Le texte a paru tout d'abord en feuilleton à El Paso (Etats-Unis) en 1916. Repris en volume au Mexique en 1920, le livre connut à partir de 1924 un succès qui en fit le roman fondateur de la littérature révolutionnaire mexicaine. Le livre fut rapidement traduit en anglais, en allemand, en français (une première édition en 1928 dans la revue du parti communiste, Monde, sous l'impulsion de Henri Barbusse, puis une deuxième en 1930 préfacée par Valery Larbaud sur laquelle nous basons notre édition). Il fit l'objet d'adaptations théâtrale (1929) et cinématographique (1940), et influença les peintres muralistes comme Orozco. Rénovateur des lettres mexicaines, Azuela annonce les oeuvres de Martín Luis Guzmán (L'Aigle et le serpent, 1926 ; L'Ombre du caudillo, 1929) qui installèrent le thème révolutionnaire au coeur de la production littéraire du pays.
Nombre de pages
144
Date de parution
11/12/2007
Poids
196g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782916749020
Titre
Ceux d'en bas
Auteur
Azuela Mariano
Editeur
FONDEURS BRIQUE
Largeur
135
Poids
196
Date de parution
20071211
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
- Faites de moi ce que vous voudrez... Je me suis sûrement trompé sur votre compte... Il y a un long silence. Puis: - J'ai cru que vous accepteriez avec plaisir celui qui vient vous proposer son aide, une pauvre aide que la mienne, mais qui ne peut que vous rendre service... Moi, que la Révolution triomphe ou pas, qu'est-ce que j'y gagne? Au fur et à mesure qu'il parle, il s'anime et la lassitude de son regard disparaît par instants. - La Révolution profite au pauvre, à l'ignorant, à celui qui toute sa vie a été esclave, aux malheureux qui ne savent même pas que, s'ils le sont, c'est parce que le riche fait de l'or sur les larmes, la sueur et le sang des pauvres... - Bah... Qu'est-ce que ça vient faire?... Moi, les sermons, j'en ai rien à cirer! s'écrie Pancracio. Biographie de l'auteur Mariano Azuela ( 1873-1952 ). Né dans l'État de Jalisco, médecin de formation. Visionnaire, il annonce dès 1911 dans Andrés Pérez, madériste ( Andrés Pérez, maderista ) le bouleversement révolutionnaire à venir. Lorsque éclate la deuxième phase de la révolution mexicaine, en 1913, Azuela écrit le roman qui lui conférera la célébrité, Ceux d'en bas ( Los de abajo, 1915 ). Publié dans un premier temps au Texas, où Azuela a dû se réfugier, le roman passera inaperçu jusqu'à ce qu'il soit réédité dix ans plus tard sous forme de feuilleton. De retour au Mexique en 1917, Azuela se révélera un romancier fécond jusqu'à la fin de sa vie: La Malhora ( 1923 ), El Desquite ( 1925 ), La Luciérnaga ( 1932 ), Regina Landa ( 1941 ), Nueva burguesia ( 1944 ), La Marchanta ( 1944 ) et La Mujer.domada ( 1946 ).
En 1966, le boxeur noir, Rubin ?Hurricane? Carter, est arrêté pour le triple meurtre de consommateurs blancs dans un bar de Paterson, New Jersey. Il clame son innocence mais est néanmoins condamné. Depuis sa prison, il nous raconte ce qui l'a amené jusque-là : une enfance dans les États-Unis de la ségrégation avec les gangs, les premiers menus larcins, le placement en école disciplinaire dès l'âge de 11 ans à la suite d'une agression sexuelle dont il est victime, puis un vol qui le conduit en maison de redressement à 14 ans. Il parvient à s'évader avant sa majorité et s'engage dans l'armée. Il y découvre la boxe et commence une carrière qui le conduira aux portes de la consécration. Son punch lui fait fréquemment remporter ses matchs par des KO fulgurants et lui vaut son surnom, ?L'Ouragan?. Fin 1964, il est volé de la victoire dans le combat pour le championnat du monde. Il ne retrouvera pas de seconde chance avant son arrestation. Incarcéré, Rubin Carter obtient, après de nombreuses semaines à l'isolement et des brimades constantes, de ne pas porter l'habit du prisonnier, de ne pas manger la nourriture de la prison, de ne pas participer à la vie carcérale. C'est à ce prix qu'il peut continuer à vivre emprisonné à tort. Il concentre son énergie dans sa lutte judiciaire, étudiant le droit et acquérant une éducation que la vie ne lui avait pas donné l'occasion d'aborder. Ce livre est son moyen de démontrer au monde son innocence; Mohamed Ali s'engagera à ses côtés, tout comme Bob Dylan, avec sa chanson ?Hurricane? et sa tournée Rolling Thunder (1975) devant servir à faire parler de l'affaire et à obtenir la libération de Carter (livre de Larry Sloman sur cette tournée, paru aux Fondeurs de Briques, octobre 2015). Traversant plusieurs milieux ? société ségrégationniste, système carcéral, armée, monde de la boxe ? le récit de Rubin Carter est cru et rythmé d'une volonté viscérale de sur-vivre. Il porte l'implacable regard de celui qui a connu l'injustice et pour qui tout ce qui ne le détruit pas le rend plus fort.
