Le photographe Richard Avedon et l'écrivain Doon Arbus collaborent depuis trente ans à l'élaboration de ce livre. A travers les photographies et les interviews qu'ils réalisèrent alors, transparaît l'esprit d'une époque restée intacte, comme capturée. Rencontrer quelqu'un et coucher avec, ça veut dire quelque chose, mais pas autant qu'avant. JANIS JOPLIN, SEPTEMBER 1969 Dans une société où l'oppression est institutionnalisée, la seule chose à faire c'est de surprendre le gouvernement et les entreprises la main dans le sac - en train d'arnaquer les autres, tu vois. FLORYNCE KENNEDY, AUGUST 1969 J'avais tellement peur de faire des bêtises et de me faire attraper. DR. BENJAMIN SPOCK, SEPTEMBER 1969 Les liens qui existent entre la rhétorique et la poésie, entre les propos d'un Black Panther et ceux d'un chanteur de rock ou d'un militant pacifiste, entre les cicatrices d'un artiste Pop et celles d'une victime du napalm donnent au livre une structure d'une force et d'une indépendance particulières.
Nombre de pages
235
Date de parution
04/11/1999
Poids
2 080g
Largeur
260mm
Plus d'informations
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EAN
9782841101108
Titre
LES SIXTIES
Auteur
Arbus Doon ; Avedon Richard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
260
Poids
2080
Date de parution
19991104
Nombre de pages
235,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Charles A. Morgan, chimiste, auteur, philosophe et collectionneur, laisse à sa mort une maison et une collection faite de "choses" accumulées sans hiérarchie ni direction précise, dans un geste affranchi et fou. Fasciné par son livre unique, intitulé "Stuff", un dilettante récalcitrant pose sa candidature pour aider à la préservation de "l'oeuvre" de Morgan. Il en devient le gardien au sens le plus féroce et le plus sauvage du terme, cohabitant avec ces choses qu'il continue de déchiffrer, jusqu'à devenir l'une d'entre elles. D'une élégance rare, la phrase de Doon Arbus épouse les méandres de la pensée d'un esprit envahi et nous entraîne irrémédiablement dans sa logique. Son premier roman est un objet étrange et envoûtant, proprement extraterrestre.
Les célébrations du Centenaire terminées, il est nécessaire d'examiner ce que disent aujourd'hui de la guerre ces propositions. Comme autant de métamorphoses poétiques de la mémoire souvent délaissées au lendemain des grands événements de l'Histoire au profit des archives officielles et de la parole autorisée, cette étude se veut un éclairage des contenus explicites des témoignages individuels.
Le médecin praticien est quotidiennement sollicité par les patients pour un certificat, un document à remplir pour l'obtenion de droits sociaux ou privés. Le tiers payant est devenu très présent dans la relation médecin-malade. Souvent le praticien a des difficultés pour comprendre des législations compliquées, les règles juridiques ou des procédures administratives qui ont une logique non médicale. Les auteurs ont réécrit les principes et les règles des expertises en se plaçant délibérément dans la position du médecin traitant. Les règles et les éléments de l'expertise sont présentés simplement mais avec les précisions nécessaires à une argumentation pertinente. En début de chaque chapitre, une autoévaluation des connaissances permet au lecteur de connaître son niveau et d'adapter sa lecture. La forme de l'ouvrage autorise plusieurs types de lecture, rapide par les encadrés et les tableaux, et approfondie par les détails du texte et les annexes qui sont des précisions techniques où le praticien peut se reporter au besoin. Ce rôle du médecin traitant dans les expertises est enfin prédenté de manière synthétique et chronologique en fin d'ouvrage. Ce " créneau " de conseil et d'assistance du malade à l'expertise est un défi à relever par le médecin traitant. S'il ne le fait pas, d'autres le feront à sa place...
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.