Les cahiers de la LCD N° 8 : Education populaire et animation à l'épreuve des discriminations
Amsellem-Mainguy Yaëlle ; Cortéséro Régis ; Porte
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782343161044
Les acteurs de l'éducation populaire et de l'animation se trouvent en première ligne pour prendre en charge la diversité sociale, les inégalités socioéconomiques ainsi que ce qui relève du spectre des discriminations. Au croisement des réflexions sur les politiques sociales, culturelles et éducatives, ces acteurs sont percutés par les difficultés à dire les discriminations et à lutter contre elles. Pour autant, ils agissent et tentent d'adapter leurs pratiques professionnelles et militantes en posant, aujourd'hui davantage que par le passé, la question des discriminations non pas comme une thématique d'action, mais comme une réflexion sur les pratiques. Qu'est-ce qu'une discrimination ? Comment faire exister un cadre permettant de les interroger ? Peut-on partir des discriminations pour organiser un groupe, pour conduire une action ? Quelle place donner aux publics dans les structures et les projets ? L'ambition de ce numéro est de scruter les manifestations et les effets des tensions et dilemmes, dans les références, l'organisation et les pratiques d'acteurs qui, aujourd'hui, se revendiquent de l'éducation populaire ou en partage les présupposés. Il permettra également d'interroger l'horizon de l'égalité comme élément historique de ce champ en plein questionnement.
Nombre de pages
154
Date de parution
31/10/2018
Poids
245g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343161044
Titre
Les cahiers de la LCD N° 8 : Education populaire et animation à l'épreuve des discriminations
Auteur
Amsellem-Mainguy Yaëlle ; Cortéséro Régis ; Porte
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
245
Date de parution
20181031
Nombre de pages
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La sortie de ce premier numéro Varia d'Agora débats/jeunesses expose et décline différentes manières de voir et d'analyser la jeunesse en France. Ce numéro s'ouvre à des chercheurs qui, par leurs travaux, ont contribué à infléchir les réflexions en sociologie et plus particulièrement en sociologie de la jeunesse.
On entend rarement celles à qui ce livre donne la parole. Collégiennes, lycéennes ou jeunes actives, issues de milieux populaires, elles ont grandi et vivent dans la frange rurale de l'Hexagone. Celles qui travaillent ont le plus souvent un emploi au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à "mieux" . Lors d'une enquête menée dans les Deux-Sèvres, les Ardennes, la presqu'île de Crozon et le massif de la Chartreuse, Yaëlle Amsellem-Mainguy est allée à la rencontre de cette partie de la jeunesse a priori "sans problème" et pourtant largement concernée par les grandes évolutions économiques, sociales et politiques du pays. Les "filles du coin" lui ont raconté leur vie quotidienne, leurs relations familiales, leurs amours, les amitiés qui se font et se défont. Elles lui ont confié le poids de la réputation et de la respectabilité, la nécessité d'avoir du réseau et de savoir s'adapter face à l'éloignement des grandes villes et à la disparition des services de proximité. Elles lui ont décrit leur parcours scolaire, leurs rêves et leurs aspirations, et la question qui se pose à elles dès l'adolescence : partir ou rester ...
L'intégration sociale étudiante. Un processus au coeur des parcours universitaires ? Julien Berthaud L'Information jeunesse : une socialisation citoyenne pour tous les jeunes ? Isabelle Danic L'invitation au voyage. La distinction sociale entre élèves ingénieurs à travers les séjours internationaux Adrien Delespierre Sauvé par les sciences humaines Pascale Dietrich-Ragon Devenir un·e élève atteint·e d'un cancer. Quelles expériences de la scolarité pour des adolescent·e·s suivi·e·s pour un cancer ? Zoé Rollin Jeunes femmes à tout faire et travail sous-traité : les hôtesses d'accueil Gabrielle Schütz Apprendre les drogues en classe. La construction sociale des psychotropes par leurs effets lors des actions de prévention des conduites addictives en milieu scolaire Yohan Selponi Les jeunes femmes arbitres de football et de rugby. Des êtres d'exception ? Fatia Terfous, Julie Pironom, Géraldine Rix-Lièvre
On entend rarement celles à qui ce livre donne la parole. Collégiennes, lycéennes ou jeunes actives, issues de milieux populaires, elles ont grandi et vivent dans la frange rurale de l'Hexagone. Celles qui travaillent ont le plus souvent un emploi au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à "mieux" . Lors d'une enquête menée dans les Deux-Sèvres, les Ardennes, la presqu'île de Crozon et le massif de la Chartreuse, Yaëlle Amsellem-Mainguy est allée à la rencontre de cette partie de la jeunesse a priori "sans problème" et pourtant largement concernée par les grandes évolutions économiques, sociales et politiques du pays. Les "filles du coin" lui ont raconté leur vie quotidienne, leurs relations familiales, leurs amours, les amitiés qui se font et se défont. Elles lui ont confi é le poids de la réputation et de la respectabilité, la nécessité d'avoir du réseau et de savoir s'adapter face à l'éloignement des grandes villes et à la disparition des services de proximité. Elles lui ont décrit leur parcours scolaire, leurs rêves et leurs aspirations, et la question qui se pose à elles dès l'adolescence : partir ou rester ?
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...