Paraître et prétendre : l'imposture du bushido dans le Japon pré-moderne
Ansart Olivier
BELLES LETTRES
26,50 €
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EAN :9782251450926
Loyauté, honneur, courage, telles auraient été les vertus des samurais de la voie des guerriers (bushido) du Japon pré-moderne. Le présent essai explique pourquoi leur vie était cependant plus souvent faite de mensonges, de trahisons et d'impostures. Peu de cultures ont porté aussi haut que celle du Japon l'exaltation de la "voie des guerriers" (bushido). Celle-ci prenait la forme de discours -des textes, des codes de représentations et des comportements ritualisés- qui changèrent profondément avec le temps et les circonstances politiques, économiques et sociales. Ce livre est consacré au discours qui se développa pendant l'époque Tokugawa (1603-1868) et entretint alors avec les réalités de la vie des guerriers (les bushi ou samurai) des rapports très différents de ceux caractéristiques des périodes précédentes. Certes, il avait toujours été, et il sera encore, fort loin de simplement refléter la réalité des comportements des guerriers, mais c'est au cours de l'époque Tokugawa que la dimension théâtrale du discours de la voie des guerriers avec les mensonges et les impostures dont il était saturé, acquit une dimension nouvelle. Ces guerriers qui n'en étaient plus, mais ne pouvaient le faire voir, devinrent des serviteurs qui sous le masque de la loyauté complotaient contre leurs maîtres, des truqueurs sans vergogne de généalogies imaginaires, des tricheurs et menteurs en série, des amateurs de confort douillet qui brandissaient des armes qui n'étaient plus que des symboles vides.
Nombre de pages
176
Date de parution
10/09/2020
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251450926
Titre
Paraître et prétendre : l'imposture du bushido dans le Japon pré-moderne
Auteur
Ansart Olivier
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20200910
Nombre de pages
176,00 €
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Dans le Japon du XVIIIe siècle, lorsque certains penseurs commencent à ré-imaginer radicalement la société humaine et son contexte, le champ de la philosophie politique entre en ébullition. Ici, c'est une vue totalement "désenchantée" du monde naturel qui est avancée ; là, c'est le caractère non seulement inéluctable, mais encore positif des passions individuelles qui est affirmé ; ailleurs encore, c'est l'idée que les normes politiques et morales sont des inventions humaines, ou que la société est un réseau de relations purement contractuelles, que la raison est un instrument de critique et de calcul, ou encore que la compétition, le risque et l'échec, l'intimité, la vie privée et la responsabilité individuelle sont des choses positives. Cet ouvrage veut décrire et comprendre des conceptions si novatrices qu'elles composèrent, en ne recourant jamais qu'aux vocabulaires existants, une "modernité indigène", et d'autant plus remarquables qu'elles apparaissent dans une société largement féodale, une sorte de dictature militaire encore épargnée par tout contact approfondi avec l'Occident.
Ce livre va à l'encontre des idées reçues. Il se propose de montrer que, si le Japon a adopté les valeurs et le vocabulaire du confucianisme, ceux-ci ont été impuissants à modifier en profondeur la société japonaise. Demeuré à l'écart du monde sinisé, le Japon n'a jamais écouté que ses propres traditions, quitte à les expliquer dans le vocabulaire prestigieux du confucianisme. Parution en français et en anglais; livre et e-book.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
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Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine