Art et mutations. Les nouvelles relations esthétiques
Jimenez Marc ; Amblard Jacques ; Amey Claude ; Arr
KLINCKSIECK
32,50 €
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EAN :9782252034927
Sous le titre Art et mutations. Les nouvelles relations esthétiques, ce volume de l'Université des arts entend démontrer que, contrairement au diagnostic du philosophe américain Arthur Danto, l'art actuel est loin d'avoir achevé "sa mission conceptuelle". La prétendue crise de l'art contemporain fut surtout une crise du discours esthétique et philosophique, incapable de prendre en charge la diversité des pratiques contemporaines et les liens multiples que celles-ci entretiennent désormais, de façon concrète, non seulement avec la vie quotidienne mais aussi avec la science et la technologie. A ces relations inédites correspondent de nouveaux enjeux sociaux, éthiques et politiques qu'il convenait d'évoquer en référence à des oeuvres et à des pratiques artistiques récentes.
Nombre de pages
250
Date de parution
10/01/2005
Poids
436g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034927
Titre
Art et mutations. Les nouvelles relations esthétiques
Auteur
Jimenez Marc ; Amblard Jacques ; Amey Claude ; Arr
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
145
Poids
436
Date de parution
20050110
Nombre de pages
250,00 €
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L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Controverses, polémiques, voire débats virulents opposentles défenseurs et les détracteurs de la création artistiqued'aujourd'hui. S'interroger sur les normes d'évaluation et d'appréciation esthétiques qui permettent de porter un jugement sur les oeuvres d'art est une question pertinente; elle rejoint les réactions du grand public, souvent perplexe et désorienté devant des oeuvres qu'il ne comprend pas. La modernité artistique du XXe siècle s'est chargée de disqualifier les catégories esthétiques traditionnelles. La question posée par l'art depuis une trentaine d'années est celle de l'inadéquation des concepts - art, oeuvre, artiste, etc. - à des réalités qui, apparemment, ne leur correspondent plus. Or, paradoxalement, c'est sur le thème de la décadence de l'art contemporain que se centre la polémique, en France comme en Europe, depuis des années. Est-il possible de redéfinir les conditions d'exercice du jugement esthétique vis-à-vis des oeuvres contemporaines? À supposer même que celles-ci soient "n'importe quoi", peut-on tenir sur elles un discours argumenté et critique... Biographie de l'auteur Marc Jimenez est l'auteur de Qu'est-ce que l'esthétique? (Folio essais, inédit n° 303).
Poïétique, cette nouvelle science humaine dont on commence à parler dans divers secteurs, et qui a pour objet le « faire », l'activité en tant qu'elle est fabricatrice d'objets nouveaux. Et cela dans tous les domaines, bien qu'il soit largement légitime que la parole soit prise au départ par des spécialistes de l'art. Des sociétés comme les nôtres, où les conduites et les idées tendent à être de plus en plus programmées et « rationalisées », semblent avoir par moments la conscience qu'elles étouffent ; il faut saluer la poïétique comme la possibilité d'une bouffée d'air frais, comme une ouverture sur le tout autre, une interrogation sur les conditions, sur les limites, mais aussi sur les puissances de l'activité novatrice.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.