Luis Bunuel, roman est la dernière grande oeuvre laissée inédite par Max Aub . Compilée, sélectionnée et éditée par Carmen Peire, elle constitue à la fois une biographie impressionnante et unique qui révèle le véritable visage du cinéaste hispano-mexicain. Bien au delà, ce texte constitue également l'analyse détaillée d'une génération d'intellectuels qui a traversé le XXe siècle. C'est un livre qui n'a pu voir le jour qu'en 2013 et qui paraît aujourd'hui en français, pour le plus grand plaisir de tous. L'auteur y dresse un grand portrait de sa génération et une étude approfondie et novatrice des avant-gardes européennes du début du XXe siècle. Ces éléments en font un texte essentiel pour connaître la culture de l'époque que ces deux grands protagonistes de notre temps ont vécue. "Chaque homme est un phénomène. Tout groupe d'entre eux - unis par l'âge, autant ou plus que par la langue et le mode d'expression -, en est un autre. Ce livre tend à distinguer Luis Bunuel, célèbre Aragonais né en 1900, des pairs de sa génération, et à expliquer comment ils étaient et pourquoi. Si j'ai sous-titré ce texte "roman" c'est parce que je veux rester au plus près de la vérité. Les anecdotes, les histoires, l'invention d'un personnage ou d'un fait valent bien mieux que les documents. Connaîtra-t-on mieux Bunuel si je reproduis son acte de naissance plutôt que si je répète quelques erreurs de jeunesse, même si celles-ci ne sont pas aussi vraies qu'une photocopie du registre paroissial qui conserve la date du baptême et le nom de ses parrains ? Par contre, ce à quoi le roman peut le plus aspirer, c'est d'être une bonne oeuvre littéraire" . Luis Bunuel, roman est le titre de l'oeuvre que Max Aub était en train de finaliser sur Bunuel lorsque la mort l'a surpris et qu'il n'a pas pu totalement préparer pour l'édition. En 1985, la maison d'édition Aguilar publia le livre Conversaciones con Bunuel suivi de 45 entretiens avec des parents, amis et collaborateurs du cinéaste aragonais. Dans Luis Bunuel, roman, tous les entretiens réalisés par Max Aub avec le cinéaste ont été rassemblés, bien que selon certaines sources, ils ne fussent pas complets. Une grande partie du matériel qu'Aub avait l'intention d'inclure dans son travail est resté inédit. Quiconque souhaite obtenir plus d'informations sur le matériel resté dans l'encrier pourra consulter les archives de la Fondation Max Aub. En 2013, la maison d'édition espagnole Cuadernos del Vigía publia ce qu'elle annonça comme "le dernier grand texte inédit de Max Aux, Luis Bunuel, roman" . Ce livre de près de 600 pages se divise en 2 grandes parties : l'histoire de Luis Bunuel et de son époque à travers les nombreux entretiens que l'auteur a pu mener avec le cinéaste ; puis le dernier tiers du livre narre l'histoire des principaux mouvements artistiques du XXe siècle (dadaïsme, surréalisme, ultraïsme...) et le rapport de Luis Bunuel vis-à-vis de ces mouvements. Le résultat de la démarche littéraire de Max Aub est un livre unique, tout à la fois portrait d'un homme et de son époque. 2
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Nombre de pages
560
Date de parution
21/10/2022
Poids
740g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782916749631
Titre
Luis Buñuel, roman
Auteur
Aub Max ; Frayssinet Claude de
Editeur
FONDEURS BRIQUE
Largeur
138
Poids
740
Date de parution
20221021
Nombre de pages
560,00 €
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Il pourrait s'agir d'un (petit) volume de confessions. A la faveur d'une préface mi-figue mi-raisin, où mauvaise foi et sincérité confondent assez vertigineusement leurs rôles, l'auteur nous laisse croire que les "crimes" dont il est question dans son livre sont le fruit d'une longue enquête auprès des divers (et nombreux) assassins qu'il a pu croiser sur deux continents. Mais très vite l'on sent que ces actes irréparables, il les prend à son compte : oui, c'est bien lui qui a commis (ou rêvé de commettre ?), au long d'une vie très ordinairement remplie, cette centaine de meurtres perpétrés au moyen d'armes variées, simples ou sophistiquées suivant les cas, dans des mises en scènes baroques ou classiques, par souci de morale et de vertu le plus souvent, de justice toujours. Cioran aimait à dire qu'il ne se souvenait pas avoir vécu une journée de sa vie où ne lui fût pas venue au moins une fois, et généralement plusieurs, le désir d'occire un (ou plusieurs) représentants de cette tribu que l'on appelle l'humanité. Avait-il lu le petit livre de Max Aub ? Il n'est plus là pour nous le dire. L'eût-il fait qu'un vif sentiment d'envie n'eût pas manqué de l'étreindre, car le señor Aub n'y va pas de main morte, si l'on ose dire. Couronné à sa sortie en français par le Grand Prix de l'Humour noir, Crimes exemplaires avait été salué par toute la presse : "Humour de styliste, qui aiguise les pointes et envenime le dard, à la manière de Swift ou à celle de Borges... Un éclat de diamant."
