XVIIe siècle N° 275, avril-juin 2017 : Raconter les révoltes et révolutions dans l'Europe du dix-sep
Aubert Gauthier ; Jettot Stéphane
PUF
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EAN :9782130788041
Raconter les révoltes et révolutions dans l'Europe du XVIIe siècleLa modernité, selon Reinhard Koselleck, commencerait lorsque le passé, le présent et le futur deviennent trois dimensions proprement historiques, c'est-à-dire des représentations distinctes, mais liées entre elles par des rapports de causalité. Ainsi conçue, elle serait en Europe le résultat final d'un long processus opéré entre 1500 et 1800. Or, au c'ur de cette vaste période, les décennies qui forment la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles représentent une époque de crise, encore accentuée par le défaut de maîtrise des mots et concepts susceptibles d'énoncer le changement de régime d'historicité en cours. La sanglante crise de l'unité chrétienne du XVIe siècle s'achève sur une fragile stabilisation politique, immédiatement mise à mal par la guerre de Trente Ans. La science nouvelle bouleverse les savoirs traditionnels autant qu'elle excite une curiosité galvanisée par la circulation des imprimés. La chronologie, qui permet de mesurer l'âge du monde depuis la création, devient objet de débats alors que s'élargissent les horizons géographiques et temporels. L'historiographie n'est plus seulement sacrée, mais est censée écrire l'histoire des monarchies et des populations de cette nouvelle Europe qui s'organise en nations tout en s'ouvrant au monde. On ressent alors que tout a changé, ou plutôt que tout change au présent, mais la perception de la nouveauté, la relation au passé et la projection vers le futur sont encore loin d'être intégrées dans la conscience du progrès et dans l'écriture de l'histoire : la temporalisation des faits et des époques les unes par rapport aux autres fait encore problème, ou plutôt elle constitue un problème en tant que tel.
Nombre de pages
192
Date de parution
17/05/2017
Poids
267g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782130788041
Titre
XVIIe siècle N° 275, avril-juin 2017 : Raconter les révoltes et révolutions dans l'Europe du dix-sep
Auteur
Aubert Gauthier ; Jettot Stéphane
Editeur
PUF
Largeur
155
Poids
267
Date de parution
20170517
Nombre de pages
192,00 €
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La France des XVIe-XVIIIe siècles est marquée par des périodes de rébellions et de révoltes, qui culminent avec la Révolution. Cet ouvrage constitue le premier manuel exclusivement consacré au fait rébellionnaire et ouvre un champ d’étude et de réflexion sur ce phénomène essentiel, au cœur de l’histoire politique de la France à l’époque moderne.Outre l’étude de la mise en place de l’absolutisme et ses implications sociales et culturelles, il établit les jalons d’une histoire du maintien de l’ordre et de la répression, en mettant en lumière ses traits originaux comme l’importance des processus de médiation, longtemps occultés.Dans un premier temps, l’ouvrage déroule, sur trois siècles, la trame événementielle des mouvements de révolte, populaires comme nobiliaires, en présentant le contexte, les acteurs et les réponses du pouvoir. Puis il se consacre aux approches transversales et au décryptage de ces épisodes : quels sont les mots, les modalités, les temps et les lieux, les figures de la révolte ? Quelles sont les formes de règlement, pacifique ou violent, de ces épisodes par les autorités ...
