Assayag-Ghanem Karen ; Chamak Marion ; Cholewa Lau
L'HARMATTAN
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EAN :9782343084695
Après un merveilleux séjour à Montréal, Karen arrive toute pimpante à Villejuif pour son scanner de contrôle. Ses marqueurs tumoraux sont normaux, ce qui indique que la chimio médicamenteuse lui convient bien, et ses cheveux ont repoussé. Pour la première fois en deux ans, elle se sent éblouissante. Son ange gardien, le professeur Cherqui, est stupéfait. ?Vous êtes superbe, dit-il en la prenant dans ses bras. Comment allez-vous ? Racontez-moi. ?Tout va bien ! J'ai repris ma vie en main. J'ai fait une très belle rencontre avec un auteur, et j'ai écrit un livre : un témoignage sur le cancer du pancréas ! ?Ca ne m'étonne pas. Tout est exceptionnel avec vous, car vous êtes quelqu'un d'exceptionnel ! Je suis fier de vous. En attendant le compte-rendu du scanner par son sauveur, le professeur Morère, Karen savoure sa victoire contre la maladie. Elle a souvent rêvé de ce moment magique, ce retour à Villejuif en vainqueur, avec ces francs sourires sur le visage de ses médecins, d'ordinaire si sérieux. Enfin, le professeur ouvre la porte et l'appelle.
Nombre de pages
262
Date de parution
03/02/2016
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343084695
Titre
Un jour, les autres c'est nous
Auteur
Assayag-Ghanem Karen ; Chamak Marion ; Cholewa Lau
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20160203
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
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Comment l'Inde, berceau d'une civilisation millénaire, est-elle devenue une nation ? De quelles façons la race, la culture, la langue et la religion ont-elles contribué à façonner la nation dans cette démocratie de plus d'un milliard d'habitants ... C'est par l'étude de quelques symboles à la fois émotionnels et mobilisateurs, comme la patrie, la carte, la vache, la mère, la déesse, l'ermitage, la procession, que Jackie Assayag a choisi d'éclairer la fabrique du nationalisme et la construction de l'Etat-nation en Asie du Sud, où cohabitent neuf cents millions d'hindous et plus de deux cents millions de musulmans. Cette enquête sur les traditions autochtones ou importées - liées à l'amour de la patrie et à la haine de l'étranger - montre la créativité des cultures et la complexité des sociétés depuis la colonisation et jusqu'à l'âge dit de la mondialisation. Où l'on découvre les formes originales qu'ont pris l'Etat-nation, le nationalisme et la xénophobie hors de l'Europe.
En dépit de la mondialisation et des autoroutes de l'information, de la circulation accrue des idées, des marchandises et des hommes, mais aussi des progrès de l'orientalisme, l'Inde reste trop souvent ce qu'elle fut depuis l'Antiquité : une terre d'affabulation et l'horizon d'exotisme par excellence. C'est en réalité au cours de l'histoire turbulente de la colonisation, notamment de la rivalité avec les Britanniques, que s'est construit l'exotisme français des Indes orientales jusqu'au XVIIIe siècle. Et c'est à travers la réfraction de la défaite (face à la " perfide Albion ") dans l'imaginaire de " passeurs d'Orient " de second rang qu'il s'est perpétué jusqu'à nos jours sur un mode nostalgique ou révulsé, mais la plupart du temps désabusé et revanchard. De fait, l'exotisme français sacrifia trois siècles durant aux poncifs sur la romance coloniale et les (dés) unions raciales, les rapports tumultueux entre religions, le despotisme oriental et les coutumes barbares, les vocations comparées des puissances colonisatrices, enfin les vagues successives de fascination et de désenchantement qui accompagnèrent expansions et replis de la France outre-mer. C'est à ce processus au long court d'" exotisation ", déclinant les formes à la fois profuses et répétitives de l'altérité, qu'invite cette " Inde fabuleuse " à partir d'?uvres mal connues ou inédites dans les genres de l'opéra, du théâtre, du roman, de la littérature de voyage, de la philosophie, de l'anthropologie, de la bande dessinée et du cinéma.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...