Le 27 juin 1959, Jean Colin mourait à Amiens à l'âge de trente-deux ans, victime d'une paralysie générale. Sa maladie, qui devait durer trois ans, l'avait contraint d'abandonner ses pinceaux. Depuis 1947, en marge de sa peinture, Jean Colin notait ses réflexions quotidiennes sur de petits carnets de toile noire qu'il portait toujours sur lui. Ce journal est ainsi devenu le prolongement de son oeuvre picturale, le peintre devenant peu à peu écrivain. Jean Colin ne nous serait pas connu sans sa famille et les amis qui l'entourèrent. Joseph Czapski est sans doute celui qui a le plus aidé Jean Colin et continua de le faire connaître après sa disparition. "Aux qualités d'émotion qui rendent bouleversant ce journal intime d'un homme qui voit venir la mort et espère toujours guérir s'ajoute la solidité d'une oeuvre unique, picturale ou littéraire. C'est pourquoi l'itinéraire intérieur de Jean Colin s'inscrit dans une vision du monde qui rappelle un peu celle de Rilke. Où donc le vers de Rilke : "Le beau, le degré du Terrible qu'encore nous supportons" serait-il mieux à sa place qu'ici, dans une vie consacrée à désirer le monde et à le chanter parmi les souffrances de la maladie et la présence de la mort ? " (Paul Flamand)
Nombre de pages
352
Date de parution
07/04/2023
Poids
304g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782889550630
Titre
Journal
Auteur
Amiens Jean Colin d' ; Vincent Guillier
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
131
Poids
304
Date de parution
20230407
Nombre de pages
352,00 €
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Amiens Anne-Sophie d' ; Exelmans Christl ; Garraul
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Société bloquée pour les uns, exception pour les autres, les discours sur la société française se résument parfois à opposer ces deux visions caricaturales. Se démarquant de ces jugements tranchés, l'ouvrage revient à une grille de lecture sociologique raisonnée développant cinq problématiques fondamentales : le changement social et culturel ainsi que ses implications en matière de démographie et d'évolution des modèles familiaux ; le lien social qui semble menacé par les effets de l'individualisme pratique comme le montrent les difficultés du système éducatif ; les évolutions de la stratification et de la mobilité sociales alors que se renforcent de multiples mécanismes d'exclusion ; la persistance du travail comme facteur intégrateur, dans l'entreprise comme dans les actions collectives ; l'ambivalence du retour en grâce de la nation qui doit être clarifiée pour dynamiser ce projet collectif auquel on donne en France le beau nom de République. Les réponses argumentées des auteurs aux 15 questions clés identifiées présentent pour chaque thème : les faits (indicateurs, tendances), les analyses (concepts, principaux courants de la sociologie contemporaine) et les débats (enjeux, perspectives). Cette approche plurielle et riche dresse un panorama complet de la société française et de ses évolutions depuis trente ans.
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L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.