Le cycle de l'eau, de la mer à la mer, déjà mentionné dans les textes bibliques était une notion connue de nos ancêtres. Leurs observations nous sont parvenues au travers de chroniques historiques ou anecdotiques, malheureusement sans support scientifique. Le bilan quantitatif des précipitations, du ruissellement ou de l'évaporation fait l'objet d'une surveillance (de qualité très variable suivant les pays) depuis à peine un siècle. L'immense tâche d'inventaire et de travaux hydrographiques, ainsi que la constitution d'un réseau de stations hydrométriques, entreprises en France au début du XXè siècle par le Service des Grandes Forces Hydrauliques ont été stoppées par la Première Guerre mondiale. Ce n'est que depuis 1950 que la France s'efforce de combler le retard qu'elle avait pris dans ce domaine par rapport à de nombreux Pays. Les sciences hydrologiques constituent des activités relativement ingrates elles nécessitent un capital de données quantitatives de bonne qualité, continues et homogènes, et couvrant un laps de temps suffisant. Que d'efforts de persuasion doit-on déployer afin de mettre en place un réseau de stations hydrométriques et pour justifier ensuite les dépense, d'exploitation nécessaires, alors que les données ne sentir peut-être utilisées seulement que dans dix ou vingt ans ? Quel réseau d'annonce de crue, richement doté au lendemain d'une grande catastrophe n'a-t-il pas vu progressivement sa dotation de fonctionnement fondre avec le temps et l'oubli ? Les objectifs à long terme sont souvent difficiles à tenir. Les points de contrôle constituent un réseau hydrométrique devront donc être en nombre suffisant et tenir compte des discontinuités du climat et du relief plutôt que du but immédiatement recherché en un point donné. Alors que les hommes partent à la conquête de l'espace nécessitant la télémésure de grandeurs peu connues, il ne leur est pas encore possible d'obtenir on contrôle direct et permanent du débit de, cours d'eau sur leur propre planète ! Les hydrologues en sont encore réduits à mesurer et enregistrer les variations du niveau des eaux ; à déterminer par des mesures instantanées les lois hauteur-débit en chacune des section. Le système de mesure est continuellement amélioré et ses possibilités augmentées par de nouvelles technologies, mais sans qu'il y ait réelle création d'un principe de mesure. Actuellement, les réseaux 'équipent d'enregistre- interrogeables à distance avec scrutation automatique, libérant l'homme pour un travail plus noble de critique et d'utilisation des mesures acquises. Dans l'attente d'un procédé de mesure global et permanent du débit, il est nécessaire d'utiliser les méthodes classiques que sont d'une pan, les mesures par exploration du champ des vitesses et les mesures par dilution, et d'autre part, les mesures de hauteurs d'eau. Cet ouvrage fait le point sur ces méthodes ainsi que sur le matériel utilisé et décrit les modalités pratiques de mise en oeuvre. Il n'a pas la prétention d'être un traité général d'hydrométrie ; il s'appuie sur un travail collectif mené durant plusieurs décennies, et poursuivi encore actuellement, qui concerne l'exploitation de réseau hydrométrique édifié pour Electricité de France. Si cet ouvrage s'efforce de tenir compte de l'évolution technique du matériel et de l'intervention de l'informatique duos le traitement des données, il n'oublie pas pour autant les matériels et techniques opératoires éprouvés qui peuvent encore être utilisés dans de nombreuses situations. Sommaire - Préface - Avant-proposLes stations hydrométriques - Préambule - Les stations-usines, les barrages - Les stations hydrométriques à relation hauteur-débit - Les stations hydrométriques à détermination de débit - Incertitudes. Erreurs - Conclusions - Bibliographie - AnnexesLes jaugeages par la méthode d'exploration du champ de vitesses - Préambule - Principe général de la méthode - Le matériel et sa mise en oeuvre - Réalisations et jaugeages sur le terrain - Calcul du débit - Incertitudes. Erreurs - Conclusions - BibliographieLes jaugeages par la méthode de dilution - Préambule - Principe de la méthode - Matériel nécessaire sur le terrain et en laboratoire - Réalisation sur le terrain d'un jaugeage par dilution - Analyse en laboratoire d'un jaugeage par dilution - Les traceurs - Incertitudes. Erreurs - Conclusions - Bibliographie - Annexes
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Nombre de pages
480
Date de parution
29/09/1995
Poids
810g
Largeur
155mm
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EAN
9782212016468
Titre
HYDROMETRIE APPLIQUEE AUX COURS D EAU
Auteur
Audinet Michel
Editeur
EDF
Largeur
155
Poids
810
Date de parution
19950929
Nombre de pages
480,00 €
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Si la maison de Victor Hugo à Paris en donne un éclatant aperçu dans deux salles - le salon chinois et la salle à manger de Juliette Drouet -, peu de gens ont réellement conscience du talent et de l'engagement dont fit preuve Victor Hugo dans le domaine de la décoration. Ce goût s'est essentiellement exprimé à Guernesey durant la longue période que dura son exil de 1855 à 1870. D'abord à Hauteville House, qui fut la seule maison dont il devint propriétaire, théâtre de l'inépuisable créativité hugolienne en matière de décoration d'intérieur puis à Hauteville II où il créa des décors peints sur bois surprenant de fantaisie et d'imagination. Ces décors et arrangements constituent en effet une oeuvre à part entière dans la carrière de l'écrivain. Hauteville reste un "autographe à trois étages" d'après son fils Charles Hugo et c'est vrai qu'elle contient des constantes de l'univers hugolien : ombre, lumière, noirceur, illusion, reflets... Gérard Audinet, après le succès de l'ouvrage Victor Hugo. Dessins, s'est attaché à retracer pas à pas l'histoire de chacune des demeures de l'écrivain depuis la rue Nôtre-Dame-des-Champs jusqu'à la dernière demeure avenue d'Eylau, montrant, à travers mobiliers et décors conservés par les Maisons de Victor Hugo, comment l'écrivain de génie fut également un génial arrangeur de logis.
