
Eros et l'architecture
Romans et poèmes licencieux, musique sensuelle, danses voluptueuses mais aussi toute une iconographie érotique qui, avec la photographie, le cinéma ou les images de synthèse atteint aujourd'hui son paroxysme... Mais qu'en est-il de l'architecture ? De tous les arts, serait-il le seul exempté de l'emprise des corps ? Véritable paradoxe si l'on considère que l'architecture n'est autre qu'une vaste enveloppe corporelle au sein de laquelle se joue le film de nos vies intimes. Pourquoi l'habitat n'offre-t-il essentiellement que le visage déconcertant, voire désespérant, d'aspirations raisonnables soumises au diktat de la fonction, de la technique et de l'économie ? A l'aide de nombreux exemples minutieusement étudiés, Frédéric Allamel cherche à raviver l'émotion esthétique émoussée par une telle orthodoxie, de même qu'il explore les structures érogènes des bâtiments, l'architectonique du désir tout comme le théâtre des plaisirs. Militant pour une architecture incorporant toute la palette des sens et faisant fi du bon goût castrateur, l'auteur décrypte les réalisations et projets ? anciens ou contemporains ? dans lesquels la fonction d'habiter se conjugue avec l'hédonisme. Cette relecture de l'espace architectural ? plus souvent anodin que monumental ? met à jour un patrimoine toujours affleurant de formes capricieuses et fantasques qui font de l'architecture un art de la séduction.
| EAN | 9782375560198 |
|---|---|
| Titre | Eros et l'architecture |
| Auteur | Allamel Frédéric |
| Editeur | VILLETTE |
| Largeur | 159 |
| Poids | 700 |
| Date de parution | 20190620 |
| Nombre de pages | 366,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Anthropérotiques. Archives ethnographiques de l'institut Kinsey
Allamel FrédéricSi tout château digne de ce nom possède dans ses bas-fonds quelques oubliettes, les archives ethnographiques de l'Institut Kinsey occupent indiscutablement cette fonction-là. Autant ce centre de recherches jouit d'une réputation internationale, autant ses collections à caractère anthropologique en constituent la face cachée, voire inexplorée. C'est donc avant tout à une découverte que le lecteur est convié, à une remontée dans le temps qui nous livre des images inédites sur des modes de vie souvent révolus car n'ayant su résister aux méthodes ethnocidaires du colonialisme et de son dernier avatar, la mondialisation. Du documentaire ethnologique aux constructions esthétisantes de certaines photographies, en passant par les prototypes de la pornographie orientale, c'est toute une vision de l'Autre qui émane de ces images d'archives et semble osciller entre la crainte et le désir. Si l'enfer, c'est les autres, alors sa nature est surtout érotique et correspond aux projections fantasmatiques d'un Occident quelque peu inhibé même si, comme l'affirmait Kinsey, les pratiques recouvrent rarement le discours en matière de sexualité.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER20,50 € -

Ecoréfugiés au pays des bayous. Les Indiens houmas face au golfe du Mexique
Allamel FrédéricAu coeur des bayous de Louisiane vivent les Indiens houmas, une société francophone aujourd'hui menacée. Dépossédés de leur territoire ancestral, puis spoliés de leur terre d'asile par les colons, les Houmas se réfugièrent au XIXe siècle dans les marécages du delta du Mississippi. Mais cet écosystème est en danger. Induite par l'industrie pétrolière et une mauvaise gestion de l'espace, l'érosion côtière fera bientôt disparaître ce paysage que le golfe du Mexique submerge inexorablement, un phénomène aggravé par la hausse du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. La résilience cède déjà le pas à l'exode et à la dislocation communautaire, un état des lieux alourdi par des catastrophes à répétition (marée noire, ouragan Katrina, zone morte au large des côtes, déchets toxiques à Grand Bois). Peuple autochtone bientôt déraciné et campant aux avant-postes d'un écocide planétaire, les Hourras préfigurent les migrations environnementales qui marqueront l'histoire de ce siècle.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER39,20 € -

