Comment se porte l'économie française ? Est-elle grippée ? En forme ? Des analystes saluent ses élans de croissance, auscultent ses ralentissements, relèvent les signes avant-coureurs de crise. Des indicateurs devenus familiers, tel le PIB, lui donnent sa consistance. La notion d'économie nationale n'a pourtant rien de naturel. Elle est le produit d'un lent travail d'institutionnalisation entrepris durant l'entre-deux-guerres dans l'espoir de redonner à l'Etat une marge de manoeuvre, de lui fournir de nouveaux terrains d'intervention. L'auteur explore le travail des économistes, statisticiens, représentants patronaux et syndicaux, responsables politiques et administratifs qui ont accumulé les preuves de l'existence d'une entité économique dont on peut mesurer les variations. Après avoir servi de cadre privilégié à la planification, l'objet primordial ainsi créé a aussi révélé sa face contraignante, lorsqu'en période de crise l'Etat subit l'économie plus qu'il n'agit sur elle.
Nombre de pages
258
Date de parution
23/06/2023
Poids
324g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724641158
Titre
L'invention de l'économie française
Auteur
Angeletti Thomas
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
324
Date de parution
20230623
Nombre de pages
258,00 €
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Sous la direction deThomas Angeletti et Vincent-Arnaud ChappeLes modes de présencedu droitLes sciences sociales du droit sont prises en tenaille entre posture de dévoilement ? révéler ce qu'il y a « derrière » le droit ? et évaluation inquiète des évolutions contemporaines de l'institution juridique. Ces deux regards, bien qu'opposés en apparence, se rejoignent dans l'idéalisation de ce qui serait un droit pur, entier et non entaché de motifs et raisons externes. Ce faisant, il reste encore à produire un cadre apte à saisir le droit dans son caractère foncièrement hybride et impur. Puisant dans les sociologies d'inspiration pragmatique, ce volume plaide pour une re-description réaliste du droit et de ses différents modes de présence.Il rassemble une série de contributions et traductions théoriques et empiriques, qui proposent une vision complexe des modes de présence du droit, c'est-à-dire des façons dont il fait saillance dans nos sociétés. Le droit n'y est jamais saisi comme une évidence ou comme un simple révélateur de mutations et rapports sociaux qui l'engloberaient. Ces contributions ont pour point commun de montrer comment les acteur·ices du monde social font avec et face au droit, jusqu'à mettre à l'épreuve la réalité même de l'institution juridique et ses frontières. Elles ouvrent ainsi la voie à une conception renouvelée de la norme juridique, libérée des regards nostalgiques et essentialisants à propos de sa véritable nature.
Résumé : Justine s'inquiète. Son ami Oscar a déjà perdu ses huit dents de devant alors que les siennes sont encore solidement accrochées. Pas une ne bouge, même pas un petit peu !
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.