Nils Andersson propose une analyse fine et implacable du capitalisme du réel, et de sa nature première : la guerre. Produit d'un long travail d'enquête à la croisée du journalisme critique et de l'expérience d'un engagement politique anti-impérialiste directement héritier des luttes de décolonisation de la deuxième moitié du 20ème siècle, cet ouvrage décortique l'infamie des doctrines impérialistes et capitalistes qui n'ont cessé de faire du monde un vaste champ de bataille en vantant les mérites d'un Occident soit-disant « pacifié ». Plus que jamais il réaffirme cette exigence morale et politique que Jaurès et Käthe Kollwitz poursuivirent en leur temps : Nie Wieder Krieg, « Plus jamais la guerre », tout en proposant une analyse du futur proche de ce qu'annoncent les nouveaux rapports de pouvoir mondiaux et les doctrines militaires modernes. Nils Andersson fondateur des Éditions indépendantes La Cité Éditeur en 1957, militant anti-impérialiste, anti-colonial.Notes Biographiques : Nils Andersson est né en Suisse d'un père suédois et d'une mère française. Très vite animé par la littérature et l'engagement il est responsable du programme culturel suisse au Festival mondial de la jeunesse à Moscou en 1957 et fonde surtout la même année à Lausanne une nouvelle maison d'édition suisse, La Cité Éditeur. En plein guerre d'Algérie, La Cité Éditeur réédite des livres censurés par le gouvernement français comme La Question d'Henri Alleg ou La Gangrène, après sa saisie aux Éditions de Minuit, entre autres. En 1962 il publiera les deux pièces de théâtre écrites en prison par Mohamed Boudia, Naissances et l'Olivier. Sa vie de militant internationaliste ne s'arrête pas avec son engagement anti-colonial. Toujours en Suisse il contribue à la formation du Centre Lénine pour la diffusion du marxisme-léninisme. Expulsé du pays en 1967 pour ses activités politiques il s'installe et travaille dans l'Albanie d'Enver Hoxha jusqu'en 1972. Il vivra et militera ensuite en Suède avant de rejoindre Paris où il collabore aux activités d'ATTAC, Sortir du Colonialisme? et écrit pour de nombreuses revues et journaux pour continuer de mettre en lumière les résistances nécessaires face au capitalisme et à l'impérialisme.
Nombre de pages
148
Date de parution
29/01/2021
Poids
174g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782490887033
Titre
Le capitalisme c'est la guerre
Auteur
Andersson Nils
Editeur
TERRASSES
Largeur
130
Poids
174
Date de parution
20210129
Nombre de pages
148,00 €
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La justice internationale perd toute crédibilité si les Etats puissants continuent à bénéficier d'une totale impunité. Le cas des Etats-Unis est emblématique : politique d'agression, traitements inhumains, détentions illégales, autant de "crimes internationaux" dont les responsables devraient être poursuivis selon la charte de l'ONU et les Conventions de Genève. Voici le constat accablant des faits d'Hiroshima à nos jours, les valeurs à défendre et les actions à mener pour que l'humanité l'emporte sur la barbarie.
Il n'y a pas de bon impérialisme, il y a un monde capitaliste qui "porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage." Il faut combattre tous les impérialismes, son propre impérialisme en premier.
La Charte des Nations Unies affirme le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, y compris de la part de l'ONU elle-même. Plusieurs de ses résolutions dans l'histoire récente, en particulier dans les années 2000, ont cependant mis en avant l'idée qu'une intervention, le cas échéant armée, peut s'imposer en cas de crise humanitaire ou de graves violations des droits humains dans un pays. De nombreuses questions, apparues à nouveau au grand jour avec la guerre en Libye, restent cependant posées au niveau du droit, de la manière dont il est appliqué, et sur le fond. Ce livre, issu d'une conférence de l'ADIF, Association pour le droit international humanitaire, présente les analyses de juristes, représentants d'organisations humanitaires et spécialistes des relations internationales. S'il y a consensus pour condamner les violations des droits humains, une majorité exprime une grande méfiance envers les guerres "humanitaires", des points de vue différents étant cependant présentés par les représentants d'Amnesty International et Human Rights Watch. Les auteurs espèrent ainsi contribuer à la réflexion collective sur ces problèmes.
Dans la suite de tout le travail de déconstruction des savoirs coloniaux et impérialistes mené par l'autrice et historienne Ariella Aïcha Azoulay, cette traduction collective inédite propose une plongée intime et politique dans une relecture de la disparition des mondes judéo-musulmans détruits par l'empire français et le sionisme. En adressant des lettres à ses aïeux, ses enfants et des penseurs comme Fanon, Kanafani ou Arendt, Ariella Aïcha Azoulay refuse ces dépossessions et la disparition de la vie judéo-musulmane en recomposant patiemment les richesses et les savoirs partagés de la Oumma dans une perspective radicalement anticoloniale.
Préfacé par Nathalie Quintane, cet ouvrage regroupe le seul essai écrit par Jean Sénac en 1957, Le soleil sous les armes, deux des ses derniers recueils de poésie : A-Corpoème et Les Désordres et un recueil de poésie et d'hommages au poète algérien paru en 1981, Jean Sénac vivant. Jean Sénac, homme de radio, poète et militant politique algérien s'engagea dès le début de la guerre de libération nationale algérienne au côté du FLN. Poète prolifique, il ne cessa de soutenir les droits des peuples, d'écrire contre le colonialisme et l'aliénation tout en encourageant de nombreux jeunes poètes algériens. Attaqué vigoureusement pour son homosexualité mais aussi pour sa liberté de pensée dans une Algérie qu'il voulait ouverte et socialiste, il fut petit à petit mis à l'écart, menacé jusqu'à être assassiné en 1973 à Alger.
Ce livre est le produit d'atelier d'écritures animés par Lamis Saïdi à Alger en décembre 2021 avec 11 femmes réfugiées Sahraoui des camps de réfugiés de Tindouf en Algérie (via le soutien du CISP). Ces malles sont celles de toutes ces familles réfugiées ayant préparé le nécessaire pour retrouver un jour leur patrie, le Sahara Occidental, occupé par les forces marocaines depuis le retrait de l'état colonial espagnol. Autour cette guerre et de ces résistances menées par le front POLISARIO depuis plus de 30 ans, les écrits de ces femmes tissent une mémoire populaire riche des souvenirs des combattantes et combattants ordinaires, des organisations de vie dans les camps, des espoirs et des peurs. Ces courts écrits disent dans la langue arabe mêlée à la langue Hassania (puis traduits en français et en espagnol) sont l'exemple que l'écriture est affaire de temps collectifs, de foi, de luttes et d'échanges, là où ces femmes ont écrit pour la première fois ce qui fait tenir un peuple en lutte.
Tupamadre mêle textes narratifs, poésies et archives. Enfant de guerrillxs Tupamarxs d'Uruguay. L. Etchart a grandi aux milieux des souvenirs de luttes, de violence, de fascisme et d'espoir. Tupamadre comme putamadre ou Tupamaros. L. Etchart raconte qui était sa mère, par le prisme de sa mort à la suite d'un cancer : de miss locale aux braquages contre le pouvoir fasciste, de daronne à travailleuse et épouse, celle qui se construisait son monde dans les restes des espaces qui lui restaient. L. à appris à Montevido une langue française transmise par sa famille réfugiées politique en France dans les années 1970. Elle écrit comme elle a appris, avec violence et traîtrise à la langue française impérialiste. Sa poésie n'a pas de règle, pas d'accent ni apostrophe. Edition bilingue