Le slow apparaît à Chicago à la fin des années 1950 sur le plateau d'une émission de télévision. Avec le twist, il est l'un des marqueurs festifs de l'époque Yéyé. Des surprises-parties aux boums, sa gestuaire incontournable rythme l'éveil sensuel et sexuel des boomers. Il devient l'emblème d'une jeunesse allègre, consciente de son existence en tant que groupe influent. Mais, au tournant du siècle, le désamour l'étreint. Sans justification autre que l'établissement d'une relation sensuelle, cette non-danse est devenue une étrangeté dans une époque où l'impératif pragmatique domine. Qu'est devenu le slow ? Sa fonction de rencontre est-elle détrônée par les applications numériques ? Est-il concurrencé par d'autres danses collées-serrées plus attractives ? La banalisation du sexe le rend-il caduc ? Même à moitié mort, le slow reste un révélateur d'enjeux liés au désir de se rencontrer, de s'enlacer et de se toucher, comme un moment pour éprouver l'expérience d'un plaisir au résultat incertain.
Nombre de pages
122
Date de parution
01/09/2021
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343231563
Titre
Slow. Désir et désillusion
Auteur
Apprill Christophe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
20210901
Nombre de pages
122,00 €
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La collection « Petite philosophie du voyage » invite Christophe Apprill, danseur et sociologue, à déclarer son amour du tango, dont le pouvoir de séduction s'étend bien au-delà de l'Argentine. Entre abandon et maîtrise, dans la ferveur des émotions partagées, des couples s'enlacent, virevoltent et célèbrent une véritable communion des sens.
Qu'il soit glorieux, souffrant, obscène, dissimulé, sexuel, érotique ou socialisé, le corps est partout. Il intéresse les sociologues, les artistes, les sémioticiens, les médecins, les adeptes du développement personnel et les écrivains. Il a même son propre langage : toucher et être touché, sentir et donner à sentir... Parfois le corps s'impose naturellement : rapports amoureux, acte sexuel, moments de danse. C'est cette petite musique des corps que les écrivains donnent à entendre. Le corps dans tous ses états, en compagnie de Paul Nizan, Jean-Paul Sartre, Daniel Pennac, Roland Barthes, Stéphane Mallarmé, Antonin Artaud, Erri de Luca, Romain Gary, Hanif Kureishi, Constantin Cavafy, Charles Baudelaire, Boris Vian, André Pieyre de Mandiargues, Clément Marot, Marcel Proust, Mathieu Riboulet, Zola, Franz Kafka, Octave Mirbeau et bien d'autres...
La collection "petite philosophie du voyage" invite Christophe Apprill, danseur et sociologue, à déclarer son amour du tango, dont le pouvoir de séduction s'étend bien au-delà de l'Argentine. Entre abandon et maîtrise, dans la ferveur (les émotions partagées, des couples s'enlacent, virevoltent et célèbrent une véritable communion des sens.
Cambrure, talons hauts, jambes effilées comme des couteaux, le regard qui harponne... Pourquoi cette posture plaît-elle tant? Pourquoi le tango fascine-t-il tellement? Serait-ce parce qu'enfin, on pourrait s'enlacer et jouer à être un homme ou une femme, un jeu auquel plus grand monde n'ose se prêter ouvertement? Avec ses icônes et son folklore, le tango séduit aussi parce qu'il correspond à une sensibilité de notre époque: à a fois chic et populaire, pratique de la rue et de la scène artistique, culture du monde, traditionnel et branché. En danseur et sociologue. Christophe Apprill pointe ainsi le jeu des tensions du tango: le bal du milonguero et la scène avant-gardiste, les tenants de la musique et ceux de la danse, Paris, Buenos Aires ou Rio de la Plata, l'homme et la femme, la chaussure à talon et les baskets, tango ouvert ou fermé... Autant de dissymétries qui marquent cette cadence si particulière!
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