Les cinq capitalismes. Diversité des systèmes économiques et sociaux dans la mondialisation
Amable Bruno
SEUIL
24,30 €
Epuisé
EAN :9782020612562
Existe-t-il une alternative au capitalisme libéral ? Le modèle social européen n'est-il pas condamné à disparaître ? Ces questions récurrentes du débat public sont souvent mal posées, parce qu'elles supposent implicitement que le capitalisme se réduit à une seule forme, alors qu'historiquement l'existence de capitalismes différents est plutôt la règle. Même après vingt ans de " mondialisation libérale ", les grandes économies développées se différencient toujours par leurs institutions économiques et sociales (système financier, protection sociale, relations professionnelles, système éducatif, marché du travail). Ce livre décrypte la nature, les causes et les conséquences de cette diversité. Il identifie cinq capitalismes : le modèle néolibéral, le modèle continental européen, le modèle social-démocrate, le modèle " méditerranéen " et le modèle asiatique. L'analyse s'appuie sur une " économie politique " des institutions, démontrant comment ces dernières résultent d'un processus politique dynamique au cours duquel s'élaborent des compromis entre les forces sociales et politiques. Les conditions historiques, culturelles et sociales de cette élaboration sont spécifiques à des régions du monde et à des époques de l'histoire. Cette approche remet en question les idées reçues sur l'avenir du modèle social européen continental. La convergence annoncée de tous les pays vers un même capitalisme néolibéral anglo-saxon n'est pas inéluctable. La greffe forcée de ce modèle inadapté aux spécificités de l'Europe continentale se heurtera à une opposition politique croissante. Une autre Europe que l'espace de libre-échange néolibéral est donc, non seulement possible, mais aussi probable.
Nombre de pages
374
Date de parution
18/03/2005
Poids
429g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782020612562
Titre
Les cinq capitalismes. Diversité des systèmes économiques et sociaux dans la mondialisation
ISBN
2020612569
Auteur
Amable Bruno
Editeur
SEUIL
Largeur
145
Poids
429
Date de parution
20050318
Nombre de pages
374,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans un contexte historique marqué par la grande crise des années 1930, le néolibéralisme est né d'une volonté de renouveler la pensée libérale, de proposer une troisième voie " entre socialisme et laisser-faire. Ce courant a progressivement alimenté les débats politiques et économiques pour devenir l'idéologie dominante depuis les années 1980 ? même si la crise financière de 2008 a quelque peu terni son aura. Maximisation des profits grâce à la mondialisation, marché mondial du travail, dogme de la concurrence libre et non faussée, souveraineté du consommateur... Quelle est l'influence de cette doctrine sur la politique économique de la France et de l'Europe ? Quelles répercussions a-t-elle sur les réformes structurelles touchant à la concurrence, à l'emploi et à la protection sociale ? Après en avoir présenté les origines, Bruno Amable analyse les proximités et les divergences entre les différents courants du néolibéralisme, ainsi que la vision de la société et de l'économie dont sont porteurs les principaux auteurs néolibéraux. Et de s'interroger : jusqu'où va la domination culturelle du néolibéralisme ...
Les auteurs analysent le lien, négatif d'après des études empiriques, existant entre niveau de réglementation et productivité : une libéralisation des marchés de biens et services est nécessaire pour pouvoir innover. Mais le libéralisme n'étant pas bénéfique pour tous les secteurs, le soutien à l'innovation doit émaner de politiques publiques spécifiques.
Les sciences sociales et l'économie politique sont menacées par le retour d'un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l'opposition aux projets élaborés en vue d'un prétendu " bien commun ". Ce livre soumet à une critique raisonnée l'un des courants qui incarne le mieux ce phénomène : " l'économie des conventions ". Loin de proposer une construction scientifique, ce courant offre une validation éthique aux projets politiques (en premier lieu celui de la " troisième voie ") qui disqualifient l'idéal égalitaire en privilégiant une hypothétique égalité des chances par rapport à celle des résultats. Les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent ensuite une théorie néoréaliste du changement institutionnel qui redonne toute sa place au caractère nécessairement sélectif du choix politique. Et qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
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Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
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