Archives juives N° 54/1, 1er semestre 2021 : Les migrations juives d'Europe centrale et orientale en
Assan Valérie
PUF
19,00 €
Epuisé
EAN :9782130828716
Dans la deuxième moitié des années 1940, plusieurs dizaines de milliers de Juifs d'Europe orientale, originaires surtout de Pologne mais aussi de Roumanie, de Hongrie ou des pays baltes, et pour beaucoup de langue et de culture yiddish, arrivent en France au terme d'une errance parfois longue de plusieurs années. Ayant survécu dans les territoires occupés par l'Allemagne nazie et fait l'expérience des ghettos, des camps et de la vie clandestine, ou ayant passé la guerre en URSS ou dans des pays épargnés par l'invasion allemande, ces réfugiés ont ensuite été nombreux à rejoindre les camps de personnes déplacées (DPs) en Allemagne, en Autriche et en Italie, suivant pour beaucoup les routes ouvertes par la Brichah vers la Palestine mandataire. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont fui les contrées où les leurs ont été exterminés, où l'antisémitisme perdure sous des formes variées (allant de l'hostilité diffuse à la violence meurtrière) et où des régimes communistes sont progressivement établis. Dans cette pérégrination, la France est souvent une étape incontournable pour des migrants qui la perçoivent comme un refuge temporaire où " poser sa tête " (Françoise Frenkel) avant de repartir ailleurs, ou comme le pays dans lequel ils pourront s'établir pour enfin reconstruire leur vie à l'échelle individuelle, familiale et communautaire. Mais certains d'entre eux demeurent définitivement en France. C'est à l'histoire de cette immigration juive en provenance d'Europe orientale vers la France (et surtout Paris) de la fin de la Seconde Guerre mondiale au milieu des années 1950 (l'année 1954 voyant le départ des dernières personnalités phares de cette vague migratoire vers d'autres horizons) qu'est consacré ce dossier de la revue Archives juives. Il entend réunir pour la première fois les historiens ayant récemment et simultanément travaillé sur les aspects sociaux, culturels et politiques de cette vague migratoire encore méconnue. Ce faisant, il s'agira entre autres de montrer en quoi ces migrants ont eux aussi contribué à façonner le monde juif en France à court et moyen-terme, notamment en en faisant l'un des pôles mondiaux de la diaspora yiddishophone au sortir du génocide.
Nombre de pages
156
Date de parution
21/04/2021
Poids
256g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782130828716
Titre
Archives juives N° 54/1, 1er semestre 2021 : Les migrations juives d'Europe centrale et orientale en
Auteur
Assan Valérie
Editeur
PUF
Largeur
163
Poids
256
Date de parution
20210421
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une variété d'articles sur l'histoire des Juifs de FranceLe dossier thématique qui ouvre ce nouveau numéro d'Archives juives est né d'un double constat : la marginalisation, de leur vivant, des femmes artistes issues du monde juif et leur sous-représentation, jusqu'à une période récente, au sein des collections institutionnelles. En tant que femmes, ces créatrices durent d'abord imposer auprès de leur environnement familial leur désir de devenir artistes. C'est ensuite dans un milieu majoritairement masculin qu'elles firent leurs débuts. Plusieurs d'entre elles, originaires d'Europe orientale, trouvent en France, et notamment à Paris, un asile et un foyer artistique propice à la création. Sous l'Occupation, exclues des écoles d'art et de l'enseignement, sans emploi, coupées du milieu artistique, internées dans les camps du régime de Vichy, cachées ou exilées, elles continuent à produire autant que leurs conditions précaires le permettent. Au lendemain de la guerre, les femmes occupent une toute petite place au sein des collectifs d'artistes juifs ayant survécu à la Shoah qui se constituent à Paris. Autour de Pascale Samuel, conservatrice des collections d'art moderne et contemporain du Musée d'art et d'histoire du judaïsme (Paris), les contributrices et contributeurs de ce dossier retracent l'expérience singulière de plusieurs de ces femmes artistes à travers, notamment, une série de portraits croisés qui font écho à l'actualité culturelle : les peintres Alice Halicka et Charlotte Henschel, la dessinatrice Sonia Steinsapir et la danseuse Paula Padani ont toutes fait l'objet d'une exposition au Musée d'art et d'histoire du judaïsme en 2025. Un article de mélanges consacré au regard de Antoine de Saint-Exupéry sur le régime de Vichy et une notice biographique sur la photographe Denise Bellon complètent cette exploration du monde de la création en France pendant et après la Shoah.
Quelle influence les Juifs du Maghreb ont-ils eu sur la reconfiguration du judaïsme en France ?Le dossier thématique qui ouvre ce nouveau numéro d'Archives juives est né d'un double constat : la marginalisation, de leur vivant, des femmes artistes issues du monde juif et leur sous-représentation, jusqu'à une période récente, au sein des collections institutionnelles. En tant que femmes, ces créatrices durent d'abord imposer auprès de leur environnement familial leur désir de devenir artistes. C'est ensuite dans un milieu majoritairement masculin qu'elles firent leurs débuts. Plusieurs d'entre elles, originaires d'Europe orientale, trouvent en France, et notamment à Paris, un asile et un foyer artistique propice à la création. Sous l'Occupation, exclues des écoles d'art et de l'enseignement, sans emploi, coupées du milieu artistique, internées dans les camps du régime de Vichy, cachées ou exilées, elles continuent à produire autant que leurs conditions précaires le permettent. Au lendemain de la guerre, les femmes occupent une toute petite place au sein des collectifs d'artistes juifs ayant survécu à la Shoah qui se constituent à Paris. Autour de Pascale Samuel, conservatrice des collections d'art moderne et contemporain du Musée d'art et d'histoire du judaïsme (Paris), les contributrices et contributeurs de ce dossier retracent l'expérience singulière de plusieurs de ces femmes artistes à travers, notamment, une série de portraits croisés qui font écho à l'actualité culturelle : les peintres Alice Halicka et Charlotte Henschel, la dessinatrice Sonia Steinsapir et la danseuse Paula Padani ont toutes fait l'objet d'une exposition au Musée d'art et d'histoire du judaïsme en 2025. Un article de mélanges consacré au regard de Antoine de Saint-Exupéry sur le régime de Vichy et une notice biographique sur la photographe Denise Bellon complètent cette exploration du monde de la création en France pendant et après la Shoah.
En 1845, la France dote les communautés juives d'Algérie de nouvelles institutions: un Consistoire israélite algérien siégeant à Alger et deux consistoires provinciaux, à Oran et à Constantine, sont créés par une ordonnance royale. La mesure a été réclamée par le Consistoire central des israélites de France. Celui-ci souhaite appliquer aux judaïcités algériennes le programme de régénération religieuse, sociale et culturelle qu'il prétend mettre en ?uvre en métropole. Le projet de rendre les juifs « indigènes » citoyens français, envisagé dans un premier temps par le gouvernement, est finalement repoussé à un avenir lointain. Totalement étrangers au judaïsme maghrébin, les consistoires vont-ils marquer durablement de leur empreinte les communautés juives algériennes? Peu nombreux et mal accueillis par leurs coreligionnaires africains, les rabbins alsaciens envoyés par le Consistoire central sont-ils en mesure de mener à bien leur « mission civilisatrice »? Comment les élites locales qui siègent à leurs côtés s'approprient-elles les nouvelles institutions communautaires? Quelle place est laissée aux rabbins « indigènes »? Comment les dirigeants des consistoires font-ils face à la crise anti-juive qui culmine en 1898 dans la colonie...Autant de questions auxquelles répond ce livre qui retrace, à travers l'histoire des consistoires, les étapes de la modernisation des sociétés juives algériennes de 1830 à la veille de la Première Guerre mondiale. Agrégée de lettres classiques, docteur en histoire, Valérie Assan a contribué à plusieurs livres collectifs sur l'histoire des juifs de France et d'Afrique du Nord. Cet ouvrage est issu de sa thèse, soutenue en 2010 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et récompensée en 2011 par le Prix de thèse d'études juives en langue française de la Société des études juives.
Cinéma et judaïsmeLe dossier thématique qui ouvre ce nouveau numéro d'Archives juives est né d'un double constat : la marginalisation, de leur vivant, des femmes artistes issues du monde juif et leur sous-représentation, jusqu'à une période récente, au sein des collections institutionnelles. En tant que femmes, ces créatrices durent d'abord imposer auprès de leur environnement familial leur désir de devenir artistes. C'est ensuite dans un milieu majoritairement masculin qu'elles firent leurs débuts. Plusieurs d'entre elles, originaires d'Europe orientale, trouvent en France, et notamment à Paris, un asile et un foyer artistique propice à la création. Sous l'Occupation, exclues des écoles d'art et de l'enseignement, sans emploi, coupées du milieu artistique, internées dans les camps du régime de Vichy, cachées ou exilées, elles continuent à produire autant que leurs conditions précaires le permettent. Au lendemain de la guerre, les femmes occupent une toute petite place au sein des collectifs d'artistes juifs ayant survécu à la Shoah qui se constituent à Paris. Autour de Pascale Samuel, conservatrice des collections d'art moderne et contemporain du Musée d'art et d'histoire du judaïsme (Paris), les contributrices et contributeurs de ce dossier retracent l'expérience singulière de plusieurs de ces femmes artistes à travers, notamment, une série de portraits croisés qui font écho à l'actualité culturelle : les peintres Alice Halicka et Charlotte Henschel, la dessinatrice Sonia Steinsapir et la danseuse Paula Padani ont toutes fait l'objet d'une exposition au Musée d'art et d'histoire du judaïsme en 2025. Un article de mélanges consacré au regard de Antoine de Saint-Exupéry sur le régime de Vichy et une notice biographique sur la photographe Denise Bellon complètent cette exploration du monde de la création en France pendant et après la Shoah.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.