En 1675, en pleine guerre de Hollande, la Prance de Louis XIV est frappée par une F des principales secousses rebellionnaires de l'Ancien Régime, restée célèbre sous le nom de "révolte du papier timbré". De Bordeaux à Quimper, un front intérieur surgit, mais c'est en fait toute une partie de la France qui bruit et conteste, de Toulouse à Besançon et de Grenoble à Paris. A la cour, l'inquiétude est réelle car l'éclat de la récente conquête de la Franche-Comté ne peut masquer les difficultés militaires que la mort de Turenne vient symboliser au coeur de l'été. Dans le même temps, la crainte d'un débarquement hollandais sur la côte Atlantique, susceptible de menacer Rochefort et Brest, oblige les autorités à agir avec fermeté et souplesse, particulièrement en Basse-Bretagne où émerge une nouvelle "guerre paysanne" : la "révolte des Bonnets rouges". Grâce à l'utilisation d'archives peu connues jusque-là, il est aujourd'hui possible de revenir sur cette grande crise politique, et de tenter de comprendre comment une modeste émeute bordelaise contre la taxe sur la vaisselle d'étain est devenue une des plus grandes révoltes antifiscales de l'Ancien Régime, et, au-delà, un élément phare de la mémoire et de l'identité bretonne. Il apparaît également possible de revenir sur le processus de sortie de crise, qui découvre un Etat-Louis XIV plus souple et plus pragmatique que l'image de brutalité unilatérale qui est souvent retenue. Des notaires bordelais aux paysans de Cornouaille, des magistrats du parlement de Rennes aux bateliers de la Garonne, des obscurs comploteurs aux ministres Louvois et Colbert, sans oublier espions, soldats et autres serviteurs du roi, cet essai d'histoire événementielle cherche à arracher cette crise à sa mémoire flamboyante, et, loin des images trop simples, entend essayer de la replacer dans le contexte français et européen.
En se référant aux Bonnets rouges de 1675, les Bonnets rouges de 2013 ont semblé faire de la Bretagne une éternelle terre de résistance et de contestation. Mais qu'en est-il vraiment ? La question sous-tend cet essai qui replace les fureurs armoricaines dans le paysage politique de la France d'Ancien Régime et fait le point sur la révolte des Bonnets rouges et du Papier timbré advenue sous Louis XIV en Bretagne et dans le Sud-Ouest. L'originalité des Bretons ne tient peut-être pas tant au fait de s'être révoltés qu'à l'existence d'une mémoire de la révolte qui nourrit et se nourrit d'un "mythe rébellionnaire breton" constitutif de l'identité bretonne. Mythe de la révolte qui vient ici éclairer la mise en perspective des Bonnets rouges de 2013 et des Gilets jaunes de 2018.
Dans la Bretagne du siècle des Lumières, un homme est fréquemment désigné comme une brillante exception : le président de Robien (1698-1756). Membre éminent du Parlement de Bretagne, issu d'une veille lignée de la noblesse provinciale, riche d'une solide fortune reposant sur de nombreuses seigneuries du pays de Quintin, un Trégor et du Vannetais, Christophe-Paul de Robien fut aussi un savant. Historien et " antiquaire ", il fut l'un des premiers à s'intéresser à l'affaire Pontcallec et aux mégalithes. Passionné par la Bretagne, il entreprit d'en rédiger une description encyclopédique, parcourant toute la province pour la connaître au mieux. Naturaliste, il accueillait et étudiait dans son cabinet de curiosités toutes sortes de productions de la nature, depuis les coquillages venus des Indes jusqu'aux " monstres " humains qu'on lui apportait. Collectionneur aux multiples facettes, il amassa dans son hôtel rennais des milliers d'?uvres d'art qui constituèrent, plus tard, le noyau initial des musées de Rennes. Savant renommé, élu à l'Académie de Berlin au seuil de sa vie, le président de Robien, gentilhomme et savant, est une figure emblématique de ces " Républicains des lettres " qui animaient la vie culturelle dans leurs provinces. En suivant le président de Robien sur les chemins de la grandeur provinciale et sur les chemins provinciaux du savoir, depuis ses châteaux bas-bretons jusqu'au Parlement de Bretagne et depuis son hôtel rennais jusqu'au c?ur de la République des lettres, cette étude propose, à travers l'exemple d un homme et en confrontant son cas à son environnement, une approche des rapports qu'entretenait la Noblesse avec le Pouvoir et le Savoir dans la Bretagne des Lumières.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.