Cet ouvrage ne cherche pas seulement à rendre compte des évolutions de la capitale espagnole à partir de l'étude des innombrables films espagnols qui en ont fait leur décor. Son objectif est, avant tout, de comprendre comment les cinéastes ont su s'emparer de Madrid comme espace référentiel pour réinventer une ville selon leurs désirs et leurs rêves. Il s'organise donc selon trois temps qui correspondent aussi bien pour l'Espagne, pour Madrid que pour l'histoire du cinéma espagnol, à trois étapes assez nettement identifiables : la dictature franquiste, le processus d'instauration de la monarchie parlementaire, puis la consolidation de la démocratie. L'étude adopte une double approche diachronique et synchronique : diachronique parce qu'il s'attache à montrer comment les représentations de Madrid ont évolué dans le temps ; synchronique parce qu'il montre que ces évolutions ne sont pas contradictoires avec la permanence d'un certain nombre de thématiques ou de problématiques. Madrid est perçu à la fois comme un espace, social, politique ou symbolique et comme le théâtre de tensions et d'oppositions (tradition/modernité, monde rural/monde urbain, centre/périphérie...) qu'il convient d'identifier.
Nombre de pages
164
Date de parution
23/10/2013
Poids
222g
Largeur
146mm
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EAN
9782130625360
Titre
Madrid à l'écran (1939-2000)
Auteur
Aubert Jean-Paul
Editeur
PUF
Largeur
146
Poids
222
Date de parution
20131023
Nombre de pages
164,00 €
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Dans l'Espagne des années soixante et jusqu'au début des années soixante-dix, l'Ecole de Barcelone fédère de jeunes réalisateurs qui ont pour noms Vicente Aranda, Joaquin Jorda, Gonzalo Suarez, Jacinto Esteva, Carlos Duran, Ricardo Bofill, José Maria Nunes ou Pere Portabella. Les unissent une même détestation du franquisme et un même désir de libérer le cinéma espagnol des carcans institutionnels et esthétiques qui l'étreignent. Ce mouvement, dont l'émergence coïncide avec une renaissance des arts en Catalogne, naît en réaction à un état de crise du cinéma espagnol, pour une part compromis avec la dictature, pour l'autre enlisé dans le réalisme social. Mais il plonge aussi ses racines dans le terreau fécond d'une modernité qui traverse le siècle et dont il entend perpétuer les postulats esthétiques et éthiques. Bien qu'éphémère, l'Ecole de Barcelone aura marqué les esprits. Elle aura été le laboratoire d'une expérimentation esthétique probablement sans précédent dans l'Histoire du cinéma espagnol. Elle correspond à l'un de ces rares moments de l'Histoire où la quête de modernité et le désir d'expérimenter furent portés par un élan collectif. Encouragée dans son audace par la découverte du néoréalisme italien et de la Nouvelle Vague française, l'Ecole de Barcelone a prétendu, à son tour, réinventer le cinéma.
Nombreux sont les réalisateurs, espagnols ou étrangers, à avoir posé leur caméra dans cette ville et dans ses environs (Aranjuez, Tolède, Ségovie, etc.) : Marco Ferreri, Jim Jarmusch, Orson Welles, Richard Lester, Roman Polanski ou encore Gérard Oury. Madrid mis en scènes est le quinzième livre de la collection Ciné voyage dont chaque ouvrage propose un essai confié à un spécialiste, un cahier de cartes situant les scènes emblématiques des films majeurs tournés sur place et quelques parcours de films, ainsi que trois index (films, réalisateurs, lieux) qui sont autant de « portes d'entrée » pour le lecteur.
Capitale d'une Catalogne en effervescence permanente, ville des avant-gardes, Barcelone est célèbre pour les constructions emblématiques de Gaudí, pour les débuts révolutionnaires de la peinture de Picasso, tout comme pour son éternel esprit de résistance à tout autoritarisme. Les cinéastes ont décrit les soubresauts et les luttes qui ont marqué l'histoire de la ville, mais aussi les joies, les plaisirs et la douceur de vivre qu'elle recèle. Parmi ceux-ci on retrouve Antonioni, Loach, Klapisch, Allen, Inarritu, Saura et, bien sûr, Almodóvar.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.