Dans le contexte des études consacrées à l'économie de la culture, valeur patrimoniale et valeur économique ont longtemps paru opposées. La patrimonialisation des économies de terroir n'a cependant cessé de progresser depuis deux décennies. Des Andes latino-américaines aux versants de l'Anti-Atlas, des contreforts himalayens et des terrasses rizicoles d'Asie à la côte bourguignonne française, les cultures du café, de l'argan, du safran et du thé, du riz et de la vigne ? pour n'en citer que quelques-unes ? ont généré des savoir-faire, une architecture et des paysages qui sont désormais protégés et valorisés par différentes conventions et labels internationaux. Ces nouveaux objets patrimoniaux ont la particularité d'inclure une dimension économique intrinsèque qui fait vivre et se développer des territoires et leurs communautés humaines. A partir de l'exemple des Climats du vignoble de Bourgogne ? Patrimoine mondial, cet ouvrage présente une réflexion inédite sur la complémentarité des valeurs culturelles et économiques des terroirs dans le monde en combinant les données monétaires et non monétaires d'évaluation des sites agri-culturels. Il aborde également la question de la complémentarité des labellisations internationales (Patrimoine mondial, Système ingénieux du patrimoine agricole mondial, Réserve de la Biosphère, Indication Géographique...) comme ressort de développement des territoires dans la longue durée. A ce titre, l'ouvrage s'impose comme novateur et incontournable dans la réflexion relative aux bénéfices économiques et sociaux du patrimoine.
Nombre de pages
260
Date de parution
28/11/2016
Poids
429g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411784
Titre
Valeur patrimoniale des économies de terroir
Auteur
Anatole-Gabriel Isabelle ; Orsenna Erik
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
429
Date de parution
20161128
Nombre de pages
260,00 €
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En juillet 1868 paraît La France nouvelle, un essai politique qui fait l'effet d'une bombe. Son auteur, Anatole Prévost-Paradol, journaliste et académicien d'à peine 39 ans, y pose d'emblée, sous le Second Empire finissant, une question simple, "celle de savoir si nous serons enfin une nation libre", et y répond par un appel à des réformes propres à instaurer une "démocratie française" telle qu'il la conçoit. Ce percutant manifeste du libéralisme trouve bien des échos dans le temps présent.
L'objet de la recherche est l'étude des mécanismes de fabrication du patrimoine international par l'UNESCO, analysé à partir de quatre sites : le Vieux Caire, Teotihuacán, Ellis Island-Liberty Island, Angkor. La recherche développe une réflexion critique sur la conception du patrimoine international qui présente celui-ci comme le résultat d'une labellisation ou comme l'instrument de la mondialisation culturelle. Elle remet en perspective également la thèse selon laquelle le patrimoine et l'histoire sont deux discours sur le passé qui sont opposables et antinomiques. En restituant les idées et les contextes politiques qui ont prévalu à l'établissement du cadre normatif international de protection du patrimoine (Première Partie) et à son application aux quatre cas d'études (Deuxième Partie), un système à caractère éthique et culturel se dévoile (Troisième Partie) qui démontre la spécificité du plan international de fabrication du patrimoine. Au modèle patrimonial inventé en France s'est peu à peu substitué avec la rupture de la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation et une nouvelle géopolitique, un projet patrimonial négocié, une construction pensée par l'assemblée des Etats nations, qui fournit à celle-ci une représentation de son humanité. Sur le plan méthodologique, la thèse fait apparaître que l'histoire du patrimoine peut s'affranchir de la question des représentations du passé au profit de celle des représentations de la signification du passé et de leurs effets dans le présent.
Envolez-vous vers la Guyane au travers de cette compilation de 12 contes rédigés en créole guyanais, suivis de leur version française. A chaque conte, vous ferez connaissance avec un ou deux animaux de la forêt guyanaise comme Aganmi ké Kòk, Aganmi ké Grongron, Akouchi ké Rat-Pak et bien d'autres encore. Aux détours des histoires, vous découvrirez les qualités, les défauts et les malheurs des animaux. Tout se passe comme dans la vie des hommes qui sont parfois caricaturés ici. Et pour s'essayer à l'histoire d'un humain, dans le style affabulateur du conteur, l'ouvrage se termine avec "? Ti katyé bwa pouri ké Mèt Bwa ? ", mais là encore, vous vous trouverez, chers lecteurs, entre conte et légende, Mèt-Bwa étant l'un des personnages mythiques du patrimoine immatériel culturel de Guyane.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.