La mondialisation, stade suprême du capitalisme ? En hommage à Charles-Albert Michalet
Andreff Wladimir ; Boissieu Christian de ; Lorenzi
PARIS OUEST
24,99 €
Epuisé
EAN :9782840161189
Extrait de l'introductionLa mondialisation des trois dernières décennies englobe les échanges commerciaux - taux de croissance du commerce international supérieur à celui du PIB mondial -, l'internationalisation de l'investissement et de la production - taux de croissance de l'investissement direct étranger (IDE) supérieur à celui du commerce mondial -, la globalisation bancaire et, par-dessus tout, les «hauteurs béantes» de la mondialisation financière - taux de croissance des transactions financières internationales supérieur à celui de l'IDE.La crise de la mondialisation est partie en 2007 de ces «hauteurs béantes» du capitalisme mondial avec la crise bancaire de l'immobilier américain (subprimes), puis s'est propagée aux banques multinationales dont la menace, puis la réalité de nombreuses faillites ont approché la crise systémique. La titrisation des dettes bancaires a transmis la crise aux bourses des valeurs (krach boursier) tandis que les banques en difficulté refusaient de se refinancer entre elles conduisant à un crédit crunch généralisé à la plupart des pays de l'économie mondiale. Perte de confiance et crise de liquidité ont déclenché la première récession économique globale de l'ère de la mondialisation. La récession a fait chuter le volume du commerce international. La phase actuelle de la mondialisation illustre l'articulation étroite de ses diverses dimensions.Par-delà ce constat d'ensemble, la crise de la mondialisation est inégale et affecte différemment les pays développés, les pays en transition, les pays émergents et les pays les moins développés, sa profondeur est variable selon les secteurs d'activité et les politiques publiques de réponse à la crise.Quelles sont les articulations entre les différents moments (financier, productif, commercial) de la crise? Avec la mondialisation, on manque d'une analyse renouvelée de celles-ci. Quel moment est-il le plus crucial dans le déroulement de la crise et pour une éventuelle sortie de crise? La ré-intermédiation (dé-titrisation) bancaire est-elle à l'ordre du jour? Les risques pris sur les marchés financiers peuvent-ils décroître, être mieux contrôlés? De nouvelles technologies seraient-elles de nature à faciliter la sortie de crise? Une nouvelle hiérarchie des puissances économiques dans le monde (les États-Unis, la Chine, l'Europe, les pays émergents) est-elle en jeu dans cette crise? Face aux pouvoirs des agents privés mondialisés - des hedge funds aux firmes multinationales en passant par les agences de notation et les banques multinationales - quelles nouvelles régulations sont-elles nécessaires, faisables ou réalistes? Faut-il en finir avec «l'État mondialisateur» dont les politiques économiques ont sans cesse renforcé le mouvement de mondialisation de l'économie? Quelles réformes en vue d'une réelle gouvernance mondiale à la hauteur des problèmes économiques de la mondialisation? Confrontés aux aspects multiples et interconnectés de cette crise, quelles politiques et quelles stratégies les acteurs publics et privés tentent-ils de mettre en oeuvre? Conduisent-elles à un retour vers une segmentation de l'économie mondiale avec un repli sur les marchés domestiques, des politiques recentrées sur les espaces nationaux et une remontée du protectionnisme, ou vont-elles renforcer les relations transnationales et une accentuation de la mondialisation...
Nombre de pages
380
Date de parution
09/02/2013
Poids
610g
Largeur
155mm
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EAN
9782840161189
Titre
La mondialisation, stade suprême du capitalisme ? En hommage à Charles-Albert Michalet
Auteur
Andreff Wladimir ; Boissieu Christian de ; Lorenzi
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
155
Poids
610
Date de parution
20130209
Nombre de pages
380,00 €
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Epuisé
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L'économie du sport s'est mondialisée depuis deux décennies et ses principaux marchés sont mondiaux, de la pratique sportive au marché de la performance, du spectacle sportif au sport télévisé, des grands événements sportifs au sponsoring, de la production d'articles de sport aux paris sportifs, des infrastructures sportives aux transferts internationaux d'athlètes, des revenus des superstars au bénévolat sportif... Cette mondialisation économique touche les sports individuels et fait converger les sports d'équipe professionnels européens et américains. En outre, les ressorts économiques des dérives du sport (corruption, dopage, discrimination) conduisent à une réflexion pour une meilleure gouvernance du sport mondial face à la crise financière. Ce livre mobilise des instruments d'analyse économique pour étudier les diverses dimensions de l'économie mondiale du sport: comptabilité nationale, microéconomie de la concurrence imparfaite, étude d'impact, analyse coûts-avantages, théorie du déséquilibre, théorie des tournois, équilibre compétitif et partage des revenus dans un cartel, équilibre de Nash, course aux armements sur le marché du travail, structures de financement, gouvernance et régulation économique du sport. Il s'adresse tant aux enseignants et étudiants des filières Sport à l'université qu'à ceux de Sciences économiques et de Sciences de gestion ou encore des Ecoles de commerce. Il intéressera également les Organisations sportives : fédérations sportives nationales et internationales francophones, ligues de sports professionnels, comités olympiques (nationaux, régionaux, départementaux), clubs sportifs professionnels et associations sportives et les milieux sportifs : municipalités investies dans le sport, sponsors et publicitaires, médias sportifs, entreprises d'articles de sport, administration publique du sport...
La transition est-elle finie ? Non, selon la périodisation proposée dans cet ouvrage. Seule a pris fin la phase de la mutation des économies postsocialistes guidée par le " consensus de Washington ". Celle-ci fait l'objet d'une analyse économique alternative au courant dominant et à la plupart des hétérodoxies. Pour cette analyse, l'histoire, l'héritage du passé et la durée nécessaire aux transformations du système comptent. Une telle approche inertielle de la mutation économique postsocialiste prend autant en considération les évolutions négatives que celles plus favorables, couramment commentées. Les inerties et les résistances au changement systémique conduisent à suggérer des politiques économiques alternatives pour la suite de la transition, ainsi que des concepts économiques nouveaux, spécifiques à cette période, destinés à disparaître avec elle. Les expériences de privatisation sont critiquées pour avoir souvent choisi les méthodes les plus rapides, mais les moins efficaces, pour s'être inspirées du constructivisme social, pour avoir engendré des problèmes insolubles de gouvernement des entreprises privatisées et pour avoir ralenti ou empêché l'indispensable restructuration des firmes et de l'économie. La perspective d'adhésion à l'Union européenne a différencié les pays bénéficiaires en y attirant plus de commerce et d'investissements étrangers, en stimulant leur convergence économique, non sans difficulté en matière de convergence nominale et d'emploi. Elle a facilité leur entrée dans la mondialisation de l'économie, ce que confirme l'émergence de nouvelles firmes multinationales originaires des pays postsocialistes.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.