Une figure routière est apparue et prolifère dans l'espace urbain français. On l'appelle " giratoire", ou plus communément" rond-point ", nuance terminologique qui cache une ambiguïté : à la fois mouvement et forme. Pour mieux saisir les contours de ce statut équivoque, cet ouvrage propose de reconstituer une généalogie qui nous conduit d'abord au c'ur des forêts de chasse et des jardins classiques, puis, via les embellissements du XVIIIe siècle et le Paris d'Haussmann, jusqu'à la fin du XIXe siècle - moment décisif où les inventeurs d'une nouvelle science nommée " urbanisme " (Cerda, Sitte, Stübben) cherchent une solution aux conflits des voitures dans les carrefours urbains. Mais c'est à Eugène Hénard, en 1906, que l'on doit l'invention du " carrefour à giration ", dispositif que les architectes du XXe siècle ne cesseront de reprendre et de décliner. Si l'efficacité des carrefours giratoires en termes de circulation et de sécurité est désormais avérée, leur systématisation, issue d'une vision trop instrumentale de la voie, prive souvent cet équipement d'une approche urbanistique réfléchie. Au moment où un véritable réseau de giratoires-balises tend à réorganiser l'espace urbain, des architectes, paysagistes et artistes se penchent sur cette pièce du vocabulaire territorial courant. Ainsi, au travers de nombreux projets présentés, se dessinent les voies d'une possible réinvention du rond-point comme dispositif d'articulation majeur de la matrice viaire contemporaine
Date de parution
01/02/2005
Poids
974g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782863641279
Titre
DU ROND-POINT AU GIRATOIRE
Auteur
ALONZO ERIC
Editeur
PARENTHESES
Largeur
240
Poids
974
Date de parution
20050201
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nos paysages revêtus de goudron et d'asphalte, sillonnés de routes, d'artères et de périphériques, forceraient la pensée à n'envisager, de la "voie", que les aspects technique et fonctionnel. C'est pourtant une autre de ses dimensions, plus inattendue, que révèle cet ouvrage. Elevée au statut d'objet d'architecture, indissociable d'une quête du Beau, la voie n'y est plus l'affaire des seuls ingénieurs. Monumentale, sublime ou pittoresque, dédiée à la flânerie piétonne, aux cavalcades ou au trafic automobile, elle est aussi celle de l'architecte, du paysagiste et de l'urbaniste. A la lumière des trois paradigmes de l'édifié, du jardin et du flux, cette traversée du temps long, de l'Antiquité romaine jusqu'aux dispositifs les plus actuels, revient sur l'évidence des tracés ? chemin, parkway, Autobahn, rail... ? et en restitue l'épaisseur historique et théorique. Tout en exhumant une tradition qui unissait les savoirs et les métiers liés à l'aménagement, ce volume démontre combien la voie est un élément permanent et constitutif du paysage, capable, à ce titre, de s'adapter aux reliefs, virages et perspectives de l'Histoire.
Ronds-points mais aussi grands ensembles, échangeurs d'autoroute, centres commerciaux, zones piétonnes, centrales nucléaires... Partout sur son territoire, la France des Trente Glorieuses a vu s'ériger ces symboles de modernité triomphante. Cette collection unique de cartes postales éditées entre les années 1960 et 1980 fait l'autopsie d'un désastre esthétique, urbanistique et sociétal. La beauté d'hier, canonisée et figée sur ces photos souvenirs, est devenue l'horreur d'aujourd'hui.
« Démunis », « exclus », « nouveaux pauvres »? À l'heure où les conséquences économiques et sociales de la crise financière fragilisent ceux qu'un ministre avait un temps désignés comme « La France d'en bas », Philippe Alonzo et Cédric Hugrée reviennent sur les travaux et enquêtes sociologiques qui ont forgé la catégorie de « classes populaires » et en ont fait un outil pour décrire et comprendre le monde social. Cet ouvrage retrace tout d'abord les débats sociologiques liés à la définition du « populaire ». Il revient ensuite sur les approches et les enquêtes qui ont analysé les transformations et permanences de ces milieux sociaux: depuis leurs rapports au politique, en passant par le travail et l'emploi, sans oublier leurs styles de vie et l'école.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?