Pour une Afrique émergente. Une culture tournée vers l'avenir, hommage au professeur Maurice Tadadje
Assoumou Jules ; Mba Gabriel ; Ndibnu Messina Juli
L'HARMATTAN
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EAN :9782343092140
Langues, arts et civilisations font partie du patrimoine de l'homme et participent à lui ouvrir les portes du développement. Leur gestion intelligente influe sur la qualité de la vie des sociétés, quelles qu'elles soient. Ainsi, on peut objectivement dire que le devenir des peuples réside dans la prise en compte de la richesse que constituent leurs langues, leurs traditions et leurs littératures, véritables réceptacles au travers desquels transparaissent des arts d'être, de vivre et de faire, qui contribuent à l'implémentation d'un développement durable et viable. Comment imaginer une Afrique émergente sans sa racine pivot, la culture, sous-bassement de toute forme d'industrie ? Telle est la problématique centrale qui sous-tend les contributions à ce volume, enfanté par les Deuxièmes Journées des Sciences du Langage (DJSL), qui se sont tenues du 1er au 3 octobre 2014 à l'université de Douala, au Cameroun.
Nombre de pages
376
Date de parution
04/11/2016
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343092140
Titre
Pour une Afrique émergente. Une culture tournée vers l'avenir, hommage au professeur Maurice Tadadje
Auteur
Assoumou Jules ; Mba Gabriel ; Ndibnu Messina Juli
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20161104
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
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Le développement des technologies d la communication, l'interconnexion des peuples et les tensions démocratiques engendrent un démantèlement des représentations et normes ayant organisé notre connaissance des autres et du monde. La volonté des articles de ce volume varia est de montrer les mutations profonde de la société en Afrique en évoquant le jeu, le téléphone, la place de la femme, l'immigration, les missions scientiques...
Cet ouvrage collectif est articulé sur un questionnement des rapports entre langues, littératures et identités. Quatre axes principaux sont abordés : la littérature, qui combine enjeux culturels et esthétique littéraire ; la sociolinguistique, sous l'angle de la dynamique des langues dans un contexte de mutations sociales ; la morphosyntaxe comme description des langues africaines ; la didactique des langues africaines en contexte multilingue et multiculturel.
Les noms sont des sources de savoirs et des conservateurs de connaissances exploitables en sociolinguistique, en histoire, en sociologie et en géographie. Riches de significations, les noms renseignent et informent sur les origines des peuples, leur culture et leur environnement. Ils donnent également à comprendre les conquêtes et les déplacements des personnes qui en sont à l'origine ainsi que la charge spirituelle dont ils regorgent. Et pour mieux saisir ce lien, une intrusion onomastique dans la culture de ces peuples permet de comprendre la signification des noms et le contexte qui les entoure. En somme, le nom en Afrique peut être exploité comme un outil méthodologique pour des recherches pluridisciplinaires.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...