La raison et le réel
Allamel-Raffin Catherine ; Gangloff JeanComment parvenons-nous à une connaissance du réel? Quels sont, sur ce point, les pouvoirs et les limites de la raison humaine? La raison, au fil des siècles, a été soit attaquée, soit placée sur un piédestal. Cet ouvrage se propose de répertorier les différentes positions adoptées par les philosophes, avant de trancher en faveur d'une conception modeste de la raison. Si celle-ci ne peut nous offrir des certitudes absolues quant à notre connaissance du réel, elle nous permet néanmoins d'élaborer un savoir provisoire et révisable, à partir duquel nous parvenons à nous orienter et à agir dans le monde.Sur commandeCOMMANDER14,50 € -

Philosophia Scientiae Volume 23 N° 2/2019 : Experimentation dans les sciences de la nature. Expérime
Allamel-Raffin Catherine ; Dupouy Stéphanie ; GangÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €
Du même éditeur
-

Les cahiers de l'Ecole de Blois N° 13, Mai 2015 : Le paysage-mouvement
Bailly Jean-ChristopheRésumé : Indexé aux régimes fixes de l'image ou du relevé, le paysage s'en exile pourtant continûment, que ce soit par son propre devenir ou par l'expérience que l'on fait de lui aussitôt que l'on s'y déplace, quel que soit dès lors le moyen employé. C'est ce paysage-mouvement, c'est la disposition du paysage au mouvement qui sont ici explorés, et par les voies les plus diverses : le vent, un canal, les premiers chemins de la Gaule, un projet futuriste abandonné, le cinéma, la ville de Detroit, une petite gare et deux plus grandes, et même le métro : il était fatal que ce n° 13 soit lui-même un voyage zigzagant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Villa Air-Bel 1940-1942, un phalanstère d'artiste. Travaux N°2
Guyot Alain ; Pollin Diana ; Riche MarielleRésumé : Rien ne prédisposait Varian Fry à l'héroïsme. Il grandit dans cette Amérique des banlieues riches du New Jersey, avant d'intégrer l'université de Harvard. Diplômé en 1931, il pratique à la fois le journalisme et le professorat de lettres classiques. Envoyé à Berlin, il y découvre le nazisme et les persécutions contre les juifs. Son destin est scellé. Mais que faire ? Écrire, militer, protester, manifester, aider des réfugiés austro-allemands fraîchement arrivés à New York, cela parvient un temps à apaiser sa bonne conscience. En 1940, il prend part à la fondation d'un comité de secours, The Emergency Rescue Committee, dans le but spécifique de faire sortir artistes, savants, philosophes et écrivains piégés dans la zone libre. Très vite, le comité veut envoyer un homme de confiance connaissant bien l'Europe et parlant couramment le français à Marseille. Fry se porte candidat. Sitôt arrivé, il noue des contacts avec tous ceux qui courent de grands dangers. Il y a Victor Serge, romancier, essayiste, trotskiste. Il y a André Breton. Il y a les peintres Oscar Dominguez, Wifredo Lam, Max Ernst, Hans Bellmer, Marcel Duchamp, Victor Brauner, Jacques Herold, Jacques Lipchitz, André Masson. Il y a les écrivains Heinrich et Golo Mann, Franz Werfel et Lion Feuchtwanger, Benjamin Péret. Il y a les philosophes Hannah Arendt, Claude Lévi-Strauss et la très politique Anna Seghers. Il y a Otto Meyerhof, prix Nobel de médecine. Il y a Wanda Landowska, la claveciniste. Il y a même ceux qui ne veulent pas partir dont Marc Chagall. Fry se déplace pour le convaincre, mais en vain. Chagall se voit avant tout artiste, la police le voit avant tout juif et l'arrête. Fry le fait sortir de prison et l'expédie illico en Amérique avec femme et enfant. Pour héberger et occuper tout ce monde, il loue une villa en marge de la ville et c'est toute cette trop brève aventure que relate l'ouvrage. Expulsé en septembre 1941, il aura sauvé plus de deux mille personnes. Villa Air-Bel est démolie dans les années 1980. Alain Guyot, enseignant à l?École nationale supérieure d'architecture de Marseille, ses étudiants, avec les élèves de deux lycées, et une écrivaine, Diana Pollin, ont entrepris de faire revivre la villa à travers le récit, historique et biographique, et une reconstitution numérique des lieux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -

Le Corbusier, Voyage d'Orient. 1910-1911
Moos Stanislaus vonEn mai 1911, Le Corbusier débute un voyage qui le mènera à Prague, Vienne, Budapest, Istanbul,mont Athos, Athènes, puis Pompéi et Pise avant de regagner la Suisse où il construira, en souvenir de ses impressions, deux villas: l'une surnommée blanche et l'autre turque. Trois aspects caractérisent cet ouvrage et éclairent son importance: ses qualités purement littéraires, la progressive transformation de la personnalité de l'auteur au fil du parcours, le rôle de ces leçonsdans son processus de conception tout au long de sa vie. De son vivant, Le Corbusier fera paraître une quarantaine d'ouvrages, une activité qui l'amènera à faire inscrire la mention « homme de lettre » sur sa carte d'identité lorsqu'il acquiert la nationalité française. Quelques semaines avant sa mort, il se soucie de la publication du Voyage d'Orient qu'il amende légèrement avant de l'envoyer à l'impression. Formé initialement en tant que graveur de boîtier de montre, Le Corbusier s'extirpe lentement au fil de son évolution du moule ornemaniste et des tendances décoratives de l'Art nouveau. Le Voyage d'Orient rend compte du lent passage vers l'architecture d'un personnage initialement ému autant par l'art populaire et l'habileté des artisans potiers slaves qu'averti du grand art rendant visite à Vienne ou à Bucarest à de grands collectionneurs de peintures. L'arrivée à Istanbul, la découverte des mosquées, la géométrie simple qui les caractérise lui fait se rallier à la théorie moderniste de Paul Cézanne: « Il faut traiter la nature selon le cube, la sphère et le cône ». Or ces cubes, ces sphères ou demi-sphères, il les a sous les yeux avec ces coupoles blanches qui parsèment la ville. Cette découverte sera renforcée par la rencontre avec l'architecture classique des temples grecs qui se produira sur les marches de l'Acropole. Ce voyage éclaire le rapport de l'auteur entre inspiration et création. Hormis le récit qu'il tire de ses découvertes, Le Corbusier remplit plusieurs carnets de dessins, croquis et annotations (certaines pages sont reproduites dans l'ouvrage). Sa vie durant, il retournera à ces études de l'année 1911 pour ressourcer sa créativité et y puiser la matrice de ses formes nouvelles. Le récit est accompagné d'une postface analysant le rôle des voyages dans le travail de Le Corbusier et d'une introduction présentant le contexte de ce déplacement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Les cahiers de l'Ecole de Blois N° 9, Mars 2011 : Terres cultivées
Bailly Jean-Christophe ; Boutin Dominique ; CalameLe paysage est-il avant tout le fruit d'un regard sur une étendue donnée comme étant soit déjà làet intouchée soit aménagée, regard où l'appréciation esthétique charge cet espace de significationset d?émotions prioritairement subjectives? Et voilà le paysage transformé en domaine consacrée àune approche pluri-sensorielle. Mais, avant d?être l'objet de représentations artistiques ou d?études,bref un décor, le paysage n?était-il pas un pays au sens originel du terme, c'est-à-dire une portionde territoire cultivée visant à satisfaire les besoins alimentaires des populations avoisinantes? A cette charge noble et essentielle de nourrir son prochain a succédé depuis quelques décades unsentiment moins reconnaissant et favorable. Le paysan est devenu le « pecno », ce rustre peu aufait de l?état des choses. D'ailleurs, la presse se fait plus que jamais l?écho de tous les problèmesenvironnementaux et il n'est plus une seule saison de l'année au cours de laquelle l'agriculturen'est pas montrée du doigt. Pollution des eaux par les nitrates et les herbicides, algues vertes surle littoral breton, résidus pesticides sur les fruits et légumes, haies abattues, talus arasés, érosiondes sols, paysages défigurés, etc. Qu'attend-on des agriculteurs: qu'ils soient les pourvoyeurs dela pitance quotidienne ou des jardiniers du paysage? Plusieurs contributions comme celle de Marc Dufumier qui analyse le passage en plus d'un demi-siècle d'une agriculture européenne ne produisant pas assez pour satisfaire les besoins du continent à l?ère des surplus ou de la mise en jachère obligatoire sous l'effet de la fameuse politique agricole commune (PAC). Dominique Marchais, auteur de Temps des grâces, un documentaire qui donne la parole aux agriculteurs, agronomes, chercheurs, écrivains, va au coeur de ce sujet. Certains projets visent à réunir les compétences d'architecture et de paysage, travaillant sur des études liés au milieu rural comme le montrent Rémi Janin et son agence Fabriques. Ce paysagiste a investi l'exploitation agricole familiale pour en faire un lieu d'expérimentation pour la construction d'un projet d'architecture et de paysage agricole contemporain. Enfin, l?écrivain Maryline Desbiolles avec son sens très spécifique de la description interroge la campagne agricole, elle qui a sciemment décidé d'y élire domicile tandis que le photographe Benoît Galibert traque, en analyste acéré, les ambiances de ce mode rural guidé par la gentiane à la recherche de vieilles publicités pour la Suze.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
De la même catégorie
-

Peggy Guggenheim. Le choc de la modernité
Prose Francine ; Lebleu OlivierHéritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne. Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après-guerre, sur les conseils d'André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens et la jeune avant-garde américaine ? Jackson Pollock, Mark Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du XVIIIe siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le Douanier Rousseau. L'art en lumière
Sefrioui AnneHenri Rousseau (1844-1910), dit le Douanier Rousseau, occupe une place singulière dans l'histoire de l'art moderne. Autodidacte, longtemps moqué et marginalisé, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur de l'art naïf. Son style se distingue en effet par des formes simplifiées, par des couleurs vives et par l'absence de perspective traditionnelle. Loin des académismes de son époque, il a créé un monde poétique, à la fois innocent et mystérieux. Célèbre pour ses jungles luxuriantes, Rousseau l'est aussi pour ses paysages où volent parfois dans le ciel d'étranges engins, confrontant à ses compositions une dimension surréaliste avant l'heure. Il l'est encore pour ses singuliers portraits de groupe ou d'enfants, qui semblent comme figés dans le temps. Admiré par les avant-gardes, qui ont vu en lui un visionnaire capable d'exprimer l'inconscient, le Douanier Rousseau est aujourd'hui célébré comme un pionnier de la modernité. La collection L'Art en lumière propose une exploration de l'oeuvre des plus grands peintres dans un format raffiné, sublimé par une reliure luxueuse associant toile soyeuse, titre et jaspage métalliques miroitants. Chaque ouvrage met "en lumière" le travail de l'artiste et les moments clefs de sa carrière. Une soixantaine d'oeuvres sont accompagnées, pour les plus emblématiques d'entre elles, d'une courte notice explicative. Le lecteur est ainsi invité à une véritable visite guidée au coeur de la création.EN STOCKCOMMANDER24,05 € -

Chagall, ivre d'images
Marchesseau DanielEn 1985, Marc Chagall, le dernier patriarche de la Côte d'Azur après Matisse et Picasso, s'éteignait à Saint-Paul-de-Vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année. L'Ecole de Paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : Chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. "Ivre d'images", disait Malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'Opéra de Paris. Celui qui a peint l'univers du "shtetl" juif à Vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la Bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de Dieu et des hommes. Daniel Marchesseau retrace les itinéraires de ce Russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.EN STOCKCOMMANDER16,30 €

