Le tribunal où se traitent, entre réquisitoires et plaidoiries, les affaires du monde est un théâtre. Patricia Allio en fait l'argument d'un spectacle documentaire aux prises avec les politiques migratoires. En janvier 2018, se tenait la session du "Tribunal permanent des peuples consacrée à la violation des droits des personnes migrantes et des réfugiées" . Patricia Allio bascule au théâtre sa perception de ce moment qu'elle suspend entre deux mots. Des activistes ou des juristes racontent les méandres qui guettent les personnes demandeuses d'asile. Il ne s'agit pas de transcrire le réel mais d'en opérer une transposition évolutive et performative. Avec plusieurs témoignages de la société civile, une ancienne députée européenne, un boulanger gréviste de la faim, un journaliste afghan, un des fondateurs d'Utopia 56. Quelles voix méritent d'être entendues et pourtant ne le sont pas ? Que dit-on enfin lorsqu'on ne trouve plus les mots ? Dispak Dispac'h ouvre les esprits et l'espace d'une micro-révolution où célébrer les indisciplines. La seule chose à ne pas perdre pour pouvoir s'insurger, ce sont encore nos voix.
Nombre de pages
110
Date de parution
06/07/2023
Poids
124g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782846817158
Titre
Dispak Dispac'h. Tribunal permanent des peuples
Auteur
Allio Patricia
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
124
Date de parution
20230706
Nombre de pages
110,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pendant plusieurs années, Patricia Allio a écrit un texte où elle s'adresse à Julienne Le Breton, sa grand-mère maternelle originaire du Morbihan. Au détour de restitutions de conversations qu'elle a enregistrées dans la voiture ou le long du Canal de Nantes à Brest, de souvenirs, d'anecdotes, elle soulève la question de l'héritage paradoxal, notamment sous forme de honte de soi, de déni et de culpabilité. L'auteure interroge notamment le poids de la honte liée à la langue maternelle interdite, le breton.
Cet ouvrage présente conjointement le travail de Jean Grard agriculteur-sculpteur et une interrogation esthétique de Patricia Allio et Juliette Dieudonné sur la réception et la conservation d'une ?uvre d'art brut in situ, appelée aussi anarchitecture. C'est au début de sa retraite que Jean Grard, paysan de Baguer-Pican, commence son jardin sculpté. D'abord inscrite dans l'art populaire de la girouette, sa création acquiert très vite une singularité remarquée en 2001 lors de l'exposition d'art brut organisée par l'association Iabri à Dol-de-Bretagne. Après sa mort se pose la question de la conservation de ce site exposé au vandalisme : peut-on justifier de la destruction d'un site pour protéger les ?uvres qui le constituent ? L'art brut déplacé apporte un réponse pratique et critique originale puisque les deux auteurs ont décidé de préserver non pas le lieu mais les traces de l'?uvre. Les photographies, le film Erotation et les textes constituent les conditions d'une nouvelle réception esthétique de l'art brut placée sous le signe du décloisonnement.
Allio René ; Guillaumin Annette ; Tsikounas Myriam
René Allio a, durant toute sa vie d'adulte, tenu des carnets qui n'étaient pas au départ destinés à la publication mais l'aidaient à faire le point sur son travail de peintre, de créateur de costumes et de scénographe, de scénariste et de réalisateur. Dans ces écrits se révèle un remarquable essayiste qui analyse les évènements politiques et culturels contemporains, donne ses impressions sur les personnalités auxquelles il est confronté, exprime sa conception de l'histoire et du passé, fait partager ses espoirs et ses projets, ses réussites et ses échecs. Livrant ses réflexions sur des lectures, des expositions, des films découverts en salle ou sur le petit écran, l'auteur de ce journal offre aussi un panorama passionnant des courants de pensée, des écoles et des théories qui s'affirment et disparaissent durant ces années précédant "l'avènement de la gauche". En un mot, le tome II des Carme constitue un Catalogue presque exhaustif de ce qui a vu le jour au cinéma, au théâtre et à l'opéra ; dans toute la France comme à l'étranger, entre 1976 et 1981.
Allio René ; Farcy Gérard-Denis ; Guillaumin Annet
Des petits carnets toujours de même format, de couleur rouge, marron ou noire... De 1958 à 1995 (l'année de sa mort), René Allio, réalisateur entre autres de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère, des Camisards et de La Vieille dame indigne, remplit pour son usage personnel des carnets ? une quarantaine au total. En 1991, l'historienne Arlette Farge en collaboration avec lui en publie de larges extraits couvrant les années 1970-1990. Vingt ans plus tard (la totalité des carnets est écrite, Allio ne cesse de nous intéresser), une intégrale s'impose. Pour les chercheurs qui y trouveront une mine d'informations; parfois des corrections, des erreurs factuelles (de datation par exemple) que perpétuent des ouvrages anciens. Une intégrale qui comporte néanmoins des risques : publier ce qui n'était pas écrit pour être publié et qui en l'occurrence peut apparaître parfois comme anecdotique ou sans intérêt. Enfin, intégrale, cette édition est aussi pédagogique. Un bien grand mot certes pour dire qu'elle s'est dotée d'un dispositif d'accompagnement qui manquait à l'édition de 1991 et à son lecteur. Ce qui frappe au premier abord dans Les Carnets, c'est le caractère hétérogène et hétéroclite du discours qui résulte évidemment de la discontinuité de l'écriture, de la réactivité tous azimuts du rédacteur et de l'amplitude temporelle du récit (à trente ans d'intervalle, Allio n'est plus le même)... Cette publication permettra de mieux faire connaître " l'un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma français "
Le Coeur d'Ester. Au xixe siècle fut retrouvé dans la campagne anglaise un mystérieux manuscrit composé d'extraits d'un journal intime et de poèmes d'amour écrits par une certaine Ester. Elle y décrit comment, à force de s'abandonner corps et âme aux autres, elle disparaît peu à peu. Alberto Cortés met en miroir l'abandon à l'être aimé et son propre abandon face au public : il dessine les contours de cette relation définie par le fait de regarder et d'être regardé, et en conclut qu'à force d'être regardé, on finit par disparaître. Les Garçons de la plage Adoro. Sur la plage Adoro, deux corps d'hommes, l'un portugais, l'autre espagnol, s'unissent pour se fondre l'un dans l'autre dans l'intimité des recoins naturels offerts par les lieux de cruising. Ils s'unissent pour se reconnaître, ont des relations sexuelles pour tenter d'effacer par cet acte intime toutes les dettes qui demeurent entre deux pays qui se tournent le dos. Ils imaginent d'autres façons d'envisager le sexe entre hommes, peut-être par nécessité d'en faire une action curative.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?