Quel art, où l'art a-t-il fait du neuf depuis 2000 ? Le concept de "nouveauté" re-convoque la vieille question de la modernité. A ce propos, les arts du XXIe siècle sont-ils encore postmodernes, ou emportés par le mouvement de cette "grande page historique tournée" - le fameux an 2000 - et donc à nouveau, comme autrefois l'art moderne, préoccupés surtout par l'écriture de l'Histoire ? L'art est-il, au contraire, apocalyptique, art de liquidation définitive de l'Histoire, et finalement amnésique, irresponsable, peut-être même infantile, ou encore seulement préoccupé de subjectivité ? Voilà internet, vitrine attrayante d'un grand magasin planétaire enfin révélé, ou d'une postmodernité cette fois réellement galopante (ultra diversifiée, ultra délocalisatrice, ultra capitaliste) : quid de ses "arts virtuels" ?, des mondialisations ou altermondialismes artistiques qu'il aurait permis ? Les arts plastiques ne trouvent-ils de solutions qu'entre une allégeance au marché et des retours (nostalgiques ? réflexifs ?) sur les inventions du XXe siècle ? D'autres questions pêle-mêle : qu'en est-il des arts utilisant les téléphones portables ? Qu'en est-il des questions de genre ? Il semblerait que la musique "savante", elle, cherche aujourd'hui son centre, celui séparant la tonalité de l'atonalisme. Le cinéma d'avant-garde, de son côté, a-t-il réellement quitté les salles ? Le 11 septembre 2001 a-t-il rendu à tout art son engagement politique ? La très ancienne malédiction attribuée à tort à Hegel (la soi-disant prophétie de la mort de l'art) est-elle enfin accomplie au XXIe siècle ou sont-ce au contraire l'esthétique, la politique et même la philosophie qui sont comme mortes, abandonnant aux arts (ou, comble de l'horreur peut-être souligné par Stockhausen, aux actes de terrorisme évoqués ci-dessus) le champ de toute expression voire d'action symbolique possible ...
Nombre de pages
280
Date de parution
14/12/2012
Poids
464g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782853998468
Titre
L'art des années 2000. Quelles émergences ?
Auteur
Amblard Jacques ; Coëllier Sylvie
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
170
Poids
464
Date de parution
20121214
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Années 2050. La Terre, en pleine extase sismique, rate in extremis son but pur, son rêve métaphysique : l'extermination de l'espèce humaine. Conséquence des cataclysmes, outre onze milliards de morts, des monts, au Chili, en Alaska, ont grandi. L'un d'eux, dit-on, atteindrait 16 000 mètres d'altitude. Ce "Strato-McKinley" défie les Chamoniards encore en vie. Naît l'alpinisme "zen" ou "stratosphérique". C'est là que j'interviens, mon vieux aussi, taiseux, nudiste - inventeur de l'alpinu - et bientôt disparu. En vingt ans j'échoue six fois au mont suprême. Pire, on m'implique dans le massacre de 87 zigues au camp de base. Et pire encore, à mon septième assaut du Strato (ce monstre glacé dont la Pensée me hante), cette fois j'ai un fil à la patte imposé par notre louche gouvernement mondial. Interdiction d'échouer, sous peine de mort - quand menace l'Apocalypse Snow finale. Et le vieux - le plus grand alpiniste connu - qui ne reparaît toujours pas ? Je me rappelle au moins son enseignement : "La vérité est le contraire de ce qu'on pense".
Ce livre relate la renommée croissante de Messiaen, le musicien du second XXe siècle le plus commenté par notre monde globalisé. Ce catholique illuminé fascine depuis la Libération Américains, Anglais et Japonais, plus récemment Chinois et Russes. Tous pourraient, outre y retrouver leur pensée magique recrudescente (au temps d'Harry Potter), y voir une valeur de typicité française, "touristique". Les oiseaux, transcrits dans les partitions, sont une autre médiation populaire, comme la clarté verticale, le néoromantisme occasionnel du timbre, ou les mythes qui abondent autour de ce personnage, tour à tour messiaenique, prisonnier de guerre, enfant, Papageno ou "idiot" (posture typiquement moderniste selon Jean-Yves Jouannais) hanté par le thème fantastique de la fin du temps.
La régression, le "redevenir-enfant" est à la mode dans les sociétés occidentales. Il ne s'agit plus seulement de constater, comme Tocqueville dés les années 1830, que les Etats, ces marchands de sable, infantilisent à dessein leurs administrés, ni que la marchandisation mondialisée a conduit les multinationales à prendre le relais des Etats. Cette infantilisation est à présent cherchée par les citoyens eux-mêmes, en ceci victimes du "système" mais pas seulement : en posture, peut-être aussi, de déresponsabilisation absolue dans une stratégie de l'absence (tel Koutouzov face à Napoléon), face à toutes les - désormais nombreuses - oppressions. Les arts plastiques, dès la fin des années 1980 (Koons en tête), ont promu cette posture les premiers. Ont suivi les musiques populaires, puis savantes à partir des années 2000. Parmi elles est né un genre nouveau qu'on pourrait appeler aujourd'hui "micro-musique", mais qu'on a aussi parfois nommé chiptune ou 8-bits. C'est la musique post-punk des geeks, voire des hackers qui transforment leurs propres jouets électroniques des années 1980 (et ultérieures), Dictée Magique et autres Game Boy, en instruments de musique. Ce genre ludiste d'informaticiens Peter Pan, genre ostensiblement régressif assumé, pousse l'Infantilisation jusqu'à son acmé et, dès lors, jusqu'à sa subtile inversion en altermondialisme anticonsommateur, voire en collectivisme ferrailleur contre notre individualisme postmoderne
Jimenez Marc ; Amblard Jacques ; Amey Claude ; Arr
Sous le titre Art et mutations. Les nouvelles relations esthétiques, ce volume de l'Université des arts entend démontrer que, contrairement au diagnostic du philosophe américain Arthur Danto, l'art actuel est loin d'avoir achevé "sa mission conceptuelle". La prétendue crise de l'art contemporain fut surtout une crise du discours esthétique et philosophique, incapable de prendre en charge la diversité des pratiques contemporaines et les liens multiples que celles-ci entretiennent désormais, de façon concrète, non seulement avec la vie quotidienne mais aussi avec la science et la technologie. A ces relations inédites correspondent de nouveaux enjeux sociaux, éthiques et politiques qu'il convenait d'évoquer en référence à des oeuvres et à des pratiques artistiques récentes.
Cet ouvrage explique le rôle de l'archéologie du bâti dans la compréhension des édifices anciens et l'aide aux projets de conservation et de médiation culturelle. A l'occasion du XIIIe colloque international d'histoire et d'archéologie de Fréjus, chercheurs, architectes, conservateurs et acteurs du patrimoine se sont réunis autour d'une même interrogation ? : comment mieux connaître, conserver et transmettre le patrimoine bâti ?? Consacré à l'archéologie de la construction et à son application à la conservation et la valorisation du patrimoine bâti, cet ouvrage met en lumière une discipline qui, en permettant de comprendre les techniques de construction et les transformations successives des édifices à travers le temps, renouvelle profondément l'étude des monuments anciens. A travers des exemples couvrant des périodes allant de l'Antiquité à l'époque moderne, les contributions réunies ici montrent combien la recherche archéologique constitue aujourd'hui un outil essentiel au service de la restauration, de la valorisation et de la médiation du patrimoine. Entre enjeux scientifiques, techniques et culturels, ce volume, qui articule théorie, terrain et enjeux actuels d'aménagement, illustre la richesse du dialogue entre archéologues, architectes, restaurateurs et médiateurs, au service d'une meilleure compréhension et d'une meilleure transmission des monuments historiques, en France comme à l'étranger.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.
Comment analyser l'émotion que fait naître une chanson ?? Ce volume examine les phénomènes intimes et collectifs qui font de la chanson un vecteur si puissant. Etrange pouvoir que celui de la chanson, sorte d'énigme qu'on est heureux de ne pas comprendre. Malgré tout, on peut poser l'hypothèse que l'émotion qu'une chanson déclenche n'est pas irréductiblement mystérieuse, et chercher à rendre compte de ce qui l'engendre ou de ce qui l'empêche. Comment l'émotion naît-elle du lyrisme d'un texte, de la courbe d'une musique, du subtil ou du grandiose de son arrangement, du grain d'une voix ?? Qu'est-ce qui touche le plus l'auditoire, une esthétique de l'emphase ou de la retenue ?? D'où vient le surcroît d'émotion ressenti en concert, au cinéma, ou lors d'une comédie musicale ?? A travers des exemples précis et divers, on s'interroge ici sur la part de l'authenticité et celle de la mise en scène, de l'orchestration, bref du travail, dans l'émotion partagée entre chanteur et public. L'émotion est-elle spontanément emphatisée, ou bien manipulée, dans un cadre collectif ?? Quel rôle faut-il accorder aux costumes, postures, chorégraphies, éclairages, écrans, décors ?? Comment l'émotion est-elle manifeste dans le corps de l'artiste et dans les corps des spectatrices et spectateurs, au travers de réactions qui peuvent aller jusqu'à la transe émotionnelle ?? Bref, comment "? faire corps ? " et comment "? faire âme ? " en chanson ?? Comment se créent les émotions, comment les déclencher, les intensifier, les prolonger ?? Et quels garants éthiques, politiques, épistémologiques l'émotion se donne-t-elle pour assurer sa légitimité? ...
Aboutissement de 34 ans de recherche en ethnologie et en linguistique, cet ouvrage illustré analyse la langue des signes et ses variations régionales. Les recherches sur la langue des signes conduisent à poser d'innombrables questions. Pourquoi à Paris le signe ORANGE, et au Brésil le signe VAGIN, se font-ils sur le front ?? Pourquoi le nom signé d'Armand Pelletier, le charpentier sourd et muet dont la vie a été contée ailleurs, se fait-il de deux manières différentes, sans que personne ne semble s'en apercevoir ?? Comment est-il possible qu'à Arras et à Nogent-le-Rotrou, FRERE et SOUR soient un seul et même signe ?? Le spectaculaire signe BRAVO que l'on voit aujourd'hui se répandre sur toute la planète vient-il de France, comme le pensent les Américains, ou bien d'Amérique, comme le croient les Français ?? Comment une jeune femme sourde a-t-elle pu découvrir l'origine de l'étrange signe VIOLET au cours d'un rêve ?? Et si les langues des signes ne présentent pas, ou presque pas, d'homonymes, comme on l'entend souvent dire, comment se fait-il que l'auteur les ramasse à la pelle ?? C'est à ces questions, et à cent autres, que ce livre s'efforce de répondre. L'auteur entraîne ses lecteurs sur un sujet jusqu'à présent complètement négligé? : la variation régionale des signes. Cette notion est aussi vertigineuse que fondamentale, impliquant celles d'évolution et de divergence, faisant se rejoindre la géographie et l'histoire, l'espace et le temps.