UNE AVANT-GARDE PSYCHIATRIQUE. LE MOMENT GTPSI (1960-1966))
APPRILL OLIVIER
EPEL
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EAN :9782354270568
Le Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles (GTPSI) rassemble quelques acteurs majeurs de la psychiatrie, liés à l'hôpital de Saint-Alban et à la clinique de La Borde, hauts lieux de la psychothérapie institutionnelle. S'y retrouvent deux à trois fois par an, de 1960 à 1966, Jean Ayme, Hélène Chaigneau, Roger Gentis, Félix Guattari, Nicole Guillet, Josée Manenti, Ginette Michaud, Jean Oury, Gisela Pankow, Jean-Claude Polack, Claude Poncin, Yves Racine, Philippe Rappard, Jacques Schotte, Horace Torrubia, François Tosquelles et quelques autres - tous engagés dans la transformation du système asilaire. Lieu d'une pensée collective aux prises avec l'inconscient et la psychose, le GTPSI se distingue d'une simple société savante par une remise en cause permanente de chacun de ses membres, par la volonté affichée "de ne pas s'en laisser passer une". A la recherche d'une cohérence théorique et clinique, ces praticiens ont choisi de récuser toute position du psychiatre qui tendrait à l'évitement de la folie. En retraçant l'histoire de cette avant-garde et en donnant à lire l'essentiel des analyses et discussions qui l'ont constituée, ce livre met au jour un moment et des travaux inédits qui restent d'une importance majeure pour nourrir la réflexion psychiatrique contemporaine.
Date de parution
17/03/2013
Poids
252g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782354270568
Titre
UNE AVANT-GARDE PSYCHIATRIQUE. LE MOMENT GTPSI (1960-1966))
Auteur
APPRILL OLIVIER
Editeur
EPEL
Largeur
134
Poids
252
Date de parution
20130317
Nombre de pages
0,00 €
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Jean Oury n'a jamais cessé de l'affirmer : dans l'abord de la folie, le plus petit détail, un simple geste ou un sourire peuvent avoir une valeur inestimable. Ce souci de l'ambiance, ces paroles qui soignent, cet humour, cette bienveillance, ces moments féconds au cours desquels une existence parfois bifurque constituent l'arrière-fond sensible dont ce numéro de Chimères se veut l'écho, nourri d'expériences, de témoignages et de récits souvent placés sous le signe d'une "vraie rencontre". Une sorte de constellation affective où les voix de plusieurs générations de patients, de "psychistes", d'artistes, d'amis proches ou de compagnons de route se mêlent pour composer un portrait multiple, polyphonique, de l'homme qui a tracé "son chemin en marchant" et a su s'adresser, avec une qualité de parole incomparable, à ce qu'il y a de plus singulier en chacun.
La collection « Petite philosophie du voyage » invite Christophe Apprill, danseur et sociologue, à déclarer son amour du tango, dont le pouvoir de séduction s'étend bien au-delà de l'Argentine. Entre abandon et maîtrise, dans la ferveur des émotions partagées, des couples s'enlacent, virevoltent et célèbrent une véritable communion des sens.
Qu'il soit glorieux, souffrant, obscène, dissimulé, sexuel, érotique ou socialisé, le corps est partout. Il intéresse les sociologues, les artistes, les sémioticiens, les médecins, les adeptes du développement personnel et les écrivains. Il a même son propre langage : toucher et être touché, sentir et donner à sentir... Parfois le corps s'impose naturellement : rapports amoureux, acte sexuel, moments de danse. C'est cette petite musique des corps que les écrivains donnent à entendre. Le corps dans tous ses états, en compagnie de Paul Nizan, Jean-Paul Sartre, Daniel Pennac, Roland Barthes, Stéphane Mallarmé, Antonin Artaud, Erri de Luca, Romain Gary, Hanif Kureishi, Constantin Cavafy, Charles Baudelaire, Boris Vian, André Pieyre de Mandiargues, Clément Marot, Marcel Proust, Mathieu Riboulet, Zola, Franz Kafka, Octave Mirbeau et bien d'autres...
Le slow apparaît à Chicago à la fin des années 1950 sur le plateau d'une émission de télévision. Avec le twist, il est l'un des marqueurs festifs de l'époque Yéyé. Des surprises-parties aux boums, sa gestuaire incontournable rythme l'éveil sensuel et sexuel des boomers. Il devient l'emblème d'une jeunesse allègre, consciente de son existence en tant que groupe influent. Mais, au tournant du siècle, le désamour l'étreint. Sans justification autre que l'établissement d'une relation sensuelle, cette non-danse est devenue une étrangeté dans une époque où l'impératif pragmatique domine. Qu'est devenu le slow ? Sa fonction de rencontre est-elle détrônée par les applications numériques ? Est-il concurrencé par d'autres danses collées-serrées plus attractives ? La banalisation du sexe le rend-il caduc ? Même à moitié mort, le slow reste un révélateur d'enjeux liés au désir de se rencontrer, de s'enlacer et de se toucher, comme un moment pour éprouver l'expérience d'un plaisir au résultat incertain.
Elisabeth Geblesco fut l'une des dernières analystes à rencontrer régulièrement Lacan. Elle ne faisait nullement mystère de cette analyse de contrôle, mais personne ne savait qu'elle en tenait le journal. Ses proches, comme ses élèves, ignoraient tout de l'existence des cinq cahiers ici publiés. Rédigés à chaud, après chaque rencontre avec Lacan, ils constituent d'abords un témoignage de première main sur l'élaboration incessante de la pensée lacanienne, sur les jeux du transfert et l'expérience du contrôle des cures analytiques. C'est aussi un mine d'informations sur la vie et la dissolution houleuse de l'Ecole freudienne de Paris.
Pour en avoir fait lui-même l'expérience et s'être par ailleurs engagé dans une pratique analytique, Sean Wilder interroge ici ce que la psychanalyse a pu dire de l'extase mystique. Freud, Lacan et Winnicott lui offrent des réponses diverses. Si chacun utilise le concept de moi, c'est en des sens très différents: Freud émet une condamnation qui assimile sentiment océanique et expérience religieuse; Lacan prête une oreille plus attentive aux élaborations mystiques et à leur mode de subjectivation; Winnicott forge te concept surprenant d'orgasme du moi pour désigner des états de non-intégration proches de ce que Henri Michaux - lui aussi convoqué - nomme le domaine du calme. Prenant un appui critique sur ces travaux, mais aussi sur sa pratique du zen, l'auteur revisite l'expérience mystique. Loin de ne concerner qu'elfe, sa contribution questionne ta consistance du savoir avec lequel l'analyste rend compte de sa pratique. Biographie de l'auteur Sean Wilder est américain, diplômé des Universités de Columbia et de Berkeley. Il vit en France depuis 1969. Il a acquis la nationalité française et exerce la psychanalyse à Montpellier.
Les psychotropes ont installé une machine au milieu de la scène psy. Comment travaille-t-elle ? Depuis 1852 (mise sur le marché du Largactil), les psychotropes ont d'abord réorganisé la psychiatrie lourde, héritière de la psychiatrie asilaire et de ses patients psychotiques. Puis ils ont fini par envahir et redéfinir tout le champ des troubles mentaux. Mais la machine est restée très modeste. Elle veut seulement aider. Elle a comme rouages un certain nombre de techniques et de tests comportementaux ou cellulaires, qui se pratiquent sur des rats, des souris et des chiens. Cependant, il pourrait bien y avoir une grandeur des psychotropes que les psychanalystes n'ont pas été capables de saisir et qui les met progressivement hors jeu.