Le bal, entre lieu social et espace de création artistique, suscite des expériences corporelles et sensuelles très particulières, que décrypte cet ouvrage.L'érotisation des gestes, des parures et des regards prend son aise au bal. Les émotions s'enchevêtrent, le désir circule. Danser au bal, c'est faire société et se plonger dans un bain d'existence où la combinaison des sens peut générer des rencontres imprévisibles. Si la conscience d'une fête partagée est un ferment inépuisable, elle ne vaut pas par l'échange des idées et des concepts mais par la présence du corps à soi et à l'autre.Ainsi s'assemblent simplement chaque semaine dans une pluralité de lieux des danseuses et des danseurs. Du bal "populaire" à la nostalgie du "ptit bal perdu" , notre imaginaire fait la part belle aux petites mythologies qui tendent à nous faire oublier ses mutations contemporaines. Autour des mouvements revivalistes et de l'émergence des danses du monde, plusieurs cercles d'amateurs se sont structurés autour d'un unique type de danse, où passion amateur et professionnalisation apparaissent étroitement associées.En questionnant le sens de ces engagements sensibles et en relativisant sa réputation de lieux de rencontre, cet ouvrage décrypte le rôle des bals dans la fabrique du genre et dans l'existence des amateurs qui les font vivre. Qu'est-ce qui anime ces danseurs qui ne sont pas des artistes ? Que produisent ces engagements corporels fondés sur une rencontre de l'Autre impliquant le toucher ? A travers les affects qui quadrillent les passions, les mondes du bal ne sont-ils pas une fabrique de culture ancrée dans le quotidien, distincte des mondes de l'art, mais nécessitant une implication sensible ? Les danseurs et leurs danses, les musiques, les codes, les savoir-faire, la piste et ses entours, comment s'articulent ces expériences émotionnelles spécifiques ...Table des matières : I- Le bal mode d'emploi1- Les rondes du bal« La plus belle pour aller danser »A chacun son style, à chacun sa danseSavoir-faire2- Un mode d'existencePolysensorialité et sentiment d'existerLes parenthèses du balUne transe de basse intensitéEn amont des mots3- Avec le corpsLe mythe du corps « naturel »Le corps et ses « vérités »Vieillir et aller danserII- Un moment de formation des couples1- Nous sommes tous les enfants du balUn moment privilégié pour la formation des couplesL'affaiblissement de « l'institution marieuse »Les plaisirs ambivalents de la mixité2- L'allégorie du corps à corps hétérosexuelDes désirs normésL'omniprésence du sexe3- Le bal comme fabrique du genreHégémonie masculine et fabrique des garçonsJeu des regards« Guider/suivre »III- Les mutations du bal1- Réinventions, recompositions, transfertsDes monomanies discriminantesJusqu'au bout de la nuit? et de la vieCulte des origines et passion du voyage2- FormalisationsLa professionnalisationL'artification du bal ...3- Le bal est-il toujours populaire ...Une popularité relativeUn érotisme populaire ...Le bal fait-il encore rêver ...IV- Des danses démocratiques sans aura1- Des danses démocratiquesDe 9 à 99 ans : une large accessibilitéDes « danses plaisirs »Quand l'accessibilité devient frein2- Des danses sans auraL'invention de la « création » en danseLa naturalisation de la créationLes danses de bal ne sont pas artistiques3- Du symbole politique aux danses sans idéologieDes communautés peu engagéesBal et collectivitésV- Danse et musique : des « faux frères »1- Proximités et différences entre danse et musiqueCoprésence du sensible et du rationnelLa danse subordonnée à la musique2- La danse ne marche pas comme la musiqueLa médiatisation numérique à l?épreuve de la danseDanser en bal : au-delà de l?écoute3- L'engagement de la danseLe corps dansant : plus qu'une médiation, une immédiationCorps engagé : corps connaissant ou corps ignorant ...ConclusionBibliographie
Nombre de pages
170
Date de parution
11/12/2018
Poids
288g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782840163268
Titre
Les mondes du bal
Auteur
Apprill Christophe
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
169
Poids
288
Date de parution
20181211
Nombre de pages
170,00 €
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Cambrure, talons hauts, jambes effilées comme des couteaux, le regard qui harponne... Pourquoi cette posture plaît-elle tant? Pourquoi le tango fascine-t-il tellement? Serait-ce parce qu'enfin, on pourrait s'enlacer et jouer à être un homme ou une femme, un jeu auquel plus grand monde n'ose se prêter ouvertement? Avec ses icônes et son folklore, le tango séduit aussi parce qu'il correspond à une sensibilité de notre époque: à a fois chic et populaire, pratique de la rue et de la scène artistique, culture du monde, traditionnel et branché. En danseur et sociologue. Christophe Apprill pointe ainsi le jeu des tensions du tango: le bal du milonguero et la scène avant-gardiste, les tenants de la musique et ceux de la danse, Paris, Buenos Aires ou Rio de la Plata, l'homme et la femme, la chaussure à talon et les baskets, tango ouvert ou fermé... Autant de dissymétries qui marquent cette cadence si particulière!
