« L'expérience singulière et sensible du spectateur contemporain favorise aujourd'hui plus que jamais des approches pluridisciplinaires autour des oeuvres, des auteurs, de l'histoire, et des formes du cinéma. Il s'agit particulièrement de privilégier des mises en résonance qui témoignent d'une recherche et d'une réflexion réellement personnelles et novatrices, s'attachant à des auteurs ou des oeuvres moins connus, ou qui tentent de mettre en lumière des aspects délaissés du cinéma.Les croisements disciplinaires sont ainsi privilégiés, de manière à permettre l'élaboration d'une encyclopédie de connaissances autour du cinéma, propre à renouveler les approches, à donner au spectateur et à l'implication de son regard toute l'importance qui leur reviennent, et à engager la théorie du cinéma dans le tout nouveau siècle.Art, histoire, philosophie, psychologie, mais aussi, droit, économie, communication sont, parmi d'autres, les approches que nous sollicitons, du moment qu'elles prennent pour objet le film audiovisuel dans toutes ses dimensions, l'idée étant, au fil des titres de la collection, de croiser les approches, afin d'ouvrir véritablement à toutes les formes de pensée les champs du cinéma, qui, du moins le croit-on, sont un lieu rêvé pour les investigations pluridisciplinaires et le questionnement autour de la totalité. »
Nombre de pages
204
Date de parution
31/12/2010
Poids
355g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360850068
Titre
Marcel Pagnol, un inventeur de cinéma
Auteur
Chapouillié Guy ; Arbus Pierre
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
355
Date de parution
20101231
Nombre de pages
204,00 €
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La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le