Entre femmes. Le lesbianisme dans les écrits intimes (1945-1971)
Antolin Alexandre ; Rouch Marine
MAUCONDUIT
15,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 7 mai 2026
EAN :9791090566682
Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, l'heure est à la reconstruction nationale : les femmes sont renvoyées au foyer, perçues comme des mères et des épouses contributrices des Trente Glorieuses (1945-1973). Quid de celles qui ne se retrouvent pas dans les normes hétérosexuelles ? les discours scientifiques et moraux condamnent le lesbianisme et continuent d'en faire une perversion. Avant les mouvements féministes, gais et lesbiens des années 1970, lettres et journaux personnels sont le lieu privilégié où les individus peuvent exprimer leurs questionnements et vivre leurs amours. A partir d'archives intimes de ces années d'après-guerre, ce livre explore le "continuum lesbien" , selon l'expression d'Adrienne Rich. On y découvrira la correspondance inédite entre l'autrice d'Histoire d'O, Dominique Aury, et son amie et amante Edith Thomas, le journal intime de la jeune Colette Avrane ou encore les lettres adressées à Simone de Beauvoir et à Christiane Rochefort â? - Les deux responsables d'ouvrage éclairent chaque ensemble par une mise en contexte historique et partagent leurs propres journaux, dans un geste éthique de réciprocité qui fait résonner ces archives avec les expériences lesbiennes et queer contemporaines. Entre femmes est le 10ème titre de la collection "Vivre/Ecrire" . Les textes rassemblés dans ce livre proviennent de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA), la BNF, l'Imec, les Archives nationales et de collections personnelles Alexandre Antolin, docteur en lettres modernes et histoire du genre, est l'auteur de Une Censure éditoriale : Ravages de Violette Leduc (Presses universitaires de Lyon), coéditeur de Ravages de Violette Leduc (Gallimard), coauteur d'Ecrire à l'encre violette : littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours (Le Cavalier bleu). Il vit à Hellemmes. Marine Rouch, docteure en histoire contemporaine du genre et des féminismes, est l'autrice de Chère Simone de Beauvoir. Vies et voix de lectrices "ordinaires" . Correspondances croisées 1958-1986 (Flammarion). Ses recherches actuelles portent sur les circulations globales des idées féministes en contexte (post)colonial et sur les réseaux d'amitié littéraire entre écrivaines francophones. Elle vit à Toulouse.
Nombre de pages
178
Date de parution
07/05/2026
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791090566682
Auteur
Antolin Alexandre ; Rouch Marine
Editeur
MAUCONDUIT
Largeur
135
Date de parution
20260507
Nombre de pages
178,00 €
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Au mois de mai 1955 paraît chez Gallimard le troisième livre de Violette Leduc, intitulé "Ravages". L'écrivaine en a débuté la rédaction sept ans plus tôt, sous l'exigeante houlette de Simone de Beauvoir. L'éditeur accepte de publier l'ouvrage, à condition de supprimer certaines descriptions de relations lesbiennes ainsi qu'une scène de viol jugées trop choquantes. Au-delà de cette censure éditoriale avérée, le livre publié en mai 1955 n'a plus grand-chose à voir avec les nombreux avant-textes qu'Alexandre Antolin a découverts dans les fonds d'archives et collections privées qu'il a pu consulter. Dans un premier temps, l'auteur plante le décor d'une vie éditoriale française bouleversée par le second conflit mondial, qui voit de nombreux auteurs et autrices inquiétés par la censure sous toutes ses formes, à l'instar de Simone de Beauvoir, Jean Genet, Suzanne Allen ou Hélène Bessette. Alexandre Antolin procède ensuite à une analyse minutieuse des "Cahiers Beauvoir", série de 16 cahiers d'écolier sur lesquels Violette Leduc a écrit une seconde version de "Ravages" à partir de 1951. Il étudie enfin les réceptions de ce livre, du comité de lecture Gallimard en 1954 à la publication de "La Bâtarde" en 1964 et de "Thérèse et Isabelle", dernier ouvrage de Violette Leduc paru de son vivant en 1966, ces deux ouvrages reprenant une bonne partie des textes ayant été censurés en 1955.
Pensé comme un roman de formation et d'émancipation, l'ouvrage retrace l'itinéraire amoureux de Thérèse, l'alter ego de Violette Leduc, de l'adolescence à la maturité. Thérèse aime Isabelle, puis Cécile, puis Cécile et Marc, puis Marc. Jugé obscène, Ravages est censuré en 1955. Le livre paraît amputé des cent cinquante premières pages (Thérèse et Isabelle) et de plusieurs passages clés (les scènes du taxi, de la chambre d'hôtel et de l'avortement final). "C'est un assassinat" pour Violette Leduc. La censure déséquilibre l'ouvrage et en modifie la portée. Ravages est un roman mort-né. Aujourd'hui, pour la première fois, Thérèse et Isabelle retrouve Ravages. L'Imaginaire propose une édition hors-série annotée et augmentée des passages censurés, repérés à l'encre violette. L'occasion unique de redécouvrir le roman subtil et engagé d'une pionnière féministe.
