On ne se penche pas avec indifférence sur son passé, même distillé par l'ordre de l'alphabet. Je croyais tenir un texte facile, c'est lui qui me tient et me travaille, avec l'inéluctable déroulement de ses lettres et de ses noms et ce qu'il remue comme matière vivante et scories encore chaudes. Mais, régulièrement, mon mémento me rappelle aussi que celui qui écrit ne peut pas se superposer à celui des années 80, même si c'est bien le même acteur qui est en question. Celui d'aujourd'hui ne produit pas le sens de ces années-là, mais un sens différé et différent, autre que celui qu'il percevait alors. Ce texte s'inscrit dans la tradition du journal dont il bouscule cependant les règles canoniques. Successivement professeur en lycée, formateur, consultant et universitaire, Jean Aubégny a écrit de nombreux ouvrages dans le champ de l'éducation et de la formation. Il est aussi l'auteur de plusieurs textes narratifs et poétiques dont deux ont été publiés par L'Harmattan.
Nombre de pages
166
Date de parution
14/01/2010
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296110441
Titre
Poussière d'histoire. Une mémoire des années 80
Auteur
Aubégny Jean ; Clavier Loïc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20100114
Nombre de pages
166,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...