Destination: La Palestine. Des Juifs quittent l'Europe
Armorin François-Jean
AMPELOS
15,00 €
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EAN :9782356182982
1947 : L'Europe panse à peine ses plaies lorsque des milliers de survivants de la Shoah tentent de rejoindre clandestinement la Palestine alors sous mandat britannique. Journaliste aventureux, François-Jean Armorin prétend être un médecin juif et s'embarque avec 2 000 rescapés des camps de la mort sur un navire bientôt traqué par la marine britannique. Tempêtes, faim, espoir et fraternité : le reporter vit de l'intérieur une odyssée humaine bouleversante qui le mènera en vue de Haïfa puis aux camps de Chypre. Ecrit au jour le jour, ce récit haletant mêle aventure, enquête et destin collectif. Un témoignage exceptionnel, vibrant comme un roman vrai, au coeur d'un moment décisif de l'Histoire.
Nombre de pages
132
Date de parution
26/04/2026
Poids
150g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782356182982
Auteur
Armorin François-Jean
Editeur
AMPELOS
Largeur
120
Date de parution
20260426
Nombre de pages
132,00 €
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Tout ce qu'on a retrouvé de François-Jean Arrnorin (1923-1950), disparu à Bahreïn dans unemystérieuse catastrophe aérienne, c'est la serviette contenant le reportage qu'il venait d'accomplirans le sud-est asiatique. Joseph Kessel et tous ses confrères ont vu en lui un ardent continuateurd'Albert Londres. Peu avant la création d'Israël, il a alors vingt-quatre ans, il est indigné par le sort réservé aux Juifs, survivants de la Shoah, qui quittent les enfers éteints de l'Europe pour la terre promise... et interdite, la Palestine étant alors toujours sous mandat britannique. Déguisé en médecin, il embarque à bord d'un cargo pirate surchargé d'émigrants à la recherche du bonheur. Il est, comme eux, pourchassé violemment par les Anglais et interné à Chypre au camp de Xylotymbou. Il a revécu, avec une vérité criante, la tragédie de l'Exodus qui bouleversa l'opinion mondiale et la presse du monde entier: «On ne s'attendait pas à une telle conduite de la part d'un gouvernement britannique, encore moins d'un gouvernement travailliste» (Manchester Guardian).
En 1914, à l'époque où il commence ce journal, Paul Vinard s'est retiré à Crest dans la Drôme, après une vie bien remplie. Alors qu'il n'ambitionne que de cultiver son jardin et participer à la vie de la communauté protestante locale, la guerre éclate. En quelques mois, son quotidien est totalement perturbé : sa femme volontaire à l'hôpital, ses neveux au front et lui qui court les villages de la Drôme pour organiser l'accueil des réfugiés, le synode national, les paquets aux soldats et s'assurer que les paroisses locales ne soient pas abandonnées. Un témoignage inédit sur la vie à l'arrière durant la Grande Guerre.
A la fin du 12ème siècle, les disciples de Pierre Valdo (ou Vaudois, ou "pauvres de Lyon") prêchent un Évangile de sobriété et pauvreté. Excommuniés en 1182 comme hérétiques, ils sont persécutés et pourchassés dans tout le sud de la France. Basé sur une importante documentation, l'ouvrage d'Eugène Arnaud décrit l'arrivée des Vaudois dans le Dauphiné et la Drôme, leur installation parmi une population déjà ouverte aux idées nouvelles et leurs pratiques religieuses. Les extraits des registres de l'Inquisition donnent de terrifiantes précisions sur leur persécution et l'ouvrage se termine par l'émouvante correspondance des Vaudois avec les théologiens de la Réforme naissante à laquelle ils finiront par adhérer.
Je suis celui que vous cherchez" dit Jacques Roger aux soldats qui, suite à une trahison, virent l'arrêter le 29 avril 1745, dans la cabane qui lui servait de cachette près de Die. Après plus de 36 ans d'errance et de fuite, de cachettes et d''assemblées, de baptêmes clandestins et de cultes familiaux, celui qui avait relevé le protestantisme drômois des cendres de la Révocation allait bientôt trouver la mort. Dans cette période trouble du Désert où les protestants français hésitaient entre le millénarisme des "petits prophètes", la fuite au Refuge et la résistance armée, Jacques Roger et ses amis, Antoine Court et Pierre Corteiz, furent les pionniers de la reconstruction de l'Eglise réformée en France. "Un ministre de l'Evangile, quand il dispute, doit se souvenir que l'Evangile est un esprit de douceur, d'humilité et de concorde" . Jeté à 80 ans dans les cachots de la Tour de Crest, Jacques Roger sera pendu à Grenoble.
A la fin du Moyen Age, des vaudois venus des Alpes viennent repeupler la Provence et redonnent vie à Lourmarin. Ils amènent avec eux l'Évangile, prêchée par leurs barbes (pasteurs). Après avoir rejoint la Réforme, ces vaudois devinrent des huguenots et dressèrent une Eglise à Lourmarin, une des premières en Provence. Leur premier pasteur, Mercurin, correspondait avec Calvin. Au 17ème s. Lourmarin comptait un bon millier d'habitants. La plupart des familles étaient protestantes et formaient la communauté réformée la plus importante de Provence, devant Mérindol. Pourtant, le souvenir de ce passé a été peu à peu oublié. Massacrés en 1545, persécutés sous Louis XIV puis chassés de France à la Révocation, les protestants de Lourmarin (comme ceux de Provence) disparurent presque totalement et leur temple fut détruit.