Rubans et turbans. Iran, la jeunesse contre les mollahs
Arefi Armin
DENOEL
16,75 €
Epuisé
EAN :9782207108611
Le 12 juin 2009, Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection présidentielle iranienne au terme d'un scrutin entaché de fraudes. La suite : douze mois de révolte et d'espoir comme le pays n'en avait jamais connus. Ce livre donne la parole à ceux qui ont vécu les événements au plus près : les jeunes Iraniens armés de simples rubans verts à leurs poignets en défi aux turbans des mollahs. Rockeurs engagés, étudiants frivoles, féministes intrépides, chauffeurs de taxi désabusés et même miliciens bassidjis sont les acteurs de cette histoire parfois drôle, souvent tragique - à l'image du peuple iranien. Armin Arefi nous invite à faire leur connaissance au début de la campagne électorale, ces quelques jours de liberté qui ont vu une vague verte submerger l'ensemble du pays, avec au menu des danses endiablées, des foulards à terre... À voter avec eux pour nous rendre compte de l'immense mobilisation populaire pour le changement. À les suivre dans la rue, en silence et par millions, et à être les témoins de la répression féroce et arbitraire. Jusqu'à passer quelques mois dans les cachots de la République islamique. Enfin, à crier " Allah Akbar!" sur les toits, à la nuit tombée, en signe de protestation, avec les familles des victimes de la terreur. Au-delà des reportages convenus, Rubans et turbans offre un éclairage indispensable pour comprendre l'Iran d'aujourd'hui.
Nombre de pages
250
Date de parution
03/06/2010
Poids
316g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207108611
Titre
Rubans et turbans. Iran, la jeunesse contre les mollahs
Auteur
Arefi Armin
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
316
Date de parution
20100603
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Paris, hiver 2016. Cela fait bientôt neuf ans que je ne peux retourner en Iran en raison de nies écrits quand je reçois un appel de Téhéran qui m'annonce que je suis autorisé à remettre les pieds en République islamique. Oubliées, les années noires de l'ultraconservateur Ahmadinejad, le pays des mollahs aurait changé... Dans les rues de la capitale, les touristes fleurissent en même temps que les marques occidentales, les miliciens se font plus rares et le voile des Iraniennes plus discret. Pendant deux ans, je vais sillonner ce "nouvel Iran" à la rencontre de son peuple pour me rendre compte de la réalité de ce "printemps" iranien. Des soirées torrides à l'antre du fondateur des Gardiens de la révolution, je vous invite à plonger dans le quotidien, drôle tout autant que tragique, des Iraniens sous la République islamique. Une chose est sûre, vous ne verrez plus jamais ce pays comme avant."
De violents coups contre la tôle de son van en pleine nuit, et la vie de Benjamin, touriste français venu visiter l'Iran, bascule à jamais. Arrêté par la République islamique d'Iran, frappé lors d'un simulacre de jugement, il est accusé d'espionnage et conduit à l'isolement durant de longs mois. Au gré des différentes prisons où il est transféré, isolé par la langue et privé du droit de contacter sa famille, Benjamin va devoir apprendre, pendant les trois années que durera son incarcération, à survivre en mobilisant les seules ressources dont il dispose : sa capacité à penser, imaginer et se souvenir. Face aux conditions de détention inhumaines et dégradantes, assimilables à de la torture, à la solitude forcée, à la folie d'un régime totalitaire, aux grèves de la faim, le témoignage carcéral de Benjamin est avant tout un hommage aux siens, au peuple iranien, et une ode obstinée à la liberté. Préface de Armin Arefi Postface de Nazila Maroofian
Azar est issue d'un milieu modeste, elle s'est démenée pour devenir journaliste. Un métier qu'elle exerce par passion de l'investigation. Ses sujets de prédilections sont les plus sensibles, ceux que l'on préfère taire en Iran: la place des femmes dans la société, la drogue, la prostitution qui ne manque pas de clients, parmi lesquels certains religieux. Le 14 juin 2009, Téhéran se déchaîne. Les rues sont envahies par la foule qui s'oppose à la réélection du président, Mahmoud Ahmadinejad. Face aux gardiens de la Révolution islamique, nombre de manifestants tombent sous les matraques des forces de l'ordre. Azar couvre l'événement, reçoit un coup sur la tête, et s'effondre sur le bitume. Son mari, pour la sauver, doit affronter deux policiers et l'emmener à l'hôpital le plus proche. La conséquence de son acte est sans appel. Quelques heures après l'échauffourée, sa photo passe à la télévision nationale cerclée de rouge: recherché pour opposition au régime, il risque la peine de mort. Le couple n'a plus qu'une solution: se cacher. Ils trouvent refuge dans les montagnes où ils resteront trois mois, sans nouvelles, sans soutien, et avec des provisions limitées. Ils se décident à contacter les ambassades pour fuir leur pays, et sont éconduits à plusieurs reprises. C'est la France qui leur accordera le droit d'asile.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...