L'Atelier de l'artiste, qu'il soit d'écrivain ou de poète, de peintre, de musicien, d'acteur, de plasticien, de photographe, de cinéaste, ouvre largement sur une disposition mentale complexe dont l'imaginaire rétablit incessamment le foisonnement, que sont ces références stratifiées ensevelies par la poussière d'un oubli remédiable : " Voulez-vous que je vous dise, demande Picasso au photographe Brassaï ? Si j'ai toujours défendu qu'on nettoie mes ateliers, qu'on les époussette, ce n'est pas seulement de peur qu'on dérange mes choses, mais c'est surtout parce que j'ai toujours compté sur la protection de la poussière... Elle est mon alliée... Je l'ai toujours laissée se déposer à sa guise... C'est comme une couche de protection... " L'Atelier du cinéaste se lit souvent dans l'entrelacs subtil et singulier qui compose l'uvre, faisant, pour ainsi dire, de tout cinéaste un travailleur manuel, dans son sens le plus concret, celui de la "fabrique du film". Les propositions réunies dans ce numéro nous invitent à ce parcours privilégié dans le repaire intime des cinéastes : de Rivette à Pialat, de Claude Pazienza à Clouzot, Fellini, Kusturica, en passant par Nuril Bilge Ceylan ou encore la série Nip / Tuck et les portraits de chefs cuisiniers, on suit avec enthousiasme le patient travail de l'ébauche, du fil à fil dont chaque auteur s'attache à révéler la présence sous jacente dans l'uvre / atelier qu'il choisi de nous faire visiter. "Je ne connais pas, en effet, de terme qui mette mieux en valeur le caractère tout à fait artisanal et empirique de ce labeur qui consiste à assembler et organiser, dans cette unité dont parle Baudelaire et où elle doivent se répondre en échos, toutes les composantes de ce vaste système de signes qu'est un roman", écrit le prix Nobel de Littérature, Claude Simon. Qu'il s'agisse du roman ou de la toile, de la partition interprétée ou du film projeté, la formule rappelle qu'à l'origine de toute avènement poétique, il y a les barbouillages, les illuminations, les rognures et la solitude de l'Atelier
Nombre de pages
194
Date de parution
03/07/2009
Poids
495g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782912868701
Titre
Entrelacs N° 7, mars 2009 : L'atelier
Auteur
Arbus Pierre
Editeur
TERAEDRE
Largeur
190
Poids
495
Date de parution
20090703
Nombre de pages
194,00 €
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Le cinéma de Victor Erice (1940) est un cinéma rare, inscrit dans le contexte de l'histoire douloureuse des 35 ans de la dictature franquiste en Espagne. Cette étude interroge la présence et le devenir d'un impensé volontaire dans trois films du cinéaste espagnol : El Espiritu de la colmena (1973), El Sur (1983) et Alumbramiento (2002). Erice filme les aventures de l'enfance, les territoires où se déroule ses micro-histoires. Le processus de création des fragments audiovisuels y est central et porte les germes de la résistance.
Les célébrations du Centenaire terminées, il est nécessaire d'examiner ce que disent aujourd'hui de la guerre ces propositions. Comme autant de métamorphoses poétiques de la mémoire souvent délaissées au lendemain des grands événements de l'Histoire au profit des archives officielles et de la parole autorisée, cette étude se veut un éclairage des contenus explicites des témoignages individuels.
« L'expérience singulière et sensible du spectateur contemporain favorise aujourd'hui plus que jamais des approches pluridisciplinaires autour des oeuvres, des auteurs, de l'histoire, et des formes du cinéma. Il s'agit particulièrement de privilégier des mises en résonance qui témoignent d'une recherche et d'une réflexion réellement personnelles et novatrices, s'attachant à des auteurs ou des oeuvres moins connus, ou qui tentent de mettre en lumière des aspects délaissés du cinéma.Les croisements disciplinaires sont ainsi privilégiés, de manière à permettre l'élaboration d'une encyclopédie de connaissances autour du cinéma, propre à renouveler les approches, à donner au spectateur et à l'implication de son regard toute l'importance qui leur reviennent, et à engager la théorie du cinéma dans le tout nouveau siècle.Art, histoire, philosophie, psychologie, mais aussi, droit, économie, communication sont, parmi d'autres, les approches que nous sollicitons, du moment qu'elles prennent pour objet le film audiovisuel dans toutes ses dimensions, l'idée étant, au fil des titres de la collection, de croiser les approches, afin d'ouvrir véritablement à toutes les formes de pensée les champs du cinéma, qui, du moins le croit-on, sont un lieu rêvé pour les investigations pluridisciplinaires et le questionnement autour de la totalité. »
Bimes-Arbus Stéphanie ; Czernichow Pierre ; Carric
docteur en droit, enseignante à l'université des sciences sociales de Toulouse 1 - Capitole.est professeur d'épidémiologie, économie de la santé et prévention à l'UFR médecine-pharmacie de l'université de Rouen.MCU - PH à la faculté de médecine de l'université de la Méditerranée Aix-Marseille II.Neurologue, professeur de santé publique et coordonnateur de l'étude sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées à l'université de Bordeaux 2Professeur de sociologie à l'Université de Rouen.Vice-Président du CCNE, Professeur agrégé en philosophie à la faculté de médecine de Marseille. Spécialiste français de l'éthique. Agrégé de philosophie et docteur ès sciences de la vie et de la santé.Maître de conférences à Paris VII (Jussieu) en santé publique.MCU - PH à- l'UCBL, Lyon 1.
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