Indochine : ce nom garde une part de mystère tant les contours géographiques, historiques et culturels des pays et du passé qu'il désigne sont souvent mal connus. Les témoignages inédits présentés dans ce livre, tous découverts dans les archives de l'Association pour le Patrimoine Autobiographique (APA), évoquent les guerres d'Indochine de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1954 et la vie coloniale pendant la 1ère moitié du XXe siècle : un jeune sapeur d'infanterie de marine quitte sa campagne pour aller combattre jusqu'en Chine en 1899 ; un soldat, après la Seconde Guerre mondiale, s'embarque à Toulon pour rejoindre Saïgon, restituant le choc ressenti par ces milliers de jeunes engagés, confrontés à des combats d'une violence inouïe dans un pays dont ils ignoraient tout ; la fille d'un directeur des PTT, après une enfance heureuse en Indochine française, est emprisonnée avec toute sa famille par l'occupant japonais en 1945 ; une adolescente eurasienne est arrachée à sa mère en 1946 comme de nombreux autres enfants innocents et rapatriée en France - La diversité de ces témoignages nous permet de partager l'intimité de celles et ceux qui ont vécu, aimé, souffert sur ces terres lointaines. Ils nous éclairent sur les particularités d'une vie coloniale qui diffère d'autres colonies françaises et la situation confuse pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui domine et s'exprime dans tous ces textes écrits à partir de circonstances si différentes, c'est la radicalité du dépaysement, la violence des épreuves, la confrontation à un ailleurs lointain et fascinant qui ont imprimé des marques durables dans la mémoire personnelle et collective.
Résumé : "Rien ne se passe jamais comme je l'imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. À 18 ans, "je suis montée à Paris" et Paris n'est pas Hollywood". La vie sans mode d'emploi-Putain d'années 80 !, c'est la vie d'une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu'une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l?élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du "tournant de rigueur" imposé par la gauche dès 1983. La vie sans mode d'emploi, c'est aussi un clin d'oeil à Georges Perec pour une décennie qui s?écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé. "Nous vivons dans la brume, aux rythmes d'excellentes cassettes audio. Joe Jackson, Eurythmics, Ian Dury, The Clash, The Pretenders, Prince? se succèdent à toute vapeur, sonorisant notre quotidien en nous donnant la certitude de vivre dans un biopic. Même si cette certitude n'est qu'une impression, née dans la confusion des sens?". Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces Putain d'années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, Désirée et Alain Frappier montrent une fois encore leur talent d?écrivain et de dessinateur. Comme ils l'ont fait pour les années 60-62 dans leur précédent livre Dans l'ombre de Charonne, ils ont puisé dans les archives des années 80 aussi bien pour les textes que pour les dessins.
Le 3 juin 1958, Simone de Beauvoir reçoit un cadeau hors du commun : le journal manuscrit ( 8000 pages) de Blossom Douthat, une étudiante américaine, admiratrice de l??uvre de Sartre et de la sienne. « En général, les journaux intimes me fascinent, et celui-ci est assez extraordinaire », écrit-elle dans La Force des choses (Pléiade, t. II, p. 130). Après plusieurs rencontres avec l?écrivaine, Blossom lui envoie l?été suivant cinq longues lettres sous forme de journal. Ce sont ces lettres que publie Mauconduit sous le titre Un amour de la route. Elle y raconte sa virée en autostop de Paris à Milan et son projet de coucher avec qui lui plaira, « sans me retenir, mais sans m'attacher ». Un choix qu'elle ne parviendra pas à assumer : elle tombe sous le charme d'un camionneur, Raymond le Niçois, la quarantaine, communiste (elle ne couche qu?à gauche !), qui va la mener en bateau tout l?été? « Un roman picaresque de l'amour en autostop », comme l?écrit Philippe Lejeune dans sa préface.
Résumé : Le père du narrateur, algérien, venu lui rendre visite en France, laisse un mot sur la table de son appartement avant de repartir pour l'Algérie : "Je n'ai pas eu le temps de bavarder avec toi, je te laisse ce ticket de métro. Ton père". Le fils transforme ce ticket de métro en cadeau d'anniversaire et s'offre une balade en bus, de Clichy au coeur de Paris. Durant ce trajet, il mène, seul, l'impossible dialogue avec son père. Après Ma mère et moi, unanimement salué par la critique, Brahim Metiba écrit un deuxième texte, aussi bref, aussi intense : le livre de son père. Une fois encore, il tente d'unir deux voix discordantes, dans l'espoir de gommer la solitude et les distances douloureuses.