Une censure éditoriale : Ravages de Violette Leduc
Antolin Alexandre
PU LYON
28,01 €
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EAN :9782729713911
Au mois de mai 1955 paraît chez Gallimard le troisième livre de Violette Leduc, intitulé "Ravages". L'écrivaine en a débuté la rédaction sept ans plus tôt, sous l'exigeante houlette de Simone de Beauvoir. L'éditeur accepte de publier l'ouvrage, à condition de supprimer certaines descriptions de relations lesbiennes ainsi qu'une scène de viol jugées trop choquantes. Au-delà de cette censure éditoriale avérée, le livre publié en mai 1955 n'a plus grand-chose à voir avec les nombreux avant-textes qu'Alexandre Antolin a découverts dans les fonds d'archives et collections privées qu'il a pu consulter. Dans un premier temps, l'auteur plante le décor d'une vie éditoriale française bouleversée par le second conflit mondial, qui voit de nombreux auteurs et autrices inquiétés par la censure sous toutes ses formes, à l'instar de Simone de Beauvoir, Jean Genet, Suzanne Allen ou Hélène Bessette. Alexandre Antolin procède ensuite à une analyse minutieuse des "Cahiers Beauvoir", série de 16 cahiers d'écolier sur lesquels Violette Leduc a écrit une seconde version de "Ravages" à partir de 1951. Il étudie enfin les réceptions de ce livre, du comité de lecture Gallimard en 1954 à la publication de "La Bâtarde" en 1964 et de "Thérèse et Isabelle", dernier ouvrage de Violette Leduc paru de son vivant en 1966, ces deux ouvrages reprenant une bonne partie des textes ayant été censurés en 1955.
Nombre de pages
490
Date de parution
27/04/2023
Poids
702g
Largeur
150mm
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EAN
9782729713911
Titre
Une censure éditoriale : Ravages de Violette Leduc
Auteur
Antolin Alexandre
Editeur
PU LYON
Largeur
150
Poids
702
Date de parution
20230427
Nombre de pages
490,00 €
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Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, l'heure est à la reconstruction nationale : les femmes sont renvoyées au foyer, perçues comme des mères et des épouses contributrices des Trente Glorieuses (1945-1973). Quid de celles qui ne se retrouvent pas dans les normes hétérosexuelles ? les discours scientifiques et moraux condamnent le lesbianisme et continuent d'en faire une perversion. Avant les mouvements féministes, gais et lesbiens des années 1970, lettres et journaux personnels sont le lieu privilégié où les individus peuvent exprimer leurs questionnements et vivre leurs amours. A partir d'archives intimes de ces années d'après-guerre, ce livre explore le "continuum lesbien" , selon l'expression d'Adrienne Rich. On y découvrira la correspondance inédite entre l'autrice d'Histoire d'O, Dominique Aury, et son amie et amante Edith Thomas, le journal intime de la jeune Colette Avrane ou encore les lettres adressées à Simone de Beauvoir et à Christiane Rochefort â? - Les deux responsables d'ouvrage éclairent chaque ensemble par une mise en contexte historique et partagent leurs propres journaux, dans un geste éthique de réciprocité qui fait résonner ces archives avec les expériences lesbiennes et queer contemporaines. Entre femmes est le 10ème titre de la collection "Vivre/Ecrire" . Les textes rassemblés dans ce livre proviennent de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA), la BNF, l'Imec, les Archives nationales et de collections personnelles Alexandre Antolin, docteur en lettres modernes et histoire du genre, est l'auteur de Une Censure éditoriale : Ravages de Violette Leduc (Presses universitaires de Lyon), coéditeur de Ravages de Violette Leduc (Gallimard), coauteur d'Ecrire à l'encre violette : littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours (Le Cavalier bleu). Il vit à Hellemmes. Marine Rouch, docteure en histoire contemporaine du genre et des féminismes, est l'autrice de Chère Simone de Beauvoir. Vies et voix de lectrices "ordinaires" . Correspondances croisées 1958-1986 (Flammarion). Ses recherches actuelles portent sur les circulations globales des idées féministes en contexte (post)colonial et sur les réseaux d'amitié littéraire entre écrivaines francophones. Elle vit à Toulouse.
Pensé comme un roman de formation et d'émancipation, l'ouvrage retrace l'itinéraire amoureux de Thérèse, l'alter ego de Violette Leduc, de l'adolescence à la maturité. Thérèse aime Isabelle, puis Cécile, puis Cécile et Marc, puis Marc. Jugé obscène, Ravages est censuré en 1955. Le livre paraît amputé des cent cinquante premières pages (Thérèse et Isabelle) et de plusieurs passages clés (les scènes du taxi, de la chambre d'hôtel et de l'avortement final). "C'est un assassinat" pour Violette Leduc. La censure déséquilibre l'ouvrage et en modifie la portée. Ravages est un roman mort-né. Aujourd'hui, pour la première fois, Thérèse et Isabelle retrouve Ravages. L'Imaginaire propose une édition hors-série annotée et augmentée des passages censurés, repérés à l'encre violette. L'occasion unique de redécouvrir le roman subtil et engagé d'une pionnière féministe.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
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Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.