Notre-Dame de Chartres est une cathédrale gothique emblématique dont les restaurations récentes révèlent de nouvelles merveilles, ici dévoilés. Avec l'ouverture au public de son trésor en 2022, ce guide fera événement. Notre-Dame de Chartres, cathédrale gothique emblématique , est élevée à partir de 1194, sur les bases d'un édifice dont d'insignes éléments romans ont été conservés : la crypte, dont le millénaire se prépare pour 2024, le Portail royal et les trois lancettes de sa façade ouest, et les panneaux de Notre-Dame de la Belle-Verrière. Outre les découvertes qui enrichissent son histoire, cet ouvrage décrit les soins spectaculaires dont ce monument colossal est l'objet, bien après la structure métallique alors totalement novatrice qui a remplacé la charpente de la nef, détruite par les flammes en 1836. Depuis la restauration récente de son décor intérieur polychrome et de ses quelques 150 baies fermées par des vitraux de couleur, il flamboie à nouveau dans une clarté approchant son état primitif. Le lien étroit entre architecture, vitrail et polychromie est d'ailleurs confirmé par les vitraux peints en trompe-l'?il mis au jour dans les travées ouest. La splendeur d'une référence majeure dans l'histoire de la sculpture religieuse française vient également d'être restituée : il s'agit des quarante scènes insérées dans la dentelle de pierre du " tour de ch?ur ", une des rares clôtures subsistantes en France, sculptées entre 1529 et 1716 par les meilleurs artistes. Elles enchâssent le ch?ur mis au goût du xviiie siècle par l'architecte Victor Louis dont le stuc et les draperies bleues ont retrouvé leur éclat. Outre le mobilier liturgique conçu par l'orfèvre Goudji pour la croisée du transept, le designer contemporain Hubert Le Gall a réalisé un écrin en bronze doré pour le Voile de la Vierge, relique, considérée comme la Sainte Chemise de Marie, qui fait la fierté des Chartrains. Le présent ouvrage présente le clou de ces chantiers : la réouverture en 2022 de la chapelle Saint-Piat, fermée depuis plus de 20 ans où seront accueillis sur deux niveaux les plus beaux morceaux de sculpture gothique en France et le trésor de la cathédrale. Quatre verrières créées par l'artiste coréenne Bang Ai Ja y font pendant à quatre décors historiés d'un ensemble peint de grande qualité (seconde moitié du xive siècle) récemment révélées.
Choisie par Louis-Philippe comme nécropole de la famille d'Orléans, la chapelle royale de Dreux est un chef -d'oeuvre de l'architecture du XIXe siècle, orné d'une foisonnante sculpture monumentale et paré de remarquables vitraux, notamment de la manufacture de Sèvres d'après des cartons d'Ingres. Théâtre du gisant, elle abrite par ailleurs un exceptionnel ensemble de tombeaux dus aux meilleurs ciseaux de l'époque comme Chapu, Mercié, Millet, Pradier... Le colloque tenu à Dreux les 16 et 17 juin 2023 la tire enfin de la zone d'ombre dans laquelle l'histoire de France l'a si longtemps reléguée. Cet ouvrage permet également de redécouvrir l'importance du patrimoine médiéval de ce site en mettant à l'honneur la forteresse des comtes de Dreux ainsi que les sculptures et vitraux de l'ancienne collégiale Saint-Étienne disparue. Les récentes recherches en archives et l'inventaire du mobilier jusqu'ici méconnu révèlent quant à eux la richesse des cérémonies funéraires et témoignent des séjours du roi et de sa famille en ces lieux. Un livre réalisé par la direction régionale des affaires culturelles de la Région Centre-Val de Loire Auteurs : Collectif, sous la direction de Fabienne Audebrand, Denis Grandemenge et Irène Jourd?heuil Photographies : Christophe Fouin, François Lauginie et collectif
André Aurélien ; Audebrand Fabienne ; Carpi Olivia
