Artières Philippe ; Boidy Maxime ; Eugène Pierre ;
POINT JOUR
21,00 €
Prévente
Sortie prévue le 22 octobre 2026
EAN :9782493674067
« Les Mots et les Choses » s'ouvre par un célèbre commentaire des « Ménines » de Velazquez. À travers ses textes sur Manet, mais aussi Magritte ou Fromanger, Foucault poursuivit en outre une longue réflexion sur la peinture.Plus ponctuellement, il s'intéressa à la photographie, admirant notamment l'ubiquité permise par les images de Duane Michals. Par ailleurs, si Foucault préférait aller au cinéma que d'en parler, il y vit aussi un outil pour produire une mémoire visuelle populaire.Les images relèvent aussi d'une activité imaginaire. Dans un article , il rêve ainsi « d'un livre à faire qui s'appellerait « "Les Plaisirs de l'Histoire". Il ne serait fait que de morceaux choisis [?] de reproductions de tableaux et de gravures, d'extraits d'ouvrages scolaires. » L'écriture de Foucault est souvent animée par des images ; ainsi, dans le récit du supplice de Damien, au début de « Surveiller et Punir ». Et c'est par une métaphore que la dernière phrase des « Mots et des Choses » évoque l'effacement probable de l'homme est figuré, « comme à la limite de la mer un visage sur le sable ».
Nombre de pages
152
Date de parution
22/10/2026
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493674067
ISBN
2493674065
Auteur
Artières Philippe ; Boidy Maxime ; Eugène Pierre ;
Editeur
POINT JOUR
Largeur
140
Date de parution
20261022
Nombre de pages
152,00 €
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Annoncer, militer, célébrer, revendiquer, dénoncer... La banderole s'infiltre partout. A la fois document et geste, on l'aperçoit dans les gradins des stades, agitée par les supporters, ou brandie par des fidèles dans des processions religieuses. Mais de Nancy à Santiago, de Londres à Gdansk, la banderole et sa puissance graphique sont surtout mises au service des villes en révolte. Quel pouvoir peut avoir une parole silencieuse ? Comment cet instrument politique est-il mis en scène ? Quel avenir peut-on imaginer pour la banderole à l'heure où les formes de l'écrit se renouvellent ? En explorant la plasticité incroyable des messages contestataires, Philippe Artières démontre qu'en filigrane de l'histoire de la banderole se dessine celle, captivante, des luttes sociales aux XXe et XXIe siècles.
Février 1971 : des intellectuels dont Michel Foucault, Daniel Defert, Pierre Vidal-Naquet, Gilles Deleuze, fondent le Groupe d'Information sur les prisons pour s'attaquer aux "barreaux du silence". Deux années durant, le GIP a rassemblé magistrats, journalistes, médecins, travailleurs sociaux, détenus, ex-détenus, familles autour d'une volonté commune d'"intolérance active" contre l'intolérable : l'univers carcéral où vivaient alors 20 000 détenus de droit commun. Avant sa dissolution en 1973, cinq brochures du GIP ont paru ; elles restituent la parole brute des prisonniers sans la filtrer, la déformer ni la monopoliser et racontent cette aventure collective au jour le jour. Des textes anonymes où l'on voit des invisibles sortir de l'ombre et s'inventer comme force politique.
Philippe Artières, historien passionné d'art contemporain et de littérature fragmentaire, laisse dans cet ouvrage libre cours à ses désirs secrets de chercheur, dans une approche de l'Histoire joyeusement savante, personnelle et insolite. Réunissant de courts textes très divers, Rêves d'histoire propose une anthologie de rêveries ou, plus exactement, de " désirs d'histoire " encore non explorées. On y trouvera donc des idées brutes, des pistes incongrues, des domaines de recherche à arpenter, parfois nées à la lecture d'une source ou d'une archive qui révèle son imaginaire potentiel, ces îlots encore vierges qu'aucune carte n'avait encore répertorié. Mais l'historien n'est pas romancier à proprement parler, plutôt collecteur de détails, explorateur du plus simple ordinaire. Et s'il ne prétend pas plus emprunter la posture du demiurge que renoncer à l'honnêteté intellectuelle du chercheur, il se fait ici résolument homme de récits. Ou comment raconter l'histoire de la ceinture, des ordonnances médicales, de la tombe de Pétain (le " salaud de Yeu "), des routes, de la banderole, etc. Brièvement développées, agrémentées d'allusions autobiographiques et organisées en trois parties (Objets/Lieux/Traces), ces échappées ouvrent autant de champs de recherche dont on se plaît à imaginer la fécondité, parfois vertigineuse - mais souvent à l'état d'ébauche, elles sont inscrites dans la frustration de l'inachèvement. Un exemple parmi d'autres : autour d'une réflexion sur la cloison, procédant par digressions successives, l'auteur propose une histoire croisée du confessionnal, du parloir et de l'hygiaphone - de quoi faire apparaître toute une géographie de la parole dans nos sociétés, ce qui ne nous étonnera pas chez ce foucaldien de la deuxième génération. Au terme de ce recueil, Philippe Artières revient dans une postface-manifeste inédite sur toutes ses tentations d'écriture et interroge " cet hybride objet qu'est le récit historique ".
Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de "Sandwich" l'éphémère supplément de Libération, y chercher les miettes de Vannée 1980, c'est ce que j'ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d'expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s'ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. A travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s'est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l'épaisseur de nos vies.