Arnauld Antoine ; Lancelot Claude ; Mandosio Jean-
ALLIA
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EAN :9791030404326
La Grammaire générale et raisonnée (1660), plus connue sous le nom de "Grammaire de Port-Royal", est le fruit de la collaboration du grammairien Claude Lancelot et du philosophe Antoine Arnauld, célèbre pour sa rigueur intellectuelle et son appartenance au parti janséniste. Dès sa parution, ce petit livre fit grand bruit, inspirant de nombreux plagiaires et donnant lieu, pendant plus d'un siècle, à une longue suite de commentaires. Il est reconnu aujourd'hui comme l'un des ouvrages les plus importants dans l'histoire de la grammaire et de la théorie du langage. Que peut apporter à un lecteur d'aujourd'hui qui ne serait, par hypothèse, ni grammairien ni linguiste, ce traité écrit il y a trois siècles et demi ? Certainement pas la connaissance des diverses langues, que ce livre suppose déjà connues ; sans doute des remarques pertinentes sur le style, fort utiles en un temps où cette qualité devient particulièrement rare ; mais surtout, pensons-nous, un modèle de méthode. Pour Arnauld et Lancelot, un individu doué de toute sa raison peut entreprendre d'examiner n'importe quelle matière à laquelle il lui plaira de s'exercer, car rien n'est trop complexe ni trop obscurci par les mensonges et les discours pédants pour qu'il soit impossible à la raison d'y jeter quelque lumière et d'en faire surgir quelque certitude.
Nombre de pages
160
Date de parution
18/08/2016
Poids
182g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9791030404326
Titre
Grammaire générale et raisonnée
Auteur
Arnauld Antoine ; Lancelot Claude ; Mandosio Jean-
Editeur
ALLIA
Largeur
115
Poids
182
Date de parution
20160818
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : L'?uvre considérable d'Antoine Arnauld, dit le Grand Arnauld (1612-1694), a été étudiée de façon très inégale. Son versant théologique (discussions sur la " fréquente communion ", défenses intransigeantes d'un augustinisme radical au sujet de la grâce, polémiques avec les Réformés sur l'eucharistie) est depuis longtemps bien connu. Une tradition féconde s'accorde également à reconnaître en Arnauld une ligure majeure de la logique et de la philosophie du langage. On connaît moins, en revanche, Arnauld comme philosophe, ou plutôt on le connaît en tant que tel au travers d'un petit nombre de textes : les Quatrièmes objections faites aux Méditations de Descartes ; la Logique et la Grammaire de Port-Royal ; certains textes de la polémique contre Malebranche ; la correspondance avec Leibniz. Or Arnauld a écrit de nombreux autres textes philosophiques, qui n'ont pour la plupart été ni réédités ni traduits depuis le XVIIIe siècle. La présente édition, établie en tenant compte de copies inédites de textes d'Arnauld conservées à Paris et à Utrecht, entreprend de combler partiellement cette lacune, On y trouve : - Le texte latin et la traduction des Conclusions philosophiques, thèses de philosophie rédigées par Arnauld en 1641. - La Dissertation en deux parties sur la vision des vérités en Dieu et l'amour de la vertu. Dans ce texte des années 1690, Arnauld précise sa position sur des questions de philosophie de la connaissance et de morale qui recoupent les thèmes abordés lors de la polémique avec Malebranche. - Les Règles du bon sens... Ce texte prolonge et approfondit le précédent, en y ajoutant d'importantes réflexions sur la controverse entendue comme " méthode " en philosophie et sur le thème de la vertu. - Le De la liberté de l'homme (texte latin et traduction de P. Quesnel). Ce texte présente l'état final de la réflexion d'Arnauld sur la liberté, qui se caractérise notamment par un net refus de certaines positions de Jansénius, et un retour aux thèses de Thomas d'Aquin. Ce volume enrichit donc de façon notable le (petit) corpus de textes d'Arnauld actuellement accessibles. Il s'achève par un essai de bibliographie arnaldienne qui comporte plus de cinq cents titres.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".