La justification des théories politiques. La liberté et l'égalité considérées comme des suppositions
Ansart Olivier
L'HARMATTAN
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EAN :9782747575898
Qu'est-ce qui peut justifier cette idée, dépourvue de la moindre évidence, que les êtres humains sont tous égaux et libres ? Certainement pas, montre-t-on d'abord, les types de justification implicites dans les théories politiques et morales traditionnelles. Mais alors, comment éviter la conclusion nihiliste, aussi répugnante qu'apparemment irréfutable, qui surgit aussitôt ? Ce travail s'articule précisément sur une réfutation des thèses nihilistes. En s'inspirant librement du modèle de la justification par la cohérence, il suggère une tout autre interprétation des idées d'égalité et de liberté, plus modeste, mais aussi beaucoup plus robuste que les versions courantes. Il essaye en substance de montrer que la manière la plus solide de justifier la liberté et l'égalité des personnes, c'est, paradoxalement, de considérer ces idées comme de simples suppositions : celles que nous devons construire lorsque nous essayons de faire sens du monde que nous habitons : En effet, nous ne choisissons pas notre monde, ni même le désir d'en faire un compte-rendu sensé. Et si nous pouvons le réaménager, c'est uniquement en partant des principes qu'il nous inspire lorsque nous essayons d'en faire sens. Il y a cependant un coût à justifier ainsi la liberté et l'égalité. Si la justification a lieu dans un monde- l'"Injustifiable" qui est la condition de toute justification-, la guerre, comme l'impossibilité manifeste de toute justification, est simplement le mode de relation normal entre des mondes différents, c'est-à-dire entre des mondes dont des principes incompatibles font sens de la vie de leurs habitants.
Nombre de pages
234
Date de parution
02/02/2005
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747575898
Titre
La justification des théories politiques. La liberté et l'égalité considérées comme des suppositions
ISBN
2747575896
Auteur
Ansart Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20050202
Nombre de pages
234,00 €
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Loyauté, honneur, courage, telles auraient été les vertus des samurais de la voie des guerriers (bushido) du Japon pré-moderne. Le présent essai explique pourquoi leur vie était cependant plus souvent faite de mensonges, de trahisons et d'impostures. Peu de cultures ont porté aussi haut que celle du Japon l'exaltation de la "voie des guerriers" (bushido). Celle-ci prenait la forme de discours -des textes, des codes de représentations et des comportements ritualisés- qui changèrent profondément avec le temps et les circonstances politiques, économiques et sociales. Ce livre est consacré au discours qui se développa pendant l'époque Tokugawa (1603-1868) et entretint alors avec les réalités de la vie des guerriers (les bushi ou samurai) des rapports très différents de ceux caractéristiques des périodes précédentes. Certes, il avait toujours été, et il sera encore, fort loin de simplement refléter la réalité des comportements des guerriers, mais c'est au cours de l'époque Tokugawa que la dimension théâtrale du discours de la voie des guerriers avec les mensonges et les impostures dont il était saturé, acquit une dimension nouvelle. Ces guerriers qui n'en étaient plus, mais ne pouvaient le faire voir, devinrent des serviteurs qui sous le masque de la loyauté complotaient contre leurs maîtres, des truqueurs sans vergogne de généalogies imaginaires, des tricheurs et menteurs en série, des amateurs de confort douillet qui brandissaient des armes qui n'étaient plus que des symboles vides.
Dans le Japon du XVIIIe siècle, lorsque certains penseurs commencent à ré-imaginer radicalement la société humaine et son contexte, le champ de la philosophie politique entre en ébullition. Ici, c'est une vue totalement "désenchantée" du monde naturel qui est avancée ; là, c'est le caractère non seulement inéluctable, mais encore positif des passions individuelles qui est affirmé ; ailleurs encore, c'est l'idée que les normes politiques et morales sont des inventions humaines, ou que la société est un réseau de relations purement contractuelles, que la raison est un instrument de critique et de calcul, ou encore que la compétition, le risque et l'échec, l'intimité, la vie privée et la responsabilité individuelle sont des choses positives. Cet ouvrage veut décrire et comprendre des conceptions si novatrices qu'elles composèrent, en ne recourant jamais qu'aux vocabulaires existants, une "modernité indigène", et d'autant plus remarquables qu'elles apparaissent dans une société largement féodale, une sorte de dictature militaire encore épargnée par tout contact approfondi avec l'Occident.
Ce livre va à l'encontre des idées reçues. Il se propose de montrer que, si le Japon a adopté les valeurs et le vocabulaire du confucianisme, ceux-ci ont été impuissants à modifier en profondeur la société japonaise. Demeuré à l'écart du monde sinisé, le Japon n'a jamais écouté que ses propres traditions, quitte à les expliquer dans le vocabulaire prestigieux du confucianisme. Parution en français et en anglais; livre et e-book.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...