The House of Mirth est sans doute le plus célèbre des romans d'Edith Wharton. Publié en 1905, il s'inscrit à la charnière de deux siècles, et par conséquent au début de la carrière de son auteur. L'entreprise est avant tout réaliste - roman de moeurs, peinture sociale de la haute société new-yorkaise au Gilded Age. Dernière phase du pendant américain de l'ère victorienne, il s'agit d'une époque étroitement corsetée - du moins dans sa représentation littéraire - qui permet la mise en scène de tous les drames poignants du conformisme et de la révolte étouffée. L'histoire de Lily Bart, cette protagoniste à la fois tellement désireuse de se faire une place dans le monde où elle n'est qu'un pauvre satellite, et si attachante dans son désir de vérité et la passion qu'elle fait taire, tient de la tragédie et du mélodrame. Edith Wharton sait se trouver une voix propre, même si ses recherches stylistiques se situent à la marge d'une écriture réaliste, voire picturale et même pointilliste, et d'une aventure formelle qui préfigure le modernisme par le recours au monologue intérieur et à la focalisation interne. Le film éponyme réalisé en 2000 par Terence Davies est une adaptation de grande qualité qui revendique la fidélité au roman, tout en réussissant à se créer un univers propre. Attentif à restituer l'atmosphère si particulière d'une haute société à la violence aussi feutrée qu'implacable, il sait, sans mièvrerie, donner accès au contenu sentimental et profondément émouvant du roman, et se trouver une langue cinématographique, alternant lenteur statique et accélérations elliptiques, décors surchargés et épures des visages. Le volume rassemble quatorze contributions sur le roman et le film. Qu'il s'agisse des unes ou des autres, du regard d'une écrivaine à celui des spécialistes de chacun des champs représentés, l'essentiel nous a paru devoir être une véritable interrogation des oeuvres, qui certes favorise le travail de compréhension, mais ne cède jamais sur l'ambition interprétative, sur la recherche des enjeux les plus universels.
Nombre de pages
216
Date de parution
24/10/2013
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753528680
Titre
Lectures d'Edith Wharton
Auteur
Amfreville Marc
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20131024
Nombre de pages
216,00 €
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Collection dirigée par Françoise Sammarcelli et Chantal Delourme.La collection "Marque-page" est une invitation à ouvrir, rouvrir, des romans ou des nouvelles qui jalonnent le parcours d'un angliciste. Elle propose des monographies de qualité, chaque volume portant non pas sur l'oeuvre complète d'un auteur anglo-saxon mais sur un grand texte, allant ainsi à la rencontre du lecteur cultivé, de l'étudiant d'anglais ou de littérature comparée. Rédigées par des universitaires reconnus dans leur domaine, ces études proposent une lecture à la fois personnelle et exigeante qui témoigne de choix critiques sans ignorer les principaux enjeux de chaque ouvrage.
Premier écrivain professionnel du Nouveau Monde, Charles B. Brown, figure plus dans les bibliographies que dans les anthologies. Pourtant, des confins du siècle dernier, il pose des questions qui interrogent le nôtre. Dans un monde dominé par les certitudes des Lumières, ses récits énigmatiques, en interrogeant les mystères de la psyché, font la part de la littérature, la part du doute.
Sous la dictature des Colonels, sur l'île âpre et lumineuse de Karpathos, Pierre cherche son fils disparu. Quelques mois plus tôt, Lucas est parti retrouver Yiorghos, un exilé grec qu'il avait aidé à fuir et accueilli à Paris, mais qui s'est volatilisé sans explication. Guidé par le journal de Lucas, aidé de Samuel et de Zoï, Pierre avance dans des lieux traversés par les silences, la mémoire et l'amour inavoué. Enfant juif caché pendant la guerre, amnésique et sourd à sa propre inhumanité, il découvre peu à peu l'étendue de ce qui l'a séparé de son fils. Entre enquête et voyage intime, Où va la haine ? explore la violence des héritages, le poids des secrets et la part d'ombre qui se transmet de génération en génération.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.