Pourquoi parler de son dans POU, revue dont le champ d'intervention intellectuel concerne d'ordinaire les politiques de l'image ? Tout simplement parce que le fait sonore entretient de multiples relations avec le visuel. Alors que les notions de " culture sonore " et de " culture visuelle " peinent encore à s'imposer dans le monde francophone, il s'agit en premier lieu d'appréhender la complexité de l'articulation du visible et de l'audible, et de la penser comme un problème scientifique et politique de plein droit. Ce onzième numéro de POU s'est construit autour d'un entretien avec Jonathan Sterne, retraçant le travail effectué pour son ouvrage Une histoire de la modernité sonore. L'auteur revient sur ses sources d'inspirations visuelles, ses relations avec la musicologie, ses affinités profondes avec les Cultural Studies, ainsi que sur la manière de repenser les formes de discipline et de répression par le son. Autant de thèmes que ce numéro cherche à mettre en résonance en discutant l'appropriation et la production autoritaire du sonore dans des : situations artistiques, ethnographiques, coloniales, industrielles, numériques ou encore éducatives. Médiatisé par les corps et les technologies de reproduction, le son est ici, l'instar de l'image, un médium de pensée, une voie d'accès vers ce qui le dépasse à l'échelle historique, au plus près des visibilités sociales et politiques.
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Nombre de pages
127
Date de parution
19/10/2015
Poids
370g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9791094646014
Titre
POLI N° 11 : Politiques sonores
Auteur
Boidy Maxime ; Meursault Pali ; Pailler Fred
Editeur
POLI POLITIQUE
Largeur
171
Poids
370
Date de parution
20151019
Nombre de pages
127,00 €
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Cette anthologie propose une arche ? ologie des Visual Studies comme champ d'e ? tudes politiques sous la forme d'un tour d'horizon des notions polyse ? miques et plurielles de "vision" et "visualité".
Résumé : A la confluence de l'histoire de l'art, de l'esthétique, de la théorie littéraire et des Cultural Studies, Les Visual Studies sont un important champ de réflexion universitaire, artistique et militant aux Etats-Unis et dans le monde anglo-saxon. Cet ouvrage est la première synthèse française retraçant ces débats d'idées. Il présente les principaux auteurs en confrontant leurs thèses, de manière accessible, aux nouvelles formes d'images et de visibilité, à cette culture visuelle.
Historiens et penseurs contemporains se passionnent toujours davantage pour les liens étroits qui unissent la science à l'imagerie. Encore s'agit-il de préciser ce que ces deux termes désignent. Mathématiques, chimie, histoire de l'art, sociologie ? Cartographies, esquisses, métaphores, photographies ? Ce sont l'ensemble de leurs relations possibles qui intéressent les contributeurs et les contributrices de ce numéro, consacré à la visualisation de la pensée scientifique sous ses formes les plus diverses et les plus inattendues. A l'instar de la reproduction ordinaire médiatisant l'oeuvre d'art, l'imagerie scientifique est parfois restée discrète, voire transparente. Des films mettant en scène experts, laboratoires et prototypes, aux expositions déployant des dispositifs pour rapprocher la science des publics, la représentation du savant dans la culture populaire ou celle du savoir dans la culture muséale sont autant de visibilités restées dans l'ombre, auxquelles ce numéro prête une attention particulière. Il s'agit de montrer qu'au-delà de la scientificité même, l'image et le regard ont toujours été à la pointe de la culture scientifique. Ils en sont les indispensables compléments, un constat que les développements médiatiques et techniques les plus récents ne cessent de conforter.
Une Terre où la nature recouvre peu à peu ses droits sur la ville après la disparition de l'espèce humaine. Une architecture bunkerisée dédiée à la sécurité et au contrôle comme réponse à l'effondrement des Twin Towers. Des répliques d'immeubles allemands et japonais érigées dans le désert de l'Utah pour servir de laboratoire au dernier grand projet du New Deal: la destruction par le feu des villes ennemies. Dévastée par les bombes ou les stylos rouges des spéculateurs immobiliers, la Grande Ville capitaliste s'est révélée particulièrement apte à réaliser certaines prophéties catastrophistes. Dans ce livre, Mike Davis nous montre que, depuis son émergence, elle n'a cessé d'être associée dans l'esprit des hommes au spectre apocalyptique de sa propre destruction. S'inscrivant dans la tradition marxiste d'Ernst Bloch, il affirme que l'aliénation cognitive produite par la mise au ban de la nature dans l'expérience collective a suscité une angoisse constante tout au long du xxe siècle. Dans une veine à la fois mélancolique et optimiste (le système capitaliste n'est qu'un stade de l'histoire humaine appelé à être dépassé), Mike Davis invite donc à une nouvelle science urbaine qui s'appuierait sur la "dialectique ville-nature". Celle-ci permettrait d'envisager la ville dans la totalité des interactions qu'elle entretient avec son "dehors naturel", et de déjouer les limites actuelles des études urbaines. Cela passe ici par un travail spéculatif s'appuyant sur une hypothèse - la disparition de l'homme - et sur un extraordinaire corpus littéraire et scientifique, où les espèces végétales et animales dansent sur les cendres de nos villes mortes.