Résumé : Qui est Jusep Torres Campalans, cet illustre méconnu méritant une si magistrale biographie ? Un peintre catalan ayant rejoint son ami Pablo Picasso sur la butte Montmartre à l'aube du XXe siècle, pionnier du cubisme, jalousé par Juan Gris mais fort apprécié d'Apollinaire et de Mondrian. Conjuguant anarchisme et foi catholique, il a mis fin à sa carrière de peintre en 1914, les origines allemandes de sa compagne précipitant son exil au Chiapas (Mexique) où il va cultiver un art de vivre hédonique auprès des Chamulas. C'est là que Max Aub aurait rencontré ce personnage légendaire, un être propice à la fiction. Et pour cause, puisqu'il n'a jamais existé hors cette supercherie littéraire. Y. P.
Max Aub publie Crimes exemplaires au Mexique en 1956, et depuis, ce petit brûlot est devenu unclassique de l?humour noir, considéré par ses aficionados comme un livre culte. L?auteur passe en revue cent trente assassinats commis en toute bonne foi. Des crimes motivés par la nécessité: « Je l?ai tué parce qu?ils m?ont donné vingt pesos pour que je le fasse »; l?exaspération: « Je voulais un fils, Monsieur! A la quatrième fille je l?ai tuée »; l?amour: « ? Plutôt mourir! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c?était lui faire plaisir »?Cynisme, férocité et drôlerie se mêlent dans ce florilège de confessions fantaisistes et affûtées?comme des lames de couteau.
Dans une cantina, un militaire et un avocat se disputent la même femme. Pancho Villa en personne intervient dans la dispute... Un imprimeur espagnol mécontente ses employés mexicains en refusant la bénédiction du prêtre pour la nouvelle presse... Une famille de métayers affronte la sécheresse et l'avidité de ses voisins... Avec l'aide de trois complices, un collecteur de fonds monte une escroquerie contre sa société. Mourra bien qui mourra le premier... Où l'on découvre que les Chinois ont aussi créé les poissons blancs du lac de Patzcuaro... Un propriétaire foncier s'identifie tellement à sa terre qu'elle le poursuit... Une jeune branche coupée se métamorphose en serpent dans une parabole amoureuse... Où l'on retrouve les serpents comme métaphore des exilés espagnols menant la guerre aux côtés des Mexicains contre les États-Unis... Les zopilotes attendent leurs proies : des hommes qui sont, vont être ou ont été... Un homme de paille fume sa dernière cigarette...
B. Traven reste la personnalité littéraire la plus consciencieusement insaisissable du XXe siècle. Qui fut l'auteur de la dizaine de romans, dont le célèbre Trésor de la sierra Madre, et recueils de nouvelles mettant en scène des exploités? Fut-il Ret Marut, ce jeune acteur et poète anarchiste arrêté lors de la rébellion munichoise de 1919? Ou bien T. Torsvan, un explorateur et scientifique norvégien? Ou alors Hal Croves, scénariste et agent littéraire américain? On parla même de lui comme du fils illégitime du Kaiser Guillaume II... Il est néanmoins établi qu'il vécu et travailla au Mexique, sous diverses identités, du milieu des années vingt jusqu'à sa mort, survenue en 1969. Attiré par cette énigme, en 1975 Jonah Raskin est invité à Mexico par la veuve de l'écrivain pour écrire sa biographie. Il y rencontra ceux qui le connurent, eut accès à ses archives et parcourut les lieux arpentés par l'écrivain. Dans A la recherche de B. Traven, nous contemplons cette identification qui le conduisit au bord de la folie. Cette troublante mise en abîme est le plus bel hommage rendu à l'écrivain qui déclarait dès 1926 :. " Mon histoire personnelle ne décevrait pas les lecteurs, mais elle ne regarde que moi et je tiens à ce qu'il en soit ainsi."
Le texte a paru tout d'abord en feuilleton à El Paso (Etats-Unis) en 1916. Repris en volume au Mexique en 1920, le livre connut à partir de 1924 un succès qui en fit le roman fondateur de la littérature révolutionnaire mexicaine. Le livre fut rapidement traduit en anglais, en allemand, en français (une première édition en 1928 dans la revue du parti communiste, Monde, sous l'impulsion de Henri Barbusse, puis une deuxième en 1930 préfacée par Valery Larbaud sur laquelle nous basons notre édition). Il fit l'objet d'adaptations théâtrale (1929) et cinématographique (1940), et influença les peintres muralistes comme Orozco. Rénovateur des lettres mexicaines, Azuela annonce les oeuvres de Martín Luis Guzmán (L'Aigle et le serpent, 1926 ; L'Ombre du caudillo, 1929) qui installèrent le thème révolutionnaire au coeur de la production littéraire du pays.
Le texte a paru tout d abord en feuilleton sous le titre de Breaking the Shackles. Jack Black y narre son existence avec une ironie caustique mais sans jamais se départir de générosité et de compassion pour les exclus du système. You Can t Win s inscrit dans la tradition du récit d aventures de l Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n est trop éloignée. Nous le suivons à travers les États-Unis dans les trains de marchandises, dans les pensions, les fumeries d opium, les tribunaux, les geôles de campagne et les pénitenciers. Il nous fait rencontrer un peuple d Américains dont les livres d histoire ne disent rien, un peuple volontairement souterrain, avec ses codes, ses règles et ses héros. Devenu un livre culte aux États-Unis, ayant servi de matrice au Junky de William Burroughs et annonçant Sur la route de Kerouac, You Can t Win demeure une leçon de vie et un plaidoyer pour une existence affranchie de toute convention.