
La chanson d'amour de Judas Iscariote
Dans ce texte déroutant à bien des égards, Juan Asensio évoque l'une des figures les plus connues de l'imaginaire occidental : Judas. Cependant, ce livre n'est point une froide étude littéraire ou théologique qui se proposerait de relever quelques-unes des occurrences les plus marquantes du personnage de Judas dans les oeuvres de Perutz, Claudel, Gadenne et de tant d'autres. En effet, la légende médiévale (et ses prolongements littéraires jusqu'à l'époque contemporaine) bâtie autour du personnage abhorré du Traître, l'apôtre Judas Iscariote vendeur du Christ, n'est que la façade, le texte si l'on veut, alors que le prétexte, le motif secret inscrit dans la trame du tapis, est une méditation angoissée sur l'exigence propre de la parole que doit mener jusqu'à son terme absolu celui qui fait acte d'écriture, afin, en la sacrifiant, de la sauver. On jugera probablement que l'extrême prétention de pareille tâche n'a d'égale que l'apparente faillite de l'entreprise. Car vouloir trahir, vouloir se trahir, trahir sa propre parole, cela suppose la volonté surnaturelle de l'imposture, qu'il n'est sans doute donné à personne de désirer réaliser jusqu'à son plus haut degré de malfaisance : la damnation. L'écrivain véritable fait-il autre chose, en laissant advenir en sa bouche l'amertume, voire la véritable malédiction du dire, que de s'effacer peu à peu de la préoccupation des hommes, de sa propre vie même ...
| Nombre de pages | 125 |
|---|---|
| Date de parution | 09/04/2010 |
| Poids | 164g |
| Largeur | 134mm |
| EAN | 9782204090735 |
|---|---|
| Titre | La chanson d'amour de Judas Iscariote |
| Auteur | Asensio Juan |
| Editeur | CERF |
| Largeur | 134 |
| Poids | 164 |
| Date de parution | 20100409 |
| Nombre de pages | 125,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Critique meurt jeune
Asensio JuanLa critique meurt jeune si on compare sa longévité artificielle et bavarde aux oeuvres qu'elle est censée éclairer de ses nombreux savoirs. Aujourd'hui, à vrai dire, toutes ces sciences et pseudo-sciences (linguistique, psychanalyse, structuralisme, déconstruction, etc.) qui en ont enrichi. - et aussi brouillé - (exercice difficile, si elles semblent lui avoir procuré une caisse de résonance commode auprès des universitaires, mais aussi des journalistes, font hélas éloignée de sa nature première, après tout éminemment suspecte: la critique littéraire est un saut périlleux qui s'exécute sans filet. Surtout si l'on admet que le but des textes recueillis dans ce livre, consacrés dans leur majeure partie à des romanciers comme Nabe, Dantec, Semprun, Calasso ou encore Imré Kertesz dont les oeuvres sont écrites en ce moment même, sous nos yeux, ne vise à rien d'autre qu'à accompagner ces écrivains dans leur expérience radicale, celle du gouffre qu'est la littérature. On pourra donc lire les critiques recueillies dans ce volume, comme autant d'exercices dangereux, d'admiration ou de détestation, nécessairement voués à l'oubli. Ce serait pourtant compter sans la béquille - ou la lanterne sion admet que le critique littéraire est ce lanternarius chargé, aux temps des banquets romains, de raccompagner les convives à leur demeure, la nuit venue- dont la littérature ne saurait bien longtemps se passer à moins de se condamner à une cécité volontaire ou de se rendre, pieds et poings liés, aux hurlements des belles âmes qui, en détestant critique prétendument impuissante, n'aiment la littérature qu'à la moitié. Il faut donc, sans crainte, répéter les vers qu'Horace écrivit pour son Art poétique et qui doivent être lus comme une définition précise, à la fois modeste et redoutable, en un mot virile, de ce que doit ou plutôt devrait être la critique littéraire: "Je jouerai le rôle de la pierre à aiguiser, /Capable de rendre la lame coupante sans être elle-même apte à couper".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,55 € -

Essai sur l'oeuvre de George Steiner. La parole souffle sur notre poussière
Asensio JuanPremier ouvrage en français sur le grand penseur de tous les paradoxes, ce livre se veut un commentaire de l'?uvre de Steiner ainsi qu'un dialogue avec des auteurs tels que Karl Kraus, Léon Bloy, Sören Kierkegaard, Herman Broch ou Pierre Boutang qui fut son ami. Il tente de conserver le mystère dont s'est auréolé l'auteur de Réelles présences, tout en questionnant l'énigme d'une pensée qui ne cesse de sonder le Mal dont le vingtième siècle a été le miroir monstrueux.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER27,00 € -