Il accompagne l'exposition Les Puys d'Amiens, chefs-d??uvre de la cathédrale Notre-Dame qui se tiendra à Amiens, au musée de Picardie, du 20 mars au 20 juin 2021. Les Puys d'Amiens, chefs-d??uvre de la collection de peinture amiénoise, sont les vestiges de l'extraordinaire production artistique de la confrérie du Puy Notre-Dame à la fin du Moyen Âge et à l'époque moderne. Cette institution pieuse rassemblait des notables amiénois pour glorifier la Vierge par des jeux poétiques. À l'occasion de la principale fête de la confrérie, le 2 février, jour de la Purification, le maître élu pour l'année faisait connaître sa devise qui inspirait le peintre à qui était commandé un tableau. L'artiste devait traduire en image les allégories complexes imaginées pour honorer la mère de Dieu. L??uvre était exposée à la cathédrale le jour de Noël et y restait tout au long de l'année, avant d'être remplacée par celle de l'année suivante. À partir de la fin du XVe siècle, les tableaux des années précédentes furent tous conservés dans l'église, si bien qu'au début du XVIIIe siècle, plusieurs dizaines de ces ?uvres de dévotion mariale ornaient les piliers de Notre-Dame d'Amiens. C'est précisément leur grand nombre ainsi que les évolutions du goût qui firent prendre la décision aux chanoines de vider la cathédrale de ses Puys en 1723. Détruits ou dispersés à travers le diocèse pour la plupart d'entre eux, seules les ?uvres jugées d'une qualité suffisante furent conservées dans une chapelle à l'écart. Ce catalogue présente l'histoire de cette institution sur toute la durée de son existence, selon une vaste trame chronologique sur laquelle s'inscrivent les ?uvres qu'elle nous a léguées. Les Puys parvenus jusqu'à nous, bien que peu nombreux en regard d'une production richissime, permettent d'illustrer l'histoire artistique, politique, culturelle et religieuse d'Amiens et brossent le portrait de la société amiénoise sur une période de près de trois siècles. Ils sont le reflet de la vitalité artistique de la capitale picarde et de son inscription dans des réseaux reliant les Pays-Bas et le royaume de France. Les guerres de religion, la Ligue, le siège d'Amiens et la reconquête de la ville par Henri IV sont autant d'événements que l'on peut aussi lire au travers des choix iconographiques opérés par les maîtres de la confrérie et leurs peintres, soucieux de transcrire leur actualité dans leurs ?uvres pour en faire témoignage aux générations qui leur succéderaient.
Les personnes, les entreprises et la planète sont-elles devenues ingérables ? L'épuisement professionnel, le désengagement du travail, la corruption, les inégalités sociales et la dégradation de la biosphère sont-ils des tragédies inévitables ? L'objectif de cet ouvrage est d'insuffler à ses lecteurs et lectrices un vent d'espoir en leur proposant des solutions concrètes basées sur les valeurs cardinales du management responsable. Ce type de management intègre, dans ses activités et ses outils, la triple contrainte sociale, économique et environnementale du développement durable. De plus, il repose sur des valeurs qui doivent être déployées sur les plans individuel. organisationnel et sociétal. Le management responsable n'est pas une méthode que l'on peut appliquer en suivant une recette : il implique de repenser nos habitudes et nos préjugés et de réfléchir aux valeurs qui guident nos actions. Il interpelle les personnes qui sont prêtes à participer à la création de milieux de travail plus harmonieux et de communautés humaines plus sereines sur une planète en santé. S'il est permis de croire que le management responsable représente déjà une aspiration, un idéal, pour bon nombre de personnes, cet ouvrage vise à leur donner des moyens d'incarner cet idéal au quotidien, à travers les pratiques de gestion responsables qui y sont présentées.
Gérard Fontaine nous convie à une découverte exhaustive de l'Opéra Garnier, bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier en 1875. En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : " L'opéra est un art riche ? une synthèse des arts ? et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. " Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel. Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs. C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins. Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les ?uvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la " palette Garnier " décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette ?uvre d'art totale. Ce livre a reçu le Prix Bernier 2018, décerné par l'Académie des beaux-arts.
Avis aux enquêteurs en herbe ! À Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. À travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.