Dans une cantina, un militaire et un avocat se disputent la même femme. Pancho Villa en personne intervient dans la dispute... Un imprimeur espagnol mécontente ses employés mexicains en refusant la bénédiction du prêtre pour la nouvelle presse... Une famille de métayers affronte la sécheresse et l'avidité de ses voisins... Avec l'aide de trois complices, un collecteur de fonds monte une escroquerie contre sa société. Mourra bien qui mourra le premier... Où l'on découvre que les Chinois ont aussi créé les poissons blancs du lac de Patzcuaro... Un propriétaire foncier s'identifie tellement à sa terre qu'elle le poursuit... Une jeune branche coupée se métamorphose en serpent dans une parabole amoureuse... Où l'on retrouve les serpents comme métaphore des exilés espagnols menant la guerre aux côtés des Mexicains contre les États-Unis... Les zopilotes attendent leurs proies : des hommes qui sont, vont être ou ont été... Un homme de paille fume sa dernière cigarette...
B. Traven reste la personnalité littéraire la plus consciencieusement insaisissable du XXe siècle. Qui fut l'auteur de la dizaine de romans, dont le célèbre Trésor de la sierra Madre, et recueils de nouvelles mettant en scène des exploités? Fut-il Ret Marut, ce jeune acteur et poète anarchiste arrêté lors de la rébellion munichoise de 1919? Ou bien T. Torsvan, un explorateur et scientifique norvégien? Ou alors Hal Croves, scénariste et agent littéraire américain? On parla même de lui comme du fils illégitime du Kaiser Guillaume II... Il est néanmoins établi qu'il vécu et travailla au Mexique, sous diverses identités, du milieu des années vingt jusqu'à sa mort, survenue en 1969. Attiré par cette énigme, en 1975 Jonah Raskin est invité à Mexico par la veuve de l'écrivain pour écrire sa biographie. Il y rencontra ceux qui le connurent, eut accès à ses archives et parcourut les lieux arpentés par l'écrivain. Dans A la recherche de B. Traven, nous contemplons cette identification qui le conduisit au bord de la folie. Cette troublante mise en abîme est le plus bel hommage rendu à l'écrivain qui déclarait dès 1926 :. " Mon histoire personnelle ne décevrait pas les lecteurs, mais elle ne regarde que moi et je tiens à ce qu'il en soit ainsi."
Le texte a paru tout d abord en feuilleton sous le titre de Breaking the Shackles. Jack Black y narre son existence avec une ironie caustique mais sans jamais se départir de générosité et de compassion pour les exclus du système. You Can t Win s inscrit dans la tradition du récit d aventures de l Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n est trop éloignée. Nous le suivons à travers les États-Unis dans les trains de marchandises, dans les pensions, les fumeries d opium, les tribunaux, les geôles de campagne et les pénitenciers. Il nous fait rencontrer un peuple d Américains dont les livres d histoire ne disent rien, un peuple volontairement souterrain, avec ses codes, ses règles et ses héros. Devenu un livre culte aux États-Unis, ayant servi de matrice au Junky de William Burroughs et annonçant Sur la route de Kerouac, You Can t Win demeure une leçon de vie et un plaidoyer pour une existence affranchie de toute convention.