Après avoir observé, en 2021, l'écosystème des festivals - leurs économies, leurs bénévoles, leurs publics, leurs partenaires, leur empreinte territoriale et sociale - dans l'ouvrage Festivals, territoire et société, ce nouvel opus s'intéresse à quatre dimensions jusqu'ici peu documentées. S'appuyant sur les résultats de plusieurs enquêtes inédites, il alterne portraits, témoignages d'experts et de responsables de festivals et études de cas exemplaires. L'ouvrage se penche d'abord sur la sociologie des créatrices et créateurs de festivals ainsi que de leurs dirigeants. Les responsables de festivals sont-ils des professionnels de la culture comme les autres ? Les festivals sont-ils désormais perçus comme un espace de professionnalisation ? Ou bien restent-ils principalement le fait de bénévoles engagés ? Comment se différencient-ils en matière de domaine artistique, d'envergure et de territoire ? Les motivations qui conduisent à créer un festival sont ensuite examinées. Celles-ci combinent une pluralité d'intentions dans un cadre toujours collectif, mais dont les contours varient, là aussi, selon les événements. En troisième lieu, comment les festivals s'engagent-ils dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la transition écologique ? Souvent pointés du doigt pour leur empreinte carbone élevée, peuvent-ils se révéler d'efficaces vecteurs du changement face aux défis climatiques ? Enfin, s'intéresser à la création de festivals amène aussi à envisager leur disparition et à identifier certains facteurs de fragilité.
Comment faire la part des choses entre un adolescent " normal " et un adolescent en souffrance ? Comment repérer l'apparition de troubles psychiatriques qui nécessitent d'urgence une prise en charge spécialisée? C'est à toutes ces questions que cet ouvrage essaiera de répondre.
Aboucaya Annie ; Audemard Katia ; Barety Richard ;
Extrait La mer Méditerranée Les rivages de la Méditerranée sont fréquentés par des centaines de millions de touristes et de résidents, mais bien peu en fait ont une connaissance directe de l'envers du décor, de ces fonds sous-marins aux couleurs resplendissantes maintenant largement popularisés par l'image sous-marine. La Méditerranée est une mer sans marées ou presque (quelques dizaines de centimètres parfois sur nos côtes selon la pression atmosphérique), et le promeneur qui souhaite visiter ces jardins sous-marins devra troquer ses lunettes de soleil pour un masque de plongée et franchir le miroir de la surface. Il n'est pas nécessaire, toutefois, d'être un grand plongeur, bardé d'un attirail lourd et dispendieux, pour découvrir une vie sous-marine intense. La Méditerranée nous l'offre en spectacle dès le premier regard sous la surface, grâce à des eaux généralement très claires et agréablement tempérées pendant une bonne partie de l'année. La température peut dépasser 25 °C en surface en été et descend rarement en dessous de 13 °C, tandis que la visibilité, très variable selon l'agitation et la saison, peut atteindre 30 m. Cependant, il ne faut pas se laisser tromper par l'image stéréotypée, donnée par les cartes postales, d'une Méditerranée un peu endormie sous le soleil. Qui se doute qu'au-delà de la ligne de parasols, pas très loin au large de nos côtes, circule en profondeur, d'est en ouest, un énorme fleuve sous-marin, le courant Nord, dont le flux est mille fois plus important que celui du Rhône ? Même sans marées, c'est une mer très dynamique où l'eau circule activement, peut changer rapidement de température en été et être furieusement agitée sous l'action des vents. Son climat hydrologique est considéré globalement comme tempéré-chaud, mais il y a de grandes disparités géographiques de température entre le nord et le sud, et entre l'ouest et l'est du bassin. (...)
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.