De la Passion aux passions. Pascale, Racine, Descartes, Molière, La Fontaine...
Auerbach Erich ; Meur Diane
ULM
18,00 €
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EAN :9782728808175
Pascal ? "Il greffe sur l'augustinisme la doctrine de la raison d'Etat et parvient ainsi au paradoxe de la force pure et mauvaise à laquelle il faut docilement obéir". La tragédie classique ? "C'est l'expression la plus parfaite de la déchristianisation ; elle crée un monde nouveau de la vie sublime, indépendant de toute pensée chrétienne". Descartes ? "Il construit la sphère de la liberté humaine non pas en Dieu mais contre Dieu". Molière ? Il met en scène l' "honnête homme" et son nouveau statut. Sécularisation, recherche d'une morale autonome, loin des préceptes de la religion : tel est le mouvement qu'Auerbach repère tout au long du XVIIe siècle français, à la fois du côté des productions intellectuelles et du côté des comportements sociaux. Il décrit les lieux de la vie artistique où se mêlent et s'affrontent, à Paris, les classes sociales ; il étudie les origines familiales des élites intellectuelles, analyse les mutations du parterre au théâtre et le glissement progressif de la bourgeoisie productive vers les conforts de la rente. Qu'il réfléchisse sur "la théorie politique de Pascal" , sur "la cour et la ville" , sur le "sourire hospitalier" de La Fontaine ou sur l'évolution sémantique du mot "passion" , l'auteur de Mimésis déploie comme à l'accoutumée, dans ces essais, une érudition prodigieuse, en même temps qu'il révèle un XVIIe siècle tout tendu vers de nouvelles raisons d'être.
Nombre de pages
221
Date de parution
05/05/2023
Poids
240g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782728808175
Titre
De la Passion aux passions. Pascale, Racine, Descartes, Molière, La Fontaine...
Auteur
Auerbach Erich ; Meur Diane
Editeur
ULM
Largeur
141
Poids
240
Date de parution
20230505
Nombre de pages
221,00 €
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La représentation de la réalité dans la littérature occidentale. Mimésis (Platon, dans La République, place l'imitation au troisième rang après la vérité) est une suite d'explications de textes qui vont d'Homère et de la Bible à une page de Virginia Woolf, dernier avatar, au moment où écrit l'auteur, de la forme narrative. A travers ces textes se dessine une histoire de la littérature occidentale (essentiellement de la littérature française), mais une histoire axée sur ce qui apparaît à l'auteur comme la visée propre à cette littérature : la représentation de la réalité.
Le livre s'organise autour de quatre pôles : - une analyse formelle de l'oeuvre de Dante, "inventeur de la langue italienne" , dans ses rapports avec la tradition antique, avec la poésie provençale et avec le dolce stil nuovo ; - une réflexion historique : nous voyons se mettre en place chez l'auteur de la Divine Comédie un nouveau statut de l'individu, corps et âme soudés, pris dans l'Histoire, par-delà le symbolisme dogmatique et le spiritualisme de la période. - une relecture des textes du Moyen Age à partir du concept de figura. Le "figurisme" a révolutionné l'étude de la symbolique médiévale et des pratiques iconographiques. Auerbach montre comment le christianisme a réinterprété les thèmes bibliques pour les ramener au rang d'images prémonitoires et de figures anticipatrices de l'Histoire sainte chrétienne. - une conception audacieuse d'un Dante visionnaire, parlant avec l'autorité pressante des anciens prophètes, porteur d'une révélation particulière - et qui n'est pas loin d'halluciner son propre récit de l'audelà - ce qu'il en a "vu" - comme le destin effectif de l'homme.
Le Haut Langage est le dernier livre, posthume, d'Erich Auerbach (1892-1957), l'auteur de l'un des livres de critique littéraire les plus importants du XXe siècle : Mimésis. Il en constitue l'indispensable complément. Auerbach, installé aux États-Unis après son exil à Istanbul, disposait enfin des ressources des grandes bibliothèques. Il déploie une incroyable érudition. Comment l'Europe s'est-elle construite intellectuellement à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge ? Quel rôle le latin a-t-il encore pu jouer dans ce processus multi-séculaire ? Quel public existait-il pour quelles ?uvres ? Ce sont ces questions, croisées avec l'évocation du destin de la théorie antique de la séparation des styles revisitée par le christianisme et placées sous le patronage de saint Augustin, de Vico et de Dante, qui structurent le livre. Les thèmes de recherche auerbachiens annoncent les questionnements les plus actuels sur " l'intention d'auteur ", sur l'interaction auteur-lecteur, sur " l'horizon d'attente ", sur la prise en compte de l'Histoire et du rôle de l'individu. Le livre doit être lu à partir de la " conception figurative " qui est au centre de la pensée de l'auteur, et qui fait de cette époque de la latinité tardive et du Moyen Âge la s?ur de celle qu'Auerbach a dû vivre en tant qu'individu pris dans l'Histoire.
Auerbach Erich ; Meur Diane ; Buhot de Launay Marc
Résumé : Dans Figura, Erich Auerbach, le grand historien allemand des idées et des formes littéraires, entreprend d'éclairer "la conception figurative, fondement général de l'historiographie médiévale". Ce texte, publié en 1938, décrit minutieusement le mécanisme par lequel Paul et les Pères de l'église ont entrepris de "dépouiller l'Ancien Testament de son caractère normatif et de n'en faire que l'ombre des choses à venir".
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.