Rencontres post-exotiques. Transmettre et éprouver les danses sabar en France et en Suisse
Aterianus Owanga Alice
PARIS OUEST
21,00 €
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EAN :9782840165378
Ce livre aborde la façon dont des rencontres charnelles et sensibles transforment des individus, des relations, et des rapports sociaux de race, de genre, de classe. Il donne à voir le sabar et ses déplacements entre le Sénégal et les villes européennes. Le lecteur découvre l'anthropologie, comme éthique relationnelle et discipline propice à saisir la complexité des liens fabriqués autour des rencontres passionnelles du sabar. Depuis plusieurs décennies, des artistes et des passionnés de danses sénégalaises sabar se retrouvent autour de stages, de cours et de rencontres musico-chorégraphiques, dans des villes de France, de Suisse, ou d'autres pays d'Europe. Nourri par des mobilités touristiques, migratoires, et artistiques, ce réseau s'épanouit dans le sillage d'un plus ancien marché de danses africaines, et se confronte aux imaginaires qu'il véhicule sur l'Afrique et ses traditions. Que nous apprennent ces rencontres à propos des transferts culturels, des relations et des reconfigurations des regards sur l'autre se jouant aujourd'hui entre l'Afrique et l'Europe ? Ce livre explore les relations et mondes sociaux générées par ces rencontres du sabar, à partir d'une approche anthropologique de situations dansées où s'articulent le culturel, l'émotionnel, l'intime, l'économique, et le religieux. En s'appuyant sur l'idée de post-exotisme, l'auteure prend pour parti de combiner la mise en évidence des racines coloniales de certaines représentations et rapports de pouvoir qui hantent la réception des danses africaines, tout en prêtant attention aux dialogues potentiellement transformateurs survenant autour de ces pratiques sensibles, relations amoureuses, conversations religieuses et savoirs que le sabar engrange. L'ouvrage fournit ainsi un éclairage inédit sur un secteur artistique qui transforme les villes européennes et les circuits de la "Méditerranée noire" depuis plusieurs décennies, mais qui a rarement été examiné sous cet angle par les sciences sociales.
Nombre de pages
200
Date de parution
10/04/2024
Poids
456g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782840165378
Titre
Rencontres post-exotiques. Transmettre et éprouver les danses sabar en France et en Suisse
Auteur
Aterianus Owanga Alice
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
170
Poids
456
Date de parution
20240410
Nombre de pages
200,00 €
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Voici un ensemble de textes de rap en langue fang nzaman écrits par le rappeur Roda N'no. Traduite et commentée en dialogue avec une réflexion anthropologique, l'oeuvre allie la culture hip-hop aux savoirs acquis par le biais d'une éducation en contexte rural. Elle est le produit d'un effort de création d'espaces musicaux à l'interstice entre l'urbain et le rural, entre les jeunes générations de Libreville et les anciens de la province.
Aterianus-Owanga Alice ; Santiago Jorge-P ; Jewsie
Comment les musiques et les récits sonores accompagnent-ils la formation des mémoires collectives ? Quelles places occupent-ils au sein de sociétés et de régimes d'historicité pluriels, et comment sont-ils susceptibles d'y faire archive ? Quelles fonctions jouent alors l'ethnologue, l'ethnomusicologue, l'historien ou le sociologue dans la production et l'utilisation de ces sources ? Les contributions de cet ouvrage explorent ces questionnements, en décrivant la constitution de fonds d'archives, les méthodes de recueil de documents musicaux sur le terrain, et leur usage pour la connaissance des mémoires. A partir d'études de cas ciblées, l'ouvrage interroge la façon dont les acteurs contribuent à la formation, à la circulation et à l'usage de fragments de mémoire voyageant par-delà les lieux et les époques. Il part d'études situées en dehors des territoires précédemment balisés par l'ethnomusicologie de l'Europe et de la France, pour mettre en lumière, dans des aires géographiques différentes, les relations existant entre archives et musiques.
Cet ouvrage offre une micro-analyse du quotidien des habitants de Libreville, en s'attachant à une dimension incontournable des échanges et des pratiques qui s'y donnent à voir : leur violence. Les articles examinent cette violence ordinaire et latente de la vie quotidienne à Libreville, démontrant comment violence des rapports sociaux, violence des institutions et violence de l'invisible s'entrecroisent.
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature – qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie. Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits.
Le14 septembre 2011, dans l'émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : "Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu'on ne peut pas voir... de l'inconnu ou des choses comme cela... Question : C'est cela que vous tentez de faire ? approcher de l'invisible... Réponse : Ce qu'on fait naturellement, ce que font beaucoup d'écrivains à leur manière. Quand j'étais adolescent, l'un des premiers livres qui m'avaient touché, c'est un livre de Maurice Blanchot je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école c'était un livre qui s'appelait Thomas l'Obscur voilà c'est Thomas l'Obscur". Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l'Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : "Le premier roman de M Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel". Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d'écrivains. L'intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l'écriture de Blanchot pose la question de l'invention du langage à travers l'acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot.
Résumé : Quelle contemporanéité singulière chercher chez Rohmer, dont l'oeuvre théorique, télévisuelle et filmique dialogue ouvertement ou secrètement avec Chrétien de Troyes, Blaise Pascal et Honoré d'Urfé autant qu'avec Proust, Hitchcock, Antonioni, Godard et Ricardo Bofill ? A sa disparition en 2010, on a tout naturellement, en France et à l'étranger, salué en l'auteur de La Collectionneuse, de Ma nuit chez Maud, du Genou de Claire et de Pauline à la plage, le Marivaux ou le "moraliste du septième art", le "Master of tact", "le cinéaste littéraire par excellence". Réunissant, autour d'une commune attraction, des spécialistes de la littérature française et du cinéma, ce Rohmer en perspectives propose d'aborder le cinéaste à travers le prisme d'une contemporanéité complexe et contradictoire où l'héritage humaniste et la quête de beauté, de vérité et d'ordre s'ouvrent, non sans ambiguïté, aux intrusions, empêchements, déséquilibres et désordres du vivant. Entre le celluloïd, le polaroïd et le marbre, se dessine ici le portrait de Rohmer en contemporain inactuel qui, du Signe du lion aux Amours d'Astrée et de Céladon, n'a cessé d'exposer le classicisme français aux rayons de la modernité et de l'historicité cinématographiques.