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Aux sons des mémoires. Musiques, archives et terrains
Aterianus-Owanga Alice ; Santiago Jorge-P ; Jewsie
PU LYON
18,00 €
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EAN :9782729709099
Comment les musiques et les récits sonores accompagnent-ils la formation des mémoires collectives ? Quelles places occupent-ils au sein de sociétés et de régimes d'historicité pluriels, et comment sont-ils susceptibles d'y faire archive ? Quelles fonctions jouent alors l'ethnologue, l'ethnomusicologue, l'historien ou le sociologue dans la production et l'utilisation de ces sources ? Les contributions de cet ouvrage explorent ces questionnements, en décrivant la constitution de fonds d'archives, les méthodes de recueil de documents musicaux sur le terrain, et leur usage pour la connaissance des mémoires. A partir d'études de cas ciblées, l'ouvrage interroge la façon dont les acteurs contribuent à la formation, à la circulation et à l'usage de fragments de mémoire voyageant par-delà les lieux et les époques. Il part d'études situées en dehors des territoires précédemment balisés par l'ethnomusicologie de l'Europe et de la France, pour mettre en lumière, dans des aires géographiques différentes, les relations existant entre archives et musiques.
Nombre de pages
206
Date de parution
12/12/2016
Poids
320g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782729709099
Titre
Aux sons des mémoires. Musiques, archives et terrains
Auteur
Aterianus-Owanga Alice ; Santiago Jorge-P ; Jewsie
Editeur
PU LYON
Largeur
150
Poids
320
Date de parution
20161212
Nombre de pages
206,00 €
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Voici un ensemble de textes de rap en langue fang nzaman écrits par le rappeur Roda N'no. Traduite et commentée en dialogue avec une réflexion anthropologique, l'oeuvre allie la culture hip-hop aux savoirs acquis par le biais d'une éducation en contexte rural. Elle est le produit d'un effort de création d'espaces musicaux à l'interstice entre l'urbain et le rural, entre les jeunes générations de Libreville et les anciens de la province.
Ce livre aborde la façon dont des rencontres charnelles et sensibles transforment des individus, des relations, et des rapports sociaux de race, de genre, de classe. Il donne à voir le sabar et ses déplacements entre le Sénégal et les villes européennes. Le lecteur découvre l'anthropologie, comme éthique relationnelle et discipline propice à saisir la complexité des liens fabriqués autour des rencontres passionnelles du sabar. Depuis plusieurs décennies, des artistes et des passionnés de danses sénégalaises sabar se retrouvent autour de stages, de cours et de rencontres musico-chorégraphiques, dans des villes de France, de Suisse, ou d'autres pays d'Europe. Nourri par des mobilités touristiques, migratoires, et artistiques, ce réseau s'épanouit dans le sillage d'un plus ancien marché de danses africaines, et se confronte aux imaginaires qu'il véhicule sur l'Afrique et ses traditions. Que nous apprennent ces rencontres à propos des transferts culturels, des relations et des reconfigurations des regards sur l'autre se jouant aujourd'hui entre l'Afrique et l'Europe ? Ce livre explore les relations et mondes sociaux générées par ces rencontres du sabar, à partir d'une approche anthropologique de situations dansées où s'articulent le culturel, l'émotionnel, l'intime, l'économique, et le religieux. En s'appuyant sur l'idée de post-exotisme, l'auteure prend pour parti de combiner la mise en évidence des racines coloniales de certaines représentations et rapports de pouvoir qui hantent la réception des danses africaines, tout en prêtant attention aux dialogues potentiellement transformateurs survenant autour de ces pratiques sensibles, relations amoureuses, conversations religieuses et savoirs que le sabar engrange. L'ouvrage fournit ainsi un éclairage inédit sur un secteur artistique qui transforme les villes européennes et les circuits de la "Méditerranée noire" depuis plusieurs décennies, mais qui a rarement été examiné sous cet angle par les sciences sociales.
Cet ouvrage offre une micro-analyse du quotidien des habitants de Libreville, en s'attachant à une dimension incontournable des échanges et des pratiques qui s'y donnent à voir : leur violence. Les articles examinent cette violence ordinaire et latente de la vie quotidienne à Libreville, démontrant comment violence des rapports sociaux, violence des institutions et violence de l'invisible s'entrecroisent.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.