Bien des rues de notre pays portent son nom, et pourtant Léon Gambetta reste un homme politique méconnu. Par sa superbe plaidoirie au procès Baudin, en 1868, ce fils d'un petit épicier italien galvanise l'opposition républicaine au Second Empire, préférant gagner pacifiquement les masses au lieu de fomenter des insurrections sans lendemain. La guerre de 1870, voulue par Bismarck, révèle l'homme d'Etat : refusant la défaite, il lève des armées, gouverne la France et manque de peu de forcer le destin. Ni la capitulation qu'on lui oppose, ni l'élection d'une assemblée monarchiste ne l'abattent. Orateur magistral, immensément populaire, " commis voyageur de la démocratie ", inventeur des campagnes électorales et virtuose des joutes parlementaires, Gambetta va réussir, à l'issue d'une lutte acharnée, à instaurer durablement la République. Dans le peu qu'il lui reste à vivre - il mourra à 44 ans - son charisme lui vaut d'exercer une influence décisive, même si la mesquinerie de ses rivaux l'écarte du pouvoir. En avance sur son temps à bien des égards (rôle de l'Etat, grands travaux, politique culturelle), il est un des rares à comprendre les questions internationales, préparant lucidement une confrontation européenne qu'il sent inévitable. Cette biographie vivante et très documentée redonne vie à celui qui, ne dissociant jamais la République de la nation, inspira maints hommes politiques, de Clémenceau à Jaurès, du général de Gaulle à Mendès-France...
Nombre de pages
608
Date de parution
01/02/1999
Poids
765g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782841861002
Titre
GAMBETTA. Héraut de la République
Auteur
Antonmattei Pierre
Editeur
MICHALON
Largeur
155
Poids
765
Date de parution
19990201
Nombre de pages
608,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Inde, disait Galbraith, est " une anarchie qui fonctionne. " Elle juxtapose en effet une incroyable diversité de peuples, de langues et de religions quand la difficulté de leur coexistence est au c'ur de la majorité des conflits actuels. Vers 2030, elle sera, devant la Chine, le pays le plus peuplé au monde. Elle comptera en 2050 plus de trois fois la population de l'Union européenne. L'Inde, où coexistent la misère et d'énormes richesses et potentialités, est à l'image du monde. Alors que personne n'y croyait, elle est devenue une réelle démocratie, avec une alternance au pouvoir de formations politiques opposées et un suffrage réellement universel qui fonctionne avec 850 millions d'électeurs, qui tranche avec nombre de pays asiatiques plutôt totalitaires. L'Inde est une métaphore du monde de ce siècle. Son avenir se joue maintenant sur le plan intérieur où, malgré une croissance impétueuse, d'immenses défis l'attendent : grande pauvreté, énormes contrastes sociaux, cohabitation des croyances et coexistence avec deux pays, la Chine et le Pakistan, dotés comme elle de l'arme nucléaire. De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité car demain, tout est possible pour l'Inde, le pire comme le meilleur.
Dans ce grand classique de l'initiation économique, Robert L. Heilbroner nous fait découvrir l'histoire de la pensée économique à travers l'aventure intellectuelle de grands auteurs fondateurs : Smith, Malthus, Ricardo, Stuart Mill, Marx, Veblen, Marshall, Keynes, Schumpeter et tant d'autres. Il n'oublie pas, dans sa fresque, les visions critiques du capitalisme avec notamment la présentation des auteurs socialistes ou des thèses sur l'impérialisme. L'intérêt du propos se trouve renforcé par l'analyse du contexte historique dans lequel se sont forgés les grands courants fondateurs de la science économique.
Antonmattei Paul-Henri ; Verkindt Pierre-Yves ; Va
Réforme des retraites et ses conséquences dans l'entreprise, application de la loi du 20 août 2008 sur la démocratie sociale, confrontation de l'accord collectif au contrat de travail, plan de départs volontaires, harcèlement et souffrance au travail, et toujours l'obligation de sécurité de résultat de l'employeur... autant de thèmes qui ont marqué l'année 2010. Toutes les décisions publiées de la Chambre sociale de la Cour de cassation sont référencées dans cet ouvrage. Les principales sont commentées. Lois, décrets, arrêtés, circulaires sont récapitulés par thème. Des références bibliographiques importantes complètent ces informations pour, au final, permettre au lecteur (avocats, juristes d'entreprises, magistrats, universitaires, étudiants...) une meilleure maîtrise des évolutions du droit social.
Antonmattei Paul-Henri ; Barthélémy Jacques ; Mora
Les libertés individuelles dans l'entreprise, l'égalité de traitement, le travail le dimanche, l'aptitude et l'inaptitude physique du salarié, la portabilité des droits (formation ou garanties de protection sociale), le stress et les risques psychosociaux dans l'entreprise... autant de thèmes qui ont marqué l'année 2009. Toutes les décisions publiées de la Chambre sociale de la Cour de cassation sont référencées dans cet ouvrage. Les principales sont commentées. Lois, décrets, arrêtés, circulaires sont récapitulés par thème. Des références bibliographiques importantes complètent ces informations pour, au final, permettre au lecteur (avocats, juristes d'entreprises, magistrats, universitaires, étudiants...) une meilleure maîtrise des évolutions du droit social.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Du Mutterrecht, l'oeuvre majeure de Bachofen, Walter Benjamin écrivait qu'il s'agissait d'une "prophétie scientifique". De prime abord, il s'agit là d'une étrange définition pour un ouvrage qui, loin de se tourner vers l'avenir ou d'en délinéer les formes, explore les confins du passé pour esquisser, par le biais de l'étude des mythes, le contour de l'origine de nos sociétés. La pensée de Bachofen est prophétique car révolutionnaire, et par là même porteuse de fruits pour l'avenir. Il a en effet avancé une thèse bouleversante : les premières sociétés humaines auraient été régies par un droit maternel, l'organisation patriarcale n'étant qu'une forme plus avancée, certes, mais plus tardive de l'évolution spirituelle et sociale de l'humanité. Sa pensée permet de ainsi de réfléchir à la prégnance de l'opposition masculin/ féminin, maternel/ paternel dans les fondements mêmes de nos sociétés, mais aussi de considérer l'importance que la notion d'origine, et la représentation, pour erronée qu'elle soit, qui en est faite, revêt pour la construction et le maintien de la société et de ses structures. C'est bien là une réflexion avec laquelle, aux dires de Bachofen lui-même, "on n'est pas près d'en finir".
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
Le malaise de Stendhal (1783-1842) face à l'autorité est une dimension essentielle de son oeuvre. Rétif à la subir, il se sent également inapte à l'exercer. Son oeuvre constitue une vaste insurrection imaginaire contre l'ordre établi, assise sur les moyens du burlesque, de la dérision et de l'ironie. Ce n'est pas seulement l'Ancien Régime que ce libéral combat, mais le pouvoir en général, envers lequel il exerce son scepticisme. C'est cette insoumission fondamentale qui confère à l'oeuvre de Stendhal sa puissance de séduction et sa force subversive.