Qu'il soit glorieux, souffrant, obscène, dissimulé, sexuel, érotique ou socialisé, le corps est partout. Il intéresse les sociologues, les artistes, les sémioticiens, les médecins, les adeptes du développement personnel et les écrivains. Il a même son propre langage : toucher et être touché, sentir et donner à sentir... Parfois le corps s'impose naturellement : rapports amoureux, acte sexuel, moments de danse. C'est cette petite musique des corps que les écrivains donnent à entendre. Le corps dans tous ses états, en compagnie de Paul Nizan, Jean-Paul Sartre, Daniel Pennac, Roland Barthes, Stéphane Mallarmé, Antonin Artaud, Erri de Luca, Romain Gary, Hanif Kureishi, Constantin Cavafy, Charles Baudelaire, Boris Vian, André Pieyre de Mandiargues, Clément Marot, Marcel Proust, Mathieu Riboulet, Zola, Franz Kafka, Octave Mirbeau et bien d'autres...
La collection "petite philosophie du voyage" invite Christophe Apprill, danseur et sociologue, à déclarer son amour du tango, dont le pouvoir de séduction s'étend bien au-delà de l'Argentine. Entre abandon et maîtrise, dans la ferveur (les émotions partagées, des couples s'enlacent, virevoltent et célèbrent une véritable communion des sens.
Le tango désigne depuis plus d'un siècle une danse dont on a pu dire qu'elle est une pensée triste, ou une simple marche, mais qui fait se mouvoir des êtres enlacés, strictement habillés ou allant nu-pieds. Apparue à la fin du XIXe siècle, la danse tango fut très tôt placée sous le signe du voyage. Son destin est frappé d'un paradoxe : nomade, non verbale, favorisant l'échange et l'échangisme, elle demeure associée dans l'esprit du plus grand nombre à ses terres originelles. Vers les rives du Rio de la Plata, on se presse du monde entier pour éprouver ses pas ensorcelants et pour humer l'air nocturne des milongas. Après une immersion dans les yeux noirs du tango, certains abandonnent les oripeaux de leur ancienne existence pour s'en inventer une nouvelle.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Résumé : Invitant à voyager dans des mises en récit de soi, l'ouvrage présente ces nouvelles expérimentations artistiques en dialogue avec les pratiques du quotidien, en interrogeant le potentiel de refiguration des procédés mis en ouvre, la capacité des sujets à les mobiliser pour produire une expérience esthétique, laisser émerger un vécu, mais aussi visiter une mémoire ou la questionner, raconter une histoire ou seulement l?ébaucher, ouvrir aussi à d'autres virtualités. Entre histoire des représentations et histoire matérielle, études littéraires, visuelles, plastiques et études culturelles, les auteurs ayant contribué à cet ouvrage proposent ainsi différentes perspectives sur l?écriture visuelle de soi et sur ses procédés. Comment aujourd'hui, à l?ère des pratiques photographiques et filmiques amateurs, de la mobilité et de l'importance croissante du numérique, s?écrit visuellement l'intimité ? Selon quels procédés, découpages, montages opèrent les artistes actuels pour tracer les contours du soi contemporain et quels types de narration en proposent-ils ? Bien que partant des pratiques amateurs, c'est dans leur interaction avec les ouvres d'artistes contemporains que les contributeurs de cet ouvrage aborde la réflexion sur les récits visuels de l'intime. Par-delà les pratiques du quotidien, ce sont en effet les langages, les procédés, les mises en ordres artistiques qui en sont proposées (à travers des albums, des films, des récits photographiques, des romans graphiques, des documentaires audiovisuels, des productions muséographiques.) qui sont abordés ici.