L'action politique des personnalités et l'idéologie jacobine. Rationalisme et passion révolutionnair
Ansart-Dourlen Michèle
L'HARMATTAN
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EAN :9782738465368
L'idéologie révolutionnaire du 18e siècle s'est voulue guidée par une philosophie politique conforme au rationalisme des Lumières. L'idéologie jacobine occupe une place à part, en marge des Lumières, dans la mesure où elle se situe dans le sillage de Jean-Jacques Rousseau. L'auteur s'est proposé d'étudier ses différents aspects, en retraçant les parcours politiques des acteurs qui l'ont incarnée, et qui ont été aussi des théoriciens, -tels que Robespierre, Marat, Saint-Just. Les écarts entre les théories formulées et l'action témoignent de la force des affects, et des tensions latentes dans l'affirmation des principes rationalistes. Ainsi, la tentative de Robespierre de théoriser la dialectique entre " terreur " et " vertu " n'a-t-elle pas conduit à une inversion du rationalisme en une " foi " d'ordre religieux ? Marat a souligné les limites du rationalisme en histoire, et l'efficacité des passions. Aussi son parcours et ses œuvres politiques ont-elles été sollicités par l'auteur, afin d'élaborer les notions d' " énergie " et de " volonté " révolutionnaires, -en utilisant aussi les analyses de Hegel, de Nietzsche, et, dans la pensée contemporaine, d'Hannah Arendt. L'étude des rapports complexes entre les personnalités, leurs réflexions d'ordre théorique, et leur action, a conduit à s'interroger sur le prolongement des passions et de l'esprit jacobins chez des acteurs politiques qui ont voulu maîtriser les crises historiques, -tel Charles de Gaulle, de 1940 à 1944-, et sur les traumatismes provoqués par l'imprévisibilité des événements et la contingence en Histoire. En confrontant les Jacobins et Charles de Gaulle, sont abordées les idées fondamentales de " nation " et de " patriotisme ", notamment à partir de l'action et de la réflexion théorique de Saint-Just, et des analyses de Rousseau et de Hegel. Cette confrontation a également permis de souligner la dimension tragique des personnalités révolutionnaires, la dialectique entre le rationalisme et le tragique en Histoire.
Nombre de pages
321
Date de parution
03/05/2000
Poids
414g
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EAN
9782738465368
Titre
L'action politique des personnalités et l'idéologie jacobine. Rationalisme et passion révolutionnair
ISBN
2738465366
Auteur
Ansart-Dourlen Michèle
Editeur
L'HARMATTAN
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Poids
414
Date de parution
20000503
Nombre de pages
321,00 €
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A partir des dénonciations par la philosophie des Lumières de l'intolérance destructrice du fanatisme, l'auteur a voulu dégager différentes formes de fanatisme politique et idéologique. Les pratiques de la terreur par les totalitarismes exigent une réflexion sur la nature des pulsions et des passions qui motivent l'adhésion fanatique, mais aussi sur le consentement à la servitude et le conformisme sollicité par l'idéologie du pouvoir. Lors de crises d'identité et de scepticisme moral et culturel dans les sociétés libérales contemporaines, apparaissent les expressions d'une volonté d'emprise et d'un narcissisme destructeur caractéristiques d'une violence psychologique de type nihiliste. L'auteur s'est interrogée sur les possibilités de terrorisme, ou, par réaction, de fanatisme, qu'elle pourrait annoncer. Mais le fanatisme désigne-t-il seulement des passions négatives ? Les résistances à l'oppression, les mouvements révolutionnaires, le consentement au sacrifice ont été les objets d'une réflexion sur le désir d'affirmation d'un sujet qui se veut acteur de l'Histoire.
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Résumé : Calomnié par Marx, dévoyé par l'extrême droite, délaissé par les libertaires eux-mêmes, Pierre-Joseph Proudhon, le fondateur de l'anarchisme, reste aujourd'hui encore un mal-aimé, presque un inconnu. Dans cet essai magistral, Pierre Ansart nous livre la quintessence de sa pensée sociale, tout en la resituant dans son milieu d'origine : le monde de l'atelier et de la petite manufacture, où l'ouvrier-artisan, fier de son savoir-faire, dirige en même temps qu'il exécute. Proudhon ne refusait pas seulement le capitalisme en tant que système d'exploitation. Il récusait le modèle de la grande entreprise, de la mécanisation à tous crins, de l'accélération généralisée. La société dont rêvait ce partisan de l'autogestion était faite d'unités de production de taille modeste, décentralisées, dans lesquelles les a travailleurs maîtriseraient leur activité de bout en bout, en privilégiant les rythmes tranquilles du temps jadis. Parce qu'il reflète l'univers moral de populations qui n'avaient pas encore été complètement englobées par la technologie et l'économie, l'anarchisme de Proudhon est comme une critique du vieux monde adressée au monde moderne. Mais il n'a rien de réactionnaire ni de dépassé. Au contraire : il cherche à inventer des formes sociales nouvelles capables de redonner vie aux libertés anciennes, tout en leur ajoutant l'égalité sociale.
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