La Littérature à contre-nuit
Asensio JuanQu'est-ce donc que ce livre, bizarrement intitulé La Littérature à contre-nuit ? Un essai regroupant des études, dont les angles d'attaque et l'écriture varient, consacrées aux liens que la littérature a. tissés, de très longue date (peut-être même depuis ses origines), avec le Mal ? Un ouvrage évoquant parmi bien d'autres noms, des auteurs tels que Georg Trakl, Joseph de Maistre, Ernesto Sàbato, Georges Bernanos, Cormac McCarthy, Paul Gadenne, Ernest Hello ou encore Arthur Rimbaud ? Ce livre est d'abord une plongée dans le gouffre: pour y chercher, fidèle au mot d'ordre de l'intrépide poète, quelque nouveauté et surtout, tenter de rapporter celle-ci pour l'exposer sous la lumière crue du jour. Car, si facile est la descente. nous savons quel terrible prix Orphée dut payer aux gardiens intraitables des Enfers pour en revenir : Il s'arrêta écrit Virgile dans ses Géorgiques. et au moment où ils atteignaient déjà la lumière, oubliant tout, hélas et vaincu dans son coeur, il se retourna pour regarder Eurydice. Aussitôt s'évanouit le résultat de tous ses efforts. Que nous désirions, à notre tour, nous retourner pour contempler, une dernière fois, ce que nous n'avons pu sauver des feux dévorants, jamais piège plus diabolique ne nous fût tendu.Juan Asensio, essayiste et critique littéraire collaborant à plusieurs revues (L 'Atelier du roman, Liberté politique, Libres, Nunc, etc.), est l'auteur de deux ouvrages : un essai sur George Steiner (La Parole souffle se- notre poussière, L'Harmattan, 2001) et La Critique meurt jeune (Le Rocher, 2006). Il a en outre participé à plusieurs ouvrages collectifs comme le Cahier de l 'Herne sur George Steiner, les Dossiers H sur Joseph de Maistre et Pierre Boutang, l'Enquête surale roman parue aux Éditions du Grand Souffle et dirigé un numéro hors série de La presse Littéraire évoquant les' écrivains infréquentables. Spécialiste de l'oeuvre de Georges Bernanos à laquelle il a consacré plusieurs articles parus dans les Études bernanosiennes, il a créé en mars 2004 un site. érudit et polémique intitulé Stalker; dissection du cadavre de la littérature.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER26,00 € -

La Terre demeure
Stewart George ; Asensio Juan ; Fournier-PargoireUne pandémie d'origine inconnue a décimé la population nord-américaine (et sans doute celle de toute la planète). Ish, qui a survécu au mal mystérieux, entame une traversée de l'Amérique qui va ancrer en lui la conscience que rien ne pourra plus être comme avant. Il parviendra à fonder une famille, quelques survivants s'agrégeront et formeront une petite communauté autour de lui, une "Tribu" qui, confrontée à l'Après, sera partagée entre la détresse, l'apathie et l'espoir, entre l'exploitation de l'héritage laissé par la civilisation effondrée (ses ressources, règles, croyances, etc.) et la nécessité de tout réinventer pour redonner goût et sens à la vie. Si La Terre demeure (traduction du titre original Earth Abides qui cite l'Ecclésiaste) relève a priori de la fiction post-apocalyptique et dystopique, le livre excède les limites du genre par la profondeur et l'actualité du regard qu'il porte sur le sort des êtres et des choses qui composent un monde, sur ce qu'est une société humaine en crise.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Conversions : le Texte dans la culture numérique. Une aventure pionnière (1968-2018)
Juste Yolande ; Poswick Réginald-FerdinandSur commande en 2-4 joursCOMMANDER120,00 € -

La Bible de Jérusalem. Edition voyage bleue
COLLECTIFLa Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.En stockCOMMANDER39,00 € -

Extrémismes religieux, violence et contexte éducatif
Arènes Jacques ; Viaux Jean-LucDepuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

LA CITE DE DIEU. Volume 1, livres I à X
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,40 € -

La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

LA CITE DE DIEU. Volume 3, livres XVIII à XXII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

Chemin vers le baptême et la vie chrétienne. Parcours catéchuménal pour adultes, Livre de l'accompag
LA DIFFUSION CATECHIUn document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 €

