Expériences du divin dans l'Algérie contemporaine. Adeptes des saints de la région de Tlemcen
Andézian Sossie
CNRS EDITIONS
23,00 €
Epuisé
EAN :9782271058539
Loin des clichés médiatiques entretenant l'image d'un islam légaliste et belliqueux, le mysticisme islamique, véritable religion de l'amour et du désir pratiquée par des fidèles en quête du divin, se caractérise par une grande diversité de cultes. C'est à un voyage au cœur des expressions féminines de cette forme religieuse dans l'Algérie des années quatre-vingt que nous convie Sossie Andezian avec le présent ouvrage. Dans un style original alliant sensibilité émotionnelle et rigueur scientifique, des tranches de vie religieuse saisies en direct nous sont livrées. Déchirant le voile d'un islam uniformisé, l'auteur nous révèle la variété des expériences du divin en islam, depuis la méditation dans le silence jusqu'aux danses extatiques, en passant par toutes les formes de prières célébrant Dieu et les intercesseurs des hommes auprès de Dieu (djinn-s, saints, prophètes). Les rituels sont analysés à la lumière des changements survenus dans la société algérienne depuis l'Indépendance, en particulier dans le domaine des rapports entre espace rural et espace urbain, entre femmes et hommes, entre religions locales et religion d'État. Des témoignages vivants ainsi que des descriptions d'une grande finesse rendent l'ouvrage attrayant et accessible au non-spécialiste.
Nombre de pages
237
Date de parution
11/04/2001
Poids
250g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782271058539
Titre
Expériences du divin dans l'Algérie contemporaine. Adeptes des saints de la région de Tlemcen
Auteur
Andézian Sossie
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
150
Poids
250
Date de parution
20010411
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le 7 février 2011, l'Autorité palestinienne soumet à l'Unesco une demande d'inscription de la ville de Bethléem, "lieu de naissance du Christ selon la tradition chrétienne", sur la liste du patrimoine mondial. Non recevable à l'époque, la demande est réitérée avec l'adhésion de la Palestine à l'Unesco le 31 octobre 2011. Cette démarche se situe dans le prolongement de la politique palestinienne de réappropriation des villes de Cisjordanie à partir de 1994 à la suite des accords de paix. L'ouvrage se propose de mettre au jour les logiques de formation d'une entité nationale par la patrimonialisation d'un site sacré chrétien transnational dans une société à dominante musulmane. Ce processus avait commencé dès l'établissement de la souveraineté palestinienne sur Bethléem en 1995, lorsque Yasser Arafat avait effectué son entrée solennelle dans la ville le 23 décembre la veille de Noël, associant ainsi la (re-)naissance de la ville à celle de Jésus. Depuis, la fête de Noël était devenue le symbole de la libération de Bethléem et par extension celui de la libération de la Palestine. Le projet de développement de la ville avec le soutien de la communauté internationale en vue de préparer les célébrations du millenium avait jeté les bases de l'édification nationale à l'échelle locale. La reprise de la violence dès septembre 2000, marquée à Bethléem par le siège de la Nativité, puis la construction du mur de séparation entre Jérusalem et Bethléem en 2005 avaient conféré une dimension nationaliste plus grande au lieu saint et aux cérémonies de Noël. Ainsi, Noël à Bethléem, événement religieux chrétien, se révèle comme un objet pertinent d'analyse du lien entre religion et politique. L'auteure s'attache à retracer la genèse du processus de constitution de la basilique de la Nativité et des cérémonies de Noël en emblèmes nationaux afin de mettre ce projet de patrimonialisation en perspective.
Cet ouvrage est issu d'un Séminaire (EHESS/EPHE) tenu autour d'une histoire des représentations, et des phénomènes d'héritage (à la fois symbolique et patrimonial), de la Terre sainte dans les trois monothéismes. Il réunit jeunes chercheurs et chercheurs confirmés, anthropologues et historiens, qui travaillent ensemble depuis plusieurs années. Pratiquant l'enquête de terrain de longue durée et l'usage des archives, tous ont pu confronter leurs approches, méthodes et lectures, ce qui a contribué à forger des outils de réflexion communs par-delà la diversité des aires culturelles. L'ouvrage présente des études de cas approfondies en Palestine, en Israël et en Jordanie, en contextes chrétien et musulman, mais aussi samaritain. D'autres contributions ont quitté cet espace circonscrit pour explorer des faits de translation des Lieux saints, chez les moines orthodoxes du mont Athos, dans une église russe orthodoxe construite à Paris en 1931, comme dans le décor italien de L'évangile selon Saint Matthieu de Pasolini. C'est ainsi qu'est notamment questionnée la pertinence de la notion de transfert de sacralité dans l'analyse des processus de patrimonialisation de sites religieux.Sossie Andézian est chercheur en Anthropologie au IIAC (UMR 8177 EHESS/CNRS). Elle travaille sur les relations entre religion et patrimoine à travers les lieux saints chrétiens de Jérusalem.Christian Décobert est Directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifi que (CNRS, PSL, LEM-UMR
Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.