Quel est le récit politique de la Chine ? Quels arguments développe-t-elle ? Quelles histoires la Chine raconte-t-elle pour convaincre l'Europe de son modèle et de sa puissance, les deux étant selon elle incontournables ? Dans toutes les cultures, les histoires dans la littérature, le cinéma ou parle politique nourrissent nos imaginaires, productions culturelles et processus électoraux. Au XXIe siècle, les Etats savent que l'influence et la communication passent par un récit et ses arguments sur des thèmes ou espaces géographiques. Le soft power, soit l'attractivité d'une culture et de valeurs, les nouvelles routes de la soie dans les Balkans et la diplomatie publique à Bruxelles de la Chine sont des exemples de cette mise en récit en direction de l'Europe. En explorant des index, reflets des réalités des pays, des journaux européens ou chinois ou une diplomatie publique, cet essai montre les lignes de force du discours du gouvernement chinois et du modèle qui l'accompagne. Il le compare avec celui de l'Europe pour un voyage entre mots de la Chine et mots de l'Europe. Enfin, il se place à un point d'inflexion des perceptions, positions politiques et de communication entre le gouvernement chinois et l'Europe, plus largement avec le reste du monde.
Nombre de pages
148
Date de parution
30/06/2021
Poids
193g
Largeur
135mm
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EAN
9782343235028
Titre
Le récit politique chinois. Soft power, communication, influence
Résumé : Selon les chiffres officiels de Pékin, il y avait 338 millions d'internautes chinois en juillet 2009. Les pays d'Asie orientale deviennent les principaux utilisateurs des technologies de la communication, tout en en étant désormais les concepteurs. Ce numéro d'Hermès explore le rôle des TIC (Internet en particulier) dans le développement de la société civile en divers pays d'Asie orientale : Chine principalement, mais aussi Japon, Corée du Sud, Taïwan et Malaisie. Les dispositifs techniques sont ici envisagés dans leur impact sur les usages sociaux et les rapports de force politiques. Les technologies du virtuel sont-elles en train de provoquer de nouveaux bouleversements dans les structures sociales des pays d'Extrême-Orient ? Internet va-t-il démocratiser la Chine et permettre d'y contourner la toute-puissance de l'Etat ? Comment des sociétés pétries de valeurs d'ordre et d'harmonie réagissent-elles face au désordre provoqué par des usages individuels ? Les TIC viennent-elles détruire les valeurs communautaires et favoriser une sorte de " libération " de la personne ? Ce que l'on constate, c'est qu'Internet vient susciter à la fois l'émergence de l'individu et le triomphe de multiples groupes d'appartenance. Au Japon, il est devenu un portail d'entrée vers divers paradis futuristes. En Chine continentale, le pouvoir canalise la violence contestatrice des jeunes générations en les transformant en groupes de pression militant sur le Web pour des causes d'orientation nationaliste. En Corée, une recherche inconsciente du consensus vient parfois transformer Internet en un instrument de création d'un nouvel unanimisme. Ce numéro d'Hermès nous parle des actions quotidiennes, mais aussi des transformations de longue durée, autour d'une question centrale : l'appropriation innovante des pratiques - par les Etats ou les citoyens - dessine-t-elle de nouvelles formes de gouvernance ?
Résumé : Les BRICS se présentent comme une grande aventure de communication politique. A la suite de la crise financière de 2008, Brésil, Russie, Inde et Chine - rejoints en 2011 par l'Afrique du Sud - se réunirent pour demander un ordre mondial plus juste. S'inspirant de l'esprit de Bandung et du mouvement des non-alignés, ces cinq pays "en développement" comptent un peu plus de 40 % de la population mondiale et occupent 25 % de la surface terrestre, sur quatre continents. En 2030, ils représenteront 40 % de la richesse globale. Comment des pays aussi hétérogènes, séparés par l'histoire, la langue, la religion, la politique et la géographie, peuvent-ils mener ce projet ? Ce numéro a rassemblé des spécialistes en communication, sociologie, économie, relations internationales pour examiner un processus né voici moins d'une décennie. Ces cinq pays se sont engagés, à un rythme soutenu, dans trois directions : reconnaissance, transformation et construction d'espaces communs avec une volonté politique claire. Les interactions et les communications se multiplient - d'abord en s'appuyant sur les relations économiques, ensuite en cherchant à bâtir des liens sociopolitiques permettant de réformer les institutions internationales. Les auteurs développent ici deux axes, qui traversent le numéro : 1) la description des initiatives, des discours politiques et d'une identité à définir ; 2) les BRICS en tant qu'ensemble politique dont l'essence est d'être en compétition avec d'autres groupements régionaux, dont peut-être l'Union européenne. Si dans les cinq pays, le phénomène BRICS est loin de faire l'unanimité parmi la population, l'idée fait son chemin dans les cercles de pouvoir. Ce numéro examine ce qui a déjà été accompli, les changements apportés à l'ordre mondial, ainsi que les ambitions politiques et culturelles. Au final, les BRICS représentent un projet politique original reposant paradoxalement sur nombre d'incommunications. Olivier Arifon, Tom Dwyer et Liu Chang
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.