Audinet Laetitia ; Guibert Christophe ; Sébileau A
Appuyant leur propos sur plusieurs enquêtes auprès de pratiquants et d'agents de développement des "Sports de nature", les auteurs de ce livre se proposent de décrire la diversité des usages sportifs de la nature et les formes de différenciations sociales qui y sont engagées, pour ensuite interroger les enjeux et fonctions de cette catégorie de l'action politique. Souvent décrits comme symptomatiques d'une "demande" croissante des Français en matière d'activités physiques, les "Sports de nature" font l'objet de multiples enquêtes, études, publications ayant pour finalité d'en identifier les effets sur les territoires. Qu'il s'agisse de faire valoir leur contribution à la valorisation des territoires en termes d'attractivité touristique, de potentialités économiques, de sensibilisation à la protection de l'environnement, les usages sportifs de la nature sont en outre l'objet d'une mobilisation publique qui vise explicitement à en favoriser le "développement maîtrisé". Impulsée au niveau national, cette politique est censée être relayée au niveau local et décentralisé. Pour autant, le présupposé de l'existence d'une unité sociale des "Sports de nature" et d'une relative homogénéité de pratiques sous-tendues par cette catégorisation générique n'est en soi pas interrogé. La typologie "Sports de nature" est effectivement censée orienter les stratégies et actions politiques locales en direction d'une population dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle est géographiquement et sociologiquement dispersée : à titre de liste non exhaustive, pêcheurs, grimpeurs, kitesurfeurs, randonneurs, triathlètes, motocyclistes se retrouvent avec d'autres regroupés dans une catégorie qui ne dissocie pas plus, pour chacune de ces disciplines, les pratiquants les uns des autres. Se présentant sous la forme d'un travail de déconstruction sociologique du langage politique ordinaire, cet ouvrage vise aussi à rappeler que, lorsqu'il s'agit d'une catégorisation officielle, ce sont aussi les intérêts spécifiques (en particulier la légitimation professionnelle d'une partie des agents de l'Etat) à s'en servir qui doivent aussi être intégrés à l'analyse.
Les sociétés contemporaines sont de plus en plus multiculturelles. Les déplacements de population, la " mondialisation " de l'économie et de l'information provoquent un mélange de personnes d'origines et de modes de vies différents, sans précédent dans l'histoire humaine. Comment comprendre ce phénomène et trouver des repères pour vivre ensemble dans cette nouvelle donne ? Allons-nous vers une " guerre des cultures ", un développement du communautarisme ou vers une société métisse ? Anthropologue et sociologue, Jacques Audinet propose une alternative au choc des cultures et au multi culturalisme en explorant l'histoire et l'avenir du métissage. En effet, la vision multiculturelle, si elle propose une reconnaissance aux individus laisse de côté un domaine essentiel : la manière dont s'opère la rencontre et le mélange des êtres humains. C'est précisément ce que le métissage met en lumière. Porteur d'une histoire tragique tissée de conquêtes impériales et coloniales, le métissage est en train de changer de sens. Il touche désormais, la poésie, la musique, le sport... Contre le retour des Fantasmes de pureté et de races, cet essai stimulant montre qu'il est possible d'aspirer à la reconnaissance des différences dans l'égalité.
Que devient l'être humain dans le mouvement de la mondialisation ? Celui-ci envahit tous les domaines de l'existence, économiques, technologiques, écologiques. Il déplace les frontières, mêle les populations d'origines et de modes de vie différents. Il bouleverse les repères qui, jusqu'alors, avaient assuré l'identité des individus et des groupes, repères concernant l'espace, le temps, le corps. Comment comprendre un tel phénomène ? De quelles catégories disposons-nous pour le penser ? Comment vivre ensemble dans la nouvelle donne ? Sociologue et anthropologue, Jacques Audinet élabore une réflexion sur la manière dont s'opèrent la rencontre et le mélange des êtres humains dans la mondialisation. Il montre comment celle-ci crée des conditions nouvelles et appelle à un renversement des manières de voir reçues. C'est l'invitation à aller au-delà de la violence d'une guerre des cultures au-delà même de la simple tolérance dans les sociétés multiculturelles, vers un visage humain de la mondialisation dont le métissage nous offre le modèle. Porteur d'une histoire tragique, le métissage est en train de changer de sens. Il touche désormais les arts, le sport et la politique, la mode et la vie quotidienne. Il ouvre la voie à une reconnaissance de la diversité humaine et suscite un renouvellement des catégories de pensée : appartenances, mémoire, symbolique. Il indique enfin l'issue d'un renouvellement de l'être-ensemble dans l'égalité et le respect. Publié une première fois en 1999 sous le titre Le temps du métissage, cet ouvrage a été traduit en italien et en américain. Cette nouvelle édition a été revue et augmentée. . . Professeur émérite à l'université de Metz et à l'Institut catholique de Paris, Jacques Audinet a enseigné aux Etats-Unis, au Canada et dans divers pays d'Amérique latine. Il travaille en relation avec le Mexican American Cultural Center de San Antonio (Texas).