l'indispensable complément. Auerbach, installé aux États-Unis après son exil à Istanbul, disposait enfin des ressources des grandes bibliothèques. Il déploie une incroyable érudition. Comment l'Europe s'est-elle construite intellectuellement à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge ? Quel rôle le latin a-t-il encore pu jouer dans ce processus multi-séculaire ? Quel public existait-il pour quelles ?uvres ? Ce sont ces questions, croisées avec l'évocation du destin de la théorie antique de la séparation des styles revisitée par le christianisme et placées sous le patronage de saint Augustin, de Vico et de Dante, qui structurent le livre. Les thèmes de recherche auerbachiens annoncent les questionnements les plus actuels sur " l'intention d'auteur ", sur l'interaction auteur-lecteur, sur " l'horizon d'attente ", sur la prise en compte de l'Histoire et du rôle de l'individu. Le livre doit être lu à partir de la " conception figurative " qui est au centre de la pensée de l'auteur, et qui fait de cette époque de la latinité tardive et du Moyen Âge la s?ur de celle qu'Auerbach a dû vivre en tant qu'individu pris dans l'Histoire.
Auerbach Erich ; Meur Diane ; Buhot de Launay Marc
Dans Figura, Erich Auerbach, le grand historien allemand des idées et des formes littéraires, entreprend d'éclairer "la conception figurative, fondement général de l'historiographie médiévale". Ce texte, publié en 1938, décrit minutieusement le mécanisme par lequel Paul et les Pères de l'église ont entrepris de "dépouiller l'Ancien Testament de son caractère normatif et de n'en faire que l'ombre des choses à venir".
Pascal ? « Il greffe sur l'augustinisme la doctrine de la raison d'État et parvient ainsi au paradoxe de la force pure et mauvaise à laquelle il faut docilement obéir. » La tragédie classique ? « C'est l'expression la plus parfaite de la déchristianisation ; elle crée un monde nouveau de la vie sublime, indépendant de toute pensée chrétienne. » Descartes ? « Il construit la sphère de la liberté humaine non pas en Dieu mais contre Dieu. » Molière ? Il met en scène l'« honnête homme » et son nouveau statut. Sécularisation, recherche d'une morale autonome, loin des préceptes de la religion : tel est le mouvement qu'Auerbach repère tout au long du XVIIe siècle français, à la fois du côté des productions intellectuelles et du côté des comportements sociaux. Il décrit les lieux de la vie artistique où se mêlent et s'affrontent, à Paris, les classes sociales ; il étudie les origines familiales des élites intellectuelles, analyse les mutations du parterre au théâtre et le glissement progressif de la bourgeoisie productive vers les conforts de la rente. Qu'il réfléchisse sur « la théorie politique de Pascal », sur « la cour et la ville », sur le « sourire hospitalier » de La Fontaine ou sur l'évolution sémantique du mot « passion », l'auteur de Mimésis déploie comme à l'accoutumée, dans ces essais, une érudition prodigieuse, en même temps qu'il révèle un XVIIe siècle tout tendu vers de nouvelles raisons d'être.
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »