Les usages de la tradition dans le droit. Actes de la journée d'études du Centre de théorie et analy
Altwegg-Boussac Manon ; Basset Antoine ; Richard G
MARE MARTIN
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EAN :9782849341971
Issu d'une journée d'études destinée aux jeunes chercheurs organisée au Centre de théorie et analyse du droit (UMR 7074) de l'Université Paris Ouest Nanterre - La Défense, cet ouvrage s'intéresse aux usages que le droit fait du concept de tradition. La tradition est un objet appréhendé par le droit, qui lui donne un certain contenu variant selon les contextes juridiques et les cultures constitutionnelles ; également couramment invoquée à l'appui de l'argumentation juridique - judiciaire ou savante -, elle entre en relation avec une pensée du changement ou de la modernité. Le présent volume propose quatre axes de recherche éclairant ces différents enjeux. Premièrement, les traditions peuvent entrer en opposition au droit et fonder des discriminations que le droit s'efforce d'effacer. Deuxièmement, les traditions peuvent se constituer en autant de sources du droit et se juridiciser en donnant lieu à des coutumes. Troisièmement, les traditions et les coutumes peuvent être utilisées par les juristes, à la fois juges et acteurs institutionnels, dans les interprétations du droit positif. Quatrièmement, les traditions peuvent constituer des objets protégés par le droit, notamment lorsqu'elles deviennent des parties intégrantes du patrimoine culturel.
Nombre de pages
237
Date de parution
10/03/2016
Poids
318g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849341971
Titre
Les usages de la tradition dans le droit. Actes de la journée d'études du Centre de théorie et analy
Auteur
Altwegg-Boussac Manon ; Basset Antoine ; Richard G
Editeur
MARE MARTIN
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150
Poids
318
Date de parution
20160310
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Vue d'outre Rhin, l'histoire des intellectuels français et de la politique ressemble - surtout depuis un siècle - à un tumultueux jeu de rôles où chacun, selon les circonstances, tient un discours mobile, changeant et aléatoire. Nos clercs auraient-ils la trahison dans le sang ? Seraient-ils, plus que d'autres, sujets à la virevolte et à l'inconstance ? Telles sont, en substance, les questions auxquelles Jürg Altwegg se propose de répondre dans cet essai promis à la polémique. De Voltaire à Barrès, de Sartre à Althusser, de Foucault à Benda ou à Maurras, en passant par nos contemporains immédiats, tous ceux qui, en France, produisent des idées politiques, les gèrent ou les renient, sont ici alignés, comme à la parade, et soumis au regard critique d'un " Persan " qui s'y connaît. Essai partiel, et volontairement partial, cet ouvrage aura ainsi le mérite de relativiser quelques-unes de nos querelles hexagonales et de permettre à chacun de s'observer dans le miroir - injuste ou fidèle - qu'on lui tend.
Altwegg Jürg ; Bourgeois Charles ; Enckell Mariann
La Suisse cherche à sortir de l'une des grandes crises intellectuelles et morales de son histoire. Les Romands y ont participé, souvent sans connaître ou comprendre les degrés extrêmes atteints chez les Alémaniques par l'autoflagellation ou l'autosatisfaction. Un fossé s'est creusé entre les aires culturelles. Cette collection cherche à le combler en proposant ici, dans sa nouvelle série " Opinion ", la vision d'un journaliste zurichois, vivant à Genève, réputé pour ses chroniques dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il retrace la succession des controverses majeures, rendues tempétueuses par les interventions d'un Ziegler ou d'un Blocher, aujourd'hui au gouvernement. Elles ont agité et polarisé le pays, opposant banquiers, écrivains, historiens, Conseil fédéral, militants de gauche et de droite, sur la Seconde Guerre mondiale, l'or, les fonds juifs, l'ONU, l'Union européenne et le voisinage très influent, mais différemment ressenti, de la France et de l'Allemagne. Altwegg dresse le bilan.
Ce livre, dans fa série "opinion", révèle l'amour-haine qui unit ou sépare les Suisses allemands et leurs voisins du Nord. La manière dont les Allemands, après Hitler, sont parvenus à reconquérir largement l'estime et la confiance de l'Europe, sentiments détendus partagés par les Romands, n'a pas réduit les réactions de défiance ou de rejet dans la population suisse culturellement la plus proche. C'est une très vieille histoire. Ces relations complexes, il faut les connaître car elles influencent des attitudes helvétiques marquées en fait par la majorité linguistique. Sur cette incontournable réalité, relevant de ce qu'on appelait la psychologie des peuples, deux journalistes éminents s'expriment et recueillent les témoignages d'écrivains d'aujourd'hui, tels Peter Bichsel, Hugo Loetscher ou Adolf Muschg qui revient au discours mémorable qu'il tint sur ce thème en Allemagne peu avant la chute du mur de Berlin. S'y ajoutent une précieuse étude historique de Markus Kutter, l'évocation de l'"autre mur" par Hansmartîn Schmid, le point de vue d'un chercheur vivant dans la Hesse, Bruno Schoch, et un cri du coeur de Jean Ziegler : "Mon Allemagne".
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).