L'illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français
Amable Bruno ; Palombarini Stefano
RAISONS D AGIR
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EAN :9782912107909
La gauche de gouvernement a abandonné les classes populaires en menant une politique de " réformes structurelles " néo-libérales liées à l'intégration européenne. A l'opposé, le pôle " souverainiste ", hostile à l'UE et à l'euro, protectionniste, doit répondre à des attentes contradictoires en matière d'emploi et de protection sociale. Ce livre montre que le modèle français est menacé par une crise de représentation politique profonde, dont l'issue est encore très incertaine.Jusqu'aux années 1980, la politique sous la Ve république s'est caractérisée par l'opposition entre deux blocs, respectivement de gauche et de droite. Depuis, la vie politique française est en situation de crise : ces blocs se délitent. L'éloignement des partis de gouvernement de l'ensemble des classes populaires semble inexorable qui laisse sur la touche, d'un côté, artisans, commerçants, très petits entrepreneurs déçus par une droite jugée trop timide dans la réforme libérale et, de l'autre, ouvriers et employés, hostiles aux réformes dont est porteuse une unification européenne d'inspiration libérale à laquelle le parti socialiste est farouchement attaché.La présidence Hollande n'est ainsi pas une anomalie dans l'histoire de la gauche de gouvernement mais la vaine tentative poursuivie depuis les années 80 de constituer un Bloc bourgeois enraciné dans la pensée " moderniste " et l'abandon des classes populairesEn réaction, le pôle " souverainiste ", hostile à l'UE et à la monnaie unique, plutôt protectionniste, est traversé par des contradictions majeures portant principalement sur le marché du travail et la protection sociale.Les perspectives de la politique et de l'économie française, et même l'avenir du " modèle français ", dépendent donc de l'issue d'une crise politique qui n'est donc pas liée à des querelles d'appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d'être terminée.Table des matières : Introduction1 La crise politique : l'absence d'un bloc social dominant1.1 Caractérisation théorique de la crise politique1.2 Les classes populaires sans représentation politique1.3 D'où vient la crise de représentation des classes populaires : la rupture des anciennes alliances1.3.1 Les deux blocs sociaux1.3.2 Les difficultés du bloc de droite1.3.3 L'éclatement du bloc de gauche1.4 Stratégies " réformistes " et crise politique2 L'identité du PS au c?ur de la crise2.1 Les racines du " tournant " : néolibéralisme et modernisme2.2 La victoire idéologique de la deuxième gauche2.3 Le projet européen au service du tournant socio-libéral2.4 La présidence Hollande, fin de trajectoire3 Le bloc bourgeois : un nouveau bloc hégémonique ?3.1 Victoire idéologique des modernistes et construction européenne : la fin du bloc de gauche3.2 Les transformations du rapport salarial au c?ur de l'évolution du capitalisme3.3 La difficile émergence du bloc bourgeois3.4 La France sur les traces de l'Allemagne ?4 Recompositions politiques4.1 Restructuration de l'offre politique, une conséquence de la crise politique4.2 L'éclatement de la gauche sur la question européenne4.3 Le transformisme du Front national4.4 Dans le nouvel espace, huit projets politiquesConclusion
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Nombre de pages
176
Date de parution
23/03/2017
Poids
201g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782912107909
Titre
L'illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français
Auteur
Amable Bruno ; Palombarini Stefano
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
111
Poids
201
Date de parution
20170323
Nombre de pages
176,00 €
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Résumé : Dans un contexte historique marqué par la grande crise des années 1930, le néolibéralisme est né d'une volonté de renouveler la pensée libérale, de proposer une troisième voie " entre socialisme et laisser-faire. Ce courant a progressivement alimenté les débats politiques et économiques pour devenir l'idéologie dominante depuis les années 1980 ? même si la crise financière de 2008 a quelque peu terni son aura. Maximisation des profits grâce à la mondialisation, marché mondial du travail, dogme de la concurrence libre et non faussée, souveraineté du consommateur... Quelle est l'influence de cette doctrine sur la politique économique de la France et de l'Europe ? Quelles répercussions a-t-elle sur les réformes structurelles touchant à la concurrence, à l'emploi et à la protection sociale ? Après en avoir présenté les origines, Bruno Amable analyse les proximités et les divergences entre les différents courants du néolibéralisme, ainsi que la vision de la société et de l'économie dont sont porteurs les principaux auteurs néolibéraux. Et de s'interroger : jusqu'où va la domination culturelle du néolibéralisme ?
Résumé : Existe-t-il une alternative au capitalisme libéral ? Le modèle social européen n'est-il pas condamné à disparaître ? Ces questions récurrentes du débat public sont souvent mal posées, parce qu'elles supposent implicitement que le capitalisme se réduit à une seule forme, alors qu'historiquement l'existence de capitalismes différents est plutôt la règle. Même après vingt ans de " mondialisation libérale ", les grandes économies développées se différencient toujours par leurs institutions économiques et sociales (système financier, protection sociale, relations professionnelles, système éducatif, marché du travail). Ce livre décrypte la nature, les causes et les conséquences de cette diversité. Il identifie cinq capitalismes : le modèle néolibéral, le modèle continental européen, le modèle social-démocrate, le modèle " méditerranéen " et le modèle asiatique. L'analyse s'appuie sur une " économie politique " des institutions, démontrant comment ces dernières résultent d'un processus politique dynamique au cours duquel s'élaborent des compromis entre les forces sociales et politiques. Les conditions historiques, culturelles et sociales de cette élaboration sont spécifiques à des régions du monde et à des époques de l'histoire. Cette approche remet en question les idées reçues sur l'avenir du modèle social européen continental. La convergence annoncée de tous les pays vers un même capitalisme néolibéral anglo-saxon n'est pas inéluctable. La greffe forcée de ce modèle inadapté aux spécificités de l'Europe continentale se heurtera à une opposition politique croissante. Une autre Europe que l'espace de libre-échange néolibéral est donc, non seulement possible, mais aussi probable.
Amable Bruno ; Guillaud Elvire ; Palombarini Stefa
La France et l'Italie connaissent des évolutions économiques et politiques comparables. Contrairement à l'opinion dominante, selon laquelle des obstacles d'ordre politique empêcheraient l'adoption de mesures économiques d'inspiration néolibérale qui seraient "indispensables", ce livre analyse la mise en oeuvre d'un programme économique néolibéral en France et en Italie comme une réponse aux crises politiques que connaissent les deux pays depuis plus de deux décennies. La dissolution des anciennes alliances sociales y a rendu nécessaire la reconstitution d'un bloc social dominant. Mais le "noyau dur" du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s'appuyer sur une coalition sociale élargie. En France, le programme de "rupture" de Sarkozy a été conçu comme une médiation entre d'une part les attentes du "noyau dur", et d'autre part celles de la majeure partie des salariés du secteur privé. En Italie, la stratégie de Berlusconi a été de former une alliance entre le "noyau dur" et les classes précaires et assistées. Quant à la participation à l'Union européenne, elle implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d'une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
Les auteurs analysent le lien, négatif d'après des études empiriques, existant entre niveau de réglementation et productivité : une libéralisation des marchés de biens et services est nécessaire pour pouvoir innover. Mais le libéralisme n'étant pas bénéfique pour tous les secteurs, le soutien à l'innovation doit émaner de politiques publiques spécifiques.
Si le sociologue n'est pas désarmé lorsqu'il s'affronte à des univers aussi bien défendus que l'Eglise (ou le patronat), c'est qu'il a affaire non, comme le dit un informateur, à une "société secrète" réglée à partir d'un poste de commandement central, mais à un champ au sein duquel les agents occupent des positions différentes et ont inégalement intérêt à défendre les intérêts associés à une position dominante dans le champ ou même à l'appartenance au champ.